Knowledge for Development

Connaissances pour le développement

Cet site internet du CTA, Connaissances pour le développement, soutient le dialogue politique sur la S&T pour le développement agricole et rural dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Ce site permet à la communauté scientifique ACP - qui se compose surtout de scientifiques et de technologues du développement et de la recherche agricole, de décideurs, d'agriculteurs, d'autres personnes intéressées et d'autres acteurs - de partager et de contrôler les résultats des efforts nationaux et régionaux et de coopérer afin de mettre la science et la technologie au service du développement de l'agriculture dans leurs pays.


La reconnaissance de l’excellence dans les sciences et l’innovation en Afrique L’excellence dans les sciences et l’innovation, qui génère des effets économiques significatifs, est perçue comme un critère majeur de promotion des investissements dans la recherche agricole pour le développement. Le Prix pour les jeunes professionnels en sciences (25-40 ans) et le Prix pour les femmes dans les sciences 2009/2010 ont pour but d’identifier et d’honorer des scientifiques exceptionnels en agriculture ainsi que des innovations conduites par des chercheurs, des scientifiques et des professionnels africains qui se sont engagés à communiquer aux paysans et aux entrepreneurs agricoles les résultats (en termes de connaissances, technologie ou approches) de recherches agricoles innovantes et à plaider en faveur de changements politiques visant à répartir équitablement les avantages découlant des progrès scientifiques et technologiques. La date limite de soumission des candidatures est fixée au 6 janvier 2010. Les jeunes professionnels devront justifier de leur âge. Les résumés doivent être envoyés par e-mail à l’adresse agsci_award@fara-africa.org et en copie à sciencecom@cta.int. Les finales auront lieu lors de l’Assemblée générale du FARA, qui se tiendra au Burkina Faso en 2010. Le Prix de l’Impact de la Recherche et de la Science en Afrique (IMPRESSA) honore des chercheurs et scientifiques exceptionnels ayant contribué de manière significative à l’avancement de la recherche agricole pour le développement en Afrique, y compris le développement des capacités humaines et institutionnelles. Le prix inaugural (2009/2010) IMPRESSA est réservé uniquement aux chercheurs et scientifiques agricoles issus des 25 universités membres du Forum régional universitaire pour le renforcement des capacités dans le domaine de l’agriculture en Afrique (RUFORUM). La date limite pour soumettre les nominations est fixée au 31 mars 2010. Les soumissions doivent être envoyées par e-mail au Secrétariat du RUFORUM (secretariat@ruforum.org) et en copie à ekaya@africaonline.co.ke. 20/10/2009
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La santé du sol est un problème particulièrement préoccupant au sein de les pays ACP en raison de l’exposition des sols tropicaux à une rapide dégradation, mais plus précisément à cause de la baisse de la fertilité du sol, de l’intrusion d’eaux salines et de la disponibilité limitée de terres arables pour la production agricole. Les décideurs politiques des pays ACP, en concertation avec les spécialistes des sciences du sol et d’autres scientifiques, doivent proposer des réponses pertinentes aux parties prenantes du secteur agricole qui sont confrontées aux recommandations concurrentes et contradictoires sur la gestion de la fertilité du sol et aux questions émergentes telles que l’adoption du biochar pour une meilleure productivité du sol et la mise en place des bourses du carbone. Toutes ces questions sont examinées dans ce dossier, à la faveur d’un recueil de publications soigneusement sélectionnées et des liens adéquats vers des sites internet . Deux articles sont également mis en avant. Dans « Fertilité du sol – changement de paradigme par l’action collective », du Dr André Bationo, il est fait état de la complexité et de l'évolution de la gestion de la fertilité du sol, du paradigme de l’intrant externe en vogue dans les années 1960 et 1970 au paradigme actuellement accepté de la gestion intégrée de la fertilité du sol (GIFS). Dr Bationo parvient à la conclusion suivante : pour que les investissements consentis pour l’amélioration de la fertilité du sol génèrent des dividendes – y compris de satisfaisants retours sur investissements – il est essentiel de se pencher sur les questions sociales, politiques et économiques, notamment les marchés d’écoulement et la valeur marchande des produits agricoles. L’article du Pr Nazeer Ahmad intitulé « Les sols tropicaux : gros plan sur les sols des Caraïbes » jette une lumière nouvelle sur les sols aux Caraïbes, qui ne sont pas aussi gravement dégradés, comparativement aux autres régions tropicales, à l’exception de Haïti. Le Pr Ahmad recommande que, de façon urgente, on accorde une attention particulière à l'élaboration de plans viables d’occupation des sols fondés sur le potentiel des sols aux Caraïbes.
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Fertilité des sols – changement de paradigme par l’action collective

par Directeur de l’AGRA, Afrique de l’Ouest, et administrateur du programme pour la santé du sol (recherche et vulgarisation)
L’état des lieux Les pays de l’Afrique subsaharienne figurent parmi ceux qui enregistrent les taux d’épuisement des nutriments les plus élevés (Stoorvogel et Smaling, 1990 ; Smaling, 1993 ; Smaling et al., 1997). Quelques études très déterminantes sur la dégradation des sols en Afrique ont fourni des preuves substantielles à cet effet. Selon le Centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole (IFDC), l’Afrique perd chaque année 8 millions de tonnes métriques d’éléments nutritifs du sol et plus de 95 millions d’hectares de terre ont été dégradés au point de réduire de manière significative la productivité (Henao et Baanante, 2006). Selon des estimations, au moins 85 % des pays africains souffrent d’un prélèvement des nutriments de plus de 30 kg par hectare et par an et 40 % des pays subissent des pertes de plus de 60 kg de nutriments par hectare et par an (Banque mondiale, 2006 ; Henao et Baanante, 2006). De même, il ressort de l'Évaluation mondiale de la dégradation des sols (GLASOD) que la superficie des sols s’établit à environ 494 millions d'hectares en Afrique (Oldeman et al., 1991 ; Batjes, 2001). Toujours selon les estimations, 65 % des terres agricoles de l’Afrique subsaharienne sont dégradées à cause de l’érosion hydrique et du sol, de la dégradation chimique et physique (Oldeman et al., 1991 ; UNEP, 1992 ; Scherr, 1995). 25/09/2009
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Les sols tropicaux : gros plan sur les sols des Caraïbes

par Pr Nazeer Ahmad, professeur émérite de sciences du sol, The University of the West Indies, St. Augustine, Trinité-et-Tobago
Les sols des Caraïbes On observe dans les régions tropicales une rapide altération ou désintégration rocheuse du fait des températures élevées, et le lessivage des éléments nutritifs ainsi libérés par de fortes précipitations. Il en résulte un résidu très résistant et pauvre en éléments nutritifs pour les plantes, à partir duquel le sol se développe. Les sols tropicaux sont ingrats et considérés comme étant fragiles, car l’infime quantité d’éléments nutritifs qu’ils renferment, surtout concentrée à la surface du sol, peut être facilement perdue. Étant donné que les exploitants agricoles disposent de peu de ressources leur permettant de préserver la fertilité du sol, ils pratiquent la mise en jachère. Cependant, cette méthode n’est pas fiable car les durées de mise en jachère sont de plus en plus écourtées. Aux Caraïbes, si la surface occupée par les terres est, comparativement à d’autres régions, relativement réduite, la géologie, les roches et les sols présentent, en revanche, une grande variabilité et presque chaque catégorie importante de sols y est représentée. D’un point de vue géologique, cette région n’est pas très ancienne. Aussi l’altération, le lessivage et la formation du sol ne sont-ils pas très avancés et les sols qui en résultent ne sont pas aussi fragiles et exposés à une rapide dégradation qu’ailleurs sous les tropiques. Dans l’ensemble, ces sols ont une plus grande capacité de résilience que ceux d'autres régions tropicales. 25/09/2009
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Inscrivez-vous aux consultations électroniques régionales pour débattre et faire des propositions à partir des rapports réalisés, sur les politiques actuelles et les besoins en R&D agricole identifiés dans votre région. Chaque région discutera les réponses aux questions telles que : 1) De quelle recherche agricole votre région a-t-elle besoin pour réduire la pauvreté et contribuer à un meilleur développement ? 2) Quels types de mécanismes et partenariats sont nécessaires pour atteindre de tels objectifs ? 3) Pour quelles raisons les populations défavorisées ne tirent-elles pas meilleur profit de la recherche agricole ? Vous pouvez consultez les rapports régionaux sur le site web GCARD 2010. 03/09/2009
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Le Programme de bourses du CGIAR reconnaît et récompense l’excellence scientifique. Mesurant l’importance de continuer à promouvoir l’intérêt de la science au sein de la communauté et l’art de la communication dans le domaine de la R&D, le CGIAR a mis en place un dispositif d’attribution de bourses en communication scientifique et en journalisme en 2002.Trois catégories de bourses sont prévues pour 2009 : Jeune scientifique prometteur, Expertise scientifique remarquable et Article scientifique exceptionnel. Chaque lauréat recevra un prix de 5 000 dollars en espèces. Equipe d’appui scientifique exceptionnelle et Partenariat scientifique de premier plan. Chaque lauréat recevra un prix de 10 000 dollars en espèces. Communication éminente et Activités de journalisme scientifique remarquables. Chaque lauréat recevra un prix de 5 000 dollars en espèces. La liste de tous les lauréats sera annoncée à l’occasion de la cérémonie des bourses de recherche offertes par le CGIAR, en partenariat avec la Conférence mondiale sur la recherche agricole pour le développement (GCARD) prévue fin mars 2010 à Montpellier, en France. Les frais de voyage des lauréats seront pris en charge pour leur permettre de recevoir leur prix lors de la conférence GCARD 2010. La date de clôture des nominations dans toutes les catégories est fixée au 30 novembre 2009. 02/10/2009
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L’Institut Worldwatch collecte divers exemples d’innovations agricoles susceptibles d’être développées plus largement en agriculture dans les pays d’Afrique subsaharienne. Pour les besoins de cette enquête, l’institut cherche à mobiliser des contributions volontaires d’agriculteurs, de chercheurs en agronomie, de fonctionnaires gouvernementaux et d’organisations à but non lucratif. L’objectif est de mettre en exergue les types d’innovations qui pourraient nécessiter un appui financier et politique supplémentaire. Les résultats de cette enquête seront partagés avec les associations paysannes, les agences de développement, les organismes de financement internationaux, les fondations privées ainsi que les instituts de recherche agricole, y compris les centres du CGIAR et les Instituts nationaux de recherche agricole (NARS) en Afrique. Bon nombre de ces innovations seront présentées dans l’édition 2011 de l’Etat du monde de l’Institut Worldwatch. L'enquête en ligne. 02/10/2009
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Janez Potoènik, membre de la Commission européenne chargé de la science et de la recherche, s’est rendu en visite officielle dans l’Union africaine (UA) et au Kenya. Du 7 au 9 septembre, il a assisté à des rencontres politiques de haut niveau et a visité des centres de recherche financés par l’UE à Nairobi (Kenya) et Addis Abeba (Ethiopie). Ces visites s’inscrivent dans le cadre du partenariat scientifique et technologique de décembre 2007 entre l’UA et l’UE. « La science n’est pas un luxe pour l’Afrique mais un enjeu essentiel pour trouver des solutions durables aux nombreux défis qu’elle rencontre. Le partenariat scientifique et technologique confère un statut nouveau à la coopération UE-UA : celui d’un véritable partenariat entre parties égales au sein duquel l’UE ne travaille plus pour l’Afrique mais avec elle. Les Africains déterminent leurs propres priorités de recherche et, ensemble, nous créerons de solides capacités de recherche qui soient en mesure d’encourager et de retenir les talents locaux et d’attirer des scientifiques de l’étranger », a déclaré Janez Potoènik. Et d’ajouter : « Le partenariat réunit les 53 Etats membres de l’UA et les 27 Etats membres de l’UE. J’insisterai sur la nécessité de poursuivre la coordination des efforts de ces 80 Etats afin que ce partenariat influence véritablement le cours des choses ». (Source : Afrol News, 7 septembre 2009) 02/10/2009
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Une réglementation européenne peu connue entrant en vigueur en janvier prochain pourrait avoir un impact majeur sur la santé des industries de la pêche dans les pays en développement. L’UE est le plus gros consommateur de poissons au monde, représentant environ 40 % des importations mondiales. L’appétit du continent pour la vie aquatique est tel que les exportations nettes cumulées de poissons des pays en développement dépassent maintenant les recettes du café, des bananes et du caoutchouc. Mais l’accès presque sans entraves des pays en développement au marché européen devrait prendre fin avec l’adoption d’une nouvelle législation pour aider à éradiquer les pratiques de pêche illégale, non déclarée, non réglementée (IUU) et assurer la durabilité des stocks halieutiques mondiaux. (Source : Secrétariat du Commonwealth, 2 septembre 2009) 02/10/2009
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La Conférence mondiale sur le climat a approuvé la création d’un nouveau système de prévisions climatiques afin d’aider les pays à s’adapter au changement climatique et à mieux se préparer aux catastrophes naturelles, ont déclaré le 4 septembre 2009 des représentants officiels. Les délégués de quelque 150 pays réunis lors de cette conférence ont approuvé par consensus la création du CMSC (Cadre mondial pour les services climatologiques), qui devrait être opérationnel d’ici 2011 et aura pour objectif de mieux partager les données afin d’aider les pays à faire face aux changements climatiques, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations Unies. Les pays riches comme les Etats-Unis possèdent déjà des systèmes de prévisions climatiques, mais seulement sur le court terme et sans aucune coordination avec le reste du monde. Le coût de cet investissement n’a pas été précisé, mais il pourrait être deux fois plus élevé que les coûts actuellement engagés par les Etats dans le domaine des prévisions climatiques. Le Cadre mondial des services climatiques permettra de prévoir la situation météorologique des mois (voire des années) à l’avance. Les Etats membres de l’OMM se réuniront au cours des prochains mois en vue de constituer une équipe spéciale chargée de mettre en œuvre le CMSC. Les pays africains espèrent que cette nouvelle entité aidera leurs agriculteurs à mieux prévoir les périodes de sécheresse et les inondations, et rendra l’agriculture moins vulnérable face au changement climatique. (Source : AP, 4 septembre 2009) 02/10/2009
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Un responsable de l’Union africaine (UA) a confirmé que le premier « campus » d’une Université panafricaine (UPA) – un futur réseau continental d’institutions formant des étudiants de troisième cycle et promouvant la recherche – pourrait ouvrir ses portes dès le mois de février 2010. Ce campus, situé à l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud, serait le premier de cinq sites qui seront accueillis par des institutions existantes sur le continent. L’UPA a pour objectifs d’améliorer l’excellence en matière de recherche et de former sur le continent des diplômés plus nombreux et plus qualifiés. Le projet, soutenu par les ministres africains de l’éducation, attend encore la ratification de la Conférence des ministres de l’éducation de l’Union africaine (COMEDAF) qui se tiendra en octobre à Addis Abeba, en Ethiopie. Le campus en Afrique du Sud se focalisera sur la science spatiale, en accord avec la velléité régionale d’accueillir le futur réseau d’un kilomètre carré (Square Kilometre Array) de radiotélescopes – un projet que l’Australie souhaite aussi accueillir. L’ouverture d’un deuxième campus est prévue en septembre 2010 en Afrique du Nord. Sa localisation probable serait l’Algérie, sa focalisation la recherche sur l’eau et les questions énergétiques. Les trois derniers campus se pencheront sur les sciences de la vie et de la terre, les sciences fondamentales (physique et chimie), l’ingénierie, la gouvernance et les sciences sociales. Ces campus seront répartis entre l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest et leur ouverture n’est pas attendue avant 2011. (Source : Scidev.net, 2 septembre 2009) 02/10/2009
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