Date: 20/10/2009
Introduction:
Des chercheurs affirment que la pauvreté en Afrique subsaharienne va de pair avec la forte dégradation des sols. Toutefois, deux nouvelles études de l’Université Cornell ont montré que les pratiques recommandées visant à augmenter les quantités d’engrais utilisées ne seront probablement pas d’un grand secours pour les agriculteurs les plus pauvres. Ces deux études, menées par Chris Barrett (professeur d’économie et de gestion appliquées à l’Université Cornell) et Paswel Marenya (titulaire d’un doctorat depuis 2008 et maître de conférences à l’Université de Nairobi), laissent apparaître un certain nombre de failles dans la stratégie de promotion des engrais utilisée dans des dizaines de pays d’Afrique pour améliorer la santé des sols, le rendement des cultures et les revenus des petits agriculteurs pauvres. En 2006, quarante chefs d’Etats africains avaient pris des mesures pour améliorer l’accès des agriculteurs d’Afrique subsaharienne – l’une des régions les plus pauvres de la planète où, bien souvent, les terres sont à ce point dégradées qu’elles ne peuvent être cultivées de manière rentable – aux engrais minéraux (propices à la restauration de la fertilité des sols) en réhabilitant notamment les routes, en facilitant l’accès au crédit saisonnier et en sensibilisant les agriculteurs à la bonne utilisation des engrais. (Source : Cornell Chronicle, 24 septembre 2009)