Knowledge for Development

Connaissances pour le développement

Cet site internet du CTA, Connaissances pour le développement, soutient le dialogue politique sur la S&T pour le développement agricole et rural dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Ce site permet à la communauté scientifique ACP - qui se compose surtout de scientifiques et de technologues du développement et de la recherche agricole, de décideurs, d'agriculteurs, d'autres personnes intéressées et d'autres acteurs - de partager et de contrôler les résultats des efforts nationaux et régionaux et de coopérer afin de mettre la science et la technologie au service du développement de l'agriculture dans leurs pays.

Exploiter le potentiel des lignées de riz autochtones : une question de souveraineté alimentaire

by Narottam Dey, Département de biotechnologie, Visva-Bharati, Santiniketan, Inde
La Révolution verte a conduit au développement de certaines variétés de riz à haut rendement (VHR). Ces lignées améliorées présentent un indice de récolte, un taux de rendement photosynthétique et une insensibilité à la longueur du jour plus élevés ; des propriétés qui ont finalement permis d’augmenter les rendements globaux. Toutefois, pour atteindre leur plein potentiel de rendement, elles nécessitent une gestion de l’irrigation et des engrais ainsi que des pratiques culturales spécifiques. Les VHR sont inutilisées dans les régions agroclimatiques marginales, notamment dans les champs cultivés par les petits exploitants pauvres et les paysans pratiquant une agriculture de subsistance. L’effet le plus néfaste de ces lignées de riz à haut rendement a été l’abandon prématuré de nombreuses lignées autochtones. Beaucoup de variétés locales ont disparu sans avoir été correctement évaluées. Les efforts pour les conserver n’ont pas été déployés en temps opportun en raison de l’adoption à grande échelle de cultivars de riz semi-nains à haut rendement. 15/09/2014
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La perspective d’une production de riz à faible émission de carbone est-elle réaliste ? Enseignements tirés de la Chine

by Sheng Zhou et Xiangfu Song, Institut de recherche sur la protection écoenvironnementale, Académie de Shanghai des sciences agricoles (SAAS), Shanghai (Chine).
Cet article résume les méthodes les plus réalistes permettant de diminuer les émissions de méthane dans la production rizicole. Il présente plusieurs études de cas sur la réduction des émissions de méthane dans les rizières, portant notamment sur la gestion de l’irrigation, l’utilisation de cultivars de riz adaptés (par exemple, de riz économe en eau et résistant à la sécheresse) et la combinaison de différents engrais. Il aborde également les perspectives d’avenir pour la production rizicole à faible émission de carbone. 15/09/2014
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Créer une nouvelle génération de scientifiques agricoles en Afrique : mise en réseau d’universités – exploitation des économies d’échelle

by Adipala Ekwamu, Secrétaire exécutif, Secrétariat de RUFORUM, Université de Makerere, Kampala, Ouganda., Malcolm Blackie, Directeur de recherche, Université d’East Anglia, Norwich, Royaume-Uni., Joyce Lewinger Moock, Consultant pour la Fondation Bill & Melinda Gates et pour d’autres organisations philanthropiques.
La stratégie de développement agricole de l’Afrique repose essentiellement sur la résolution créative des problèmes et sur la forte motivation du capital humain. Les efforts visant à accroître la productivité des petits exploitants et à transformer les matières premières en produits à valeur ajoutée, grâce à l’exploitation des résultats de la recherche et développement au niveau local et aux investissements dans des stratégies de marché solides, sont directement associés aux connaissances et compétences de la base de ressources humaines chargées de diriger, de concevoir et de mettre en œuvre les programmes agricoles nationaux. Un défi majeur consistera pour les pays africains à répondre à leurs besoins en capital humain, afin d’obtenir un secteur agricole dynamique susceptible de faire progresser leur économie dans les années à venir. 15/09/2014
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Un protocole de coopération a été signé à Apia (Samoa) le 29 août 2014 pour le Réseau de recherche universitaire des îles du Pacifique (PIURN). Ce document décrit la manière dont les universités du Pacifique peuvent collaborer tout en préservant leur identité unique, leur indépendance et leur propriété intellectuelle. Le premier événement majeur organisé par le PIURN sera sa première conférence qui se tiendra à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).Le PIURN travaille en collaboration avec le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) en vue de renforcer les compétences des chercheurs de la région Pacifique. Sous l’égide du PIURN, quatre délégués des îles du Pacifique ont participé à un atelier et à une conférence sur l’agriculture en Australie. En novembre 2014, le PIURN et le CTA organiseront un atelier sur la sécurité alimentaire à l’intention de toutes les universités membres. Les membres du PIURN ont convenu de collaborer dans trois domaines qui touchent la région : l’environnement et le changement climatique, la biologie et la médecine, l’alimentation et l’agriculture.  18/09/2014
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Le Centre technique de coopération agricole et rurale-ACP/EU (CTA), en collaboration avec le Conseil caribéen pour la science et la technologie (CCST), l'Institut caribéen de recherche et développement agricole (CARDI), l'Université des Indes occidentales (UWI), la Columbus Communications Trinidad Limited (FLOW Trinidad) et la Trinidad & Tobago Film Company,  ont le plaisir d'annoncer les lauréats du deuxième Concours de films et de vidéos sur la science et l'agriculture dans les Caraïbes sur le thème « Valorisation des produits locaux ». La finale et la cérémonie de remise des prix se sont déroulées avec succès à l'hôtel Carlton Savannah, à Trinité-et-Tobago du 27 au 29 août 2014. 17/09/2014
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En 2013, le CTA a lancé un appel à propositions pour sélectionner les 20 meilleures innovations qui profitent aux communautés agricoles, notamment aux petits exploitants agricoles, aux pêcheurs et aux entreprises agroalimentaires. Sur les 251 projets envoyés, 40 ont été présélectionnés par une équipe d’experts ACP. Les experts ont ensuite sélectionné les 20 meilleures innovations à partir de ces 40 projets.Des résumés des 40 innovations sélectionnées sont disponibles dans deux documents : Les 20 premiers résumés et les 20 résumés suivants28/08/2014
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Le Forum international du CTA intitulé « La science, la technologie et l’innovation au service de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », qui se tiendra à Arnhem, aux Pays-Bas, du 15 au 17 octobre 2014, réunira d’éminents chercheurs, des universitaires, des décideurs politiques, des spécialistes du développement, des innovateurs et des représentants du secteur privé, dont des agriculteurs, pour : ·      évaluer la pertinence et l’efficacité des politiques et programmes actuels d’innovation et de recherche agricoles visant à relever le défi d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; ·      analyser et fournir des preuves objectives sur les innovations introduites dans l’agriculture ACP afin d’éclairer le processus de formulation et de mise en œuvre des futures politiques de ST&I, et ce en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ;  ·      convenir de la meilleure façon de cibler davantage les activités ST&I, de renforcer les systèmes nationaux d’innovation et d’accroître les investissements publics et privés en vue de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle à l’avenir. Le Forum devrait avoir une influence sur le développement des futurs programmes dans les domaines de la recherche agricole, de l’enseignement supérieur et de l’innovation au service de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.  16/09/2014
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Les scientifiques ont exprimé de sérieuses préoccupations quant à la stratégie africaine pour la science, la technologie et l’innovation (STISA) adoptée par les chefs d’Etats africains le 2 juillet 2014. Cette stratégie panafricaine décennale pour la science et l’innovation recommande l’utilisation de la recherche afin de promouvoir le développement socio-économique sur le continent. Son succès reposera sur la qualité des projets de recherche menés dans chaque pays. Afin d'aider les chercheurs à mobiliser un soutien national pour leurs programmes de recherche, la STISA prévoit l’établissement d’un conseil pour la recherche et l’innovation qui rassemblera des représentants du monde universitaire et des donateurs dans le but de coordonner les activités à l’échelon national. Celui-ci contrôlera par ailleurs la mise en œuvre d’un programme de fonds compétitifs financé par l’Union européenne, qui a déboursé près de 14 millions d’euros dans des projets de recherche sur l’eau et l’assainissement, l’agriculture et l’énergie. Mais ses détracteurs redoutent que la structure administrative de la STISA, qui s’est alourdie, ainsi que le manque de promesses fermes, rendent ce programme inefficace. Ils pensent également que ses objectifs risquent de dépasser les ressources déjà limitées du continent, dans la mesure où il ne met en avant que peu d’engagements financiers. En dépit de leurs craintes, les détracteurs conviennent toutefois que la STISA constitue un progrès par rapport à son prédécesseur : le Plan d’action consolidé pour la science et la technologie en Afrique.   (Nature, 25/06/2014) 02/09/2014
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En 1798, l'économiste Thomas Malthus avait prévu que la production alimentaire ne satisferait plus les besoins de la planète à l’aube du 20ème siècle. S’il a eu raison d’identifier les défis qui consistent à nourrir une population croissante avec des terres limitées, la production alimentaire a néanmoins triplé au cours de la seconde moitié du siècle dernier, grâce notamment à l’innovation agricole, en particulier dans les petites exploitations. The Guardian a invité la communauté scientifique à identifier les innovations qui ont eu un effet positif et s’est aperçu que les technologies suivantes avaient contribué à accroître la productivité agricole : exploitations laitières, application en profondeur des engrais, applications mobiles, serres agricoles plus hautes, nouveaux systèmes d’alimentation des animaux d’élevage, logiciels de gestion des exploitations agricoles et formation.     (The Guardian, 8/07/2014) 02/09/2014
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Ce document de travail examine les récentes expériences en matière de partenariats de recherche Nord-Sud, et identifie les bonnes et mauvaises pratiques. Il s’appuie sur les travaux menés ces deux dernières années par le Sous-comité de l’EADI sur les partenariats de recherche. Il explique que les partenariats de recherche ne sont pas à l’abri des relations donateurs/bénéficiaires généralement biaisées et inégales qui entravent la coopération internationale pour le développement depuis des décennies. Il indique que, malgré les améliorations apportées ces dernières années, les comportements stéréotypés et les pratiques en vigueur affectent encore et toujours la qualité et l’efficacité de ces partenariats de recherche. Les relations de pouvoir influencent la capacité à combiner les attentes en matière de renforcement des capacités pour parvenir à l’excellence universitaire. Les pressions toujours plus fortes pour publier rapidement les résultats de la recherche dans des revues éditées dans les pays du Nord, associées à une forte concurrence pour le financement des programmes, limitent considérablement le temps et la marge de manœuvre disponibles pour établir des cadres de partenariats équitables et renforcer les capacités institutionnelles. L’article appelle à soulever les questions relatives au financement, aux connaissances et au pouvoir dans le cadre du développement des partenariats de recherche.   (EADI Policy Paper Series, Juin 2014) 02/09/2014
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L'Université des West Indies (UWI Mona) et l'Académie chinoise des sciences agricoles (CAAS) ont signé un accord de recherche portant sur le développement de techniques innovantes visant à préserver la durée de conservation et la qualité de la patate douce et de ses sous-produits. En vertu de cet accord, le Laboratoire agronomique de l’UWI Mona développera un système de conditionnement sous atmosphère modifiée afin de prolonger la durée de conservation des patates douces, tandis que le Centre de recherche sur la patate douce de Xuzhou, en Chine, évaluera le caractère sélectif des différents génotypes de la patate douce et réalisera des tests de base sur leur potentiel de conservation dans des conditions de stockage standard.   (UWI Mona website, 08/07/2014) 02/09/2014
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Les feuilles de la patate douce (Ipomoea batatas), notamment les variétés enrichies en bêta-carotène, contiennent des macronutriments et des micronutriments fonctionnels comme les fibres alimentaires, les antioxydants et autres micronutriments absents dans l’alimentation composée essentiellement de féculents de la plupart des Africains vulnérables sur le plan nutritionnel. Geneva O. Nkongho et un groupe de collègues de l'Université de Buea, au Cameroun, ont évalué la teneur en nutriments des jeunes feuilles et des succulentes tiges vertes de variétés exotiques et locales au moyen de procédures analytiques standards. Ils ont trouvé que les feuilles permettaient d’adoucir la sauce de Gnetum africanum et qu’elles lui donnaient une apparence, une texture, un goût et une saveur acceptables, pouvant même être utilisées pour remplacer les feuilles de Talinum triangulare dans la préparation de la sauce de G. africanum lorsque les feuilles de T. triangulare se font rares. Ces feuilles permettent ainsi d’améliorer la base nutritionnelle du régime alimentaire africain (notamment camerounais) parmi les populations les plus vulnérables sur le plan nutritionnel au sein des communautés rurales et urbaines.   (African Journal of Agricultural Research, Vol 9(18), pp 1371-1377, May 2014) 02/09/2014
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L'ASARECA a récemment compilé un manuel de formation contenant des informations sur la culture tissulaire, la biotechnologie de conservation, l'indexation des virus et les systèmes semenciers des cultures, comme le manioc et la patate douce, ainsi que les techniques associées. Ce manuel rassemble des connaissances dans des domaines jusqu’à présent éparpillés dans une multitude d’instituts de recherche et qui ne sont pas facilement accessibles aux praticiens. Il s'adresse aux scientifiques, techniciens et étudiants encouragés à adapter les références de leurs propres conditions de travail et souhaitant ajouter d’autres axes de travail, le cas échéant.   (ASARECA, 17/07/2014)  02/09/2014
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Des chercheurs de l’Université de technologie du Queensland (QUT), en Australie, ont développé de nouvelles variétés de bananes enrichies en bêta-carotène (la bêta-carotène est transformée en vitamine A dans le corps humain). Des essais cliniques ont été lancés pour tester leur état nutritionnel. Ces essais sur des patients dureront six semaines et les résultats seront connus d’ici fin 2014. Au cours des trois prochaines années, une lignée élite de bananiers sera par ailleurs sélectionnée et utilisée dans des essais au champ multi-sites en Ouganda. Selon les chercheurs, ces variétés de bananes enrichies en bêta-carotène pourraient être cultivées dès 2020 en Ouganda, où près de 70 % de la population survit grâce à ce fruit. Ces nouvelles variétés pourraient contribuer à résoudre un problème de santé à l’échelle mondiale. L’OMS estime en effet que 250 millions d'enfants d’âge préscolaire présentent une carence en vitamine A, et que 250 000 à 500 000 de ces enfants perdent la vue chaque année (la moitié d’entre eux meurt dans les 12 mois qui suivent la cécité).    (Journal21, 2/07/2014) 02/09/2014
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En juin 2014, des agriculteurs maliens ont produit des semences issues de huit variétés de niébé, de fonio (Digitaria exilis), de millet et de sorgho, certifiées par le Laboratoire National des Semences (LABOSEM) au Mali. Il s'agit d'une étape majeure pour le Mali, où le commerce de semences non certifiées est illégal, même si 92 à 99 % de la demande de semences est assurée par l’échange informel entre producteurs. Les variétés améliorées de cultures locales importantes, telles que le voandzou (ou pois bambara) n’existe pas toujours, et qu’il est difficile de certifier les variétés de semences locales, principalement en raison de difficultés administratives et de la capacité limitée à produire des variétés qui respectent les normes de qualité exigées pour la certification. Cette première certification a été le fruit du travail réalisé par Bioversity International et ses partenaires locaux au Mali depuis 1999, en vue d'encourager les agriculteurs à expérimenter puis à évaluer différentes variétés de cultures locales, de renforcer le dialogue et le soutien entre les secteurs semenciers formel et informel, d’apprendre aux exploitants agricoles à produire des variétés de semences de qualité mieux adaptées aux conditions locales.    (Bioversity International, 9/07/2014) 02/09/2014
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