Knowledge for Development

Connaissances pour le développement

Cet site internet du CTA, Connaissances pour le développement, soutient le dialogue politique sur la S&T pour le développement agricole et rural dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Ce site permet à la communauté scientifique ACP - qui se compose surtout de scientifiques et de technologues du développement et de la recherche agricole, de décideurs, d'agriculteurs, d'autres personnes intéressées et d'autres acteurs - de partager et de contrôler les résultats des efforts nationaux et régionaux et de coopérer afin de mettre la science et la technologie au service du développement de l'agriculture dans leurs pays.

Nous avons le plaisir de vous envoyer l’infolettre Connaissances pour le développement de mars 2013, publiée par le CTA dans le cadre du programme S&T. Dans cette édition, nous publions deux articles centraux rédigés respectivement par le professeur Norman Uphoff, de l’université Cornell, et le professeur Calestous Juma, de l’université de Harvard, co-signé par le professeur Yee-Cheong Lee. Ces articles pourraient nous faire réfléchir à notre façon de dispenser des conseils sur les STI (science, technologie et innovation) ainsi qu’à la manière dont nous les adoptons et les appliquons afin de relever les défis mondiaux, nationaux et locaux.  18/04/2013
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Dans ce nouvel article de fond, le professeur Calestous Juma, de l’Université d’Harvard, et le professeur Yee-Cheong Lee (UNESCO), font le point sur les progrès réalisés depuis la publication du rapport du groupe de travail du Projet du Millénaire des Nations unies sur les ST&I. En 2005, le groupe de travail a publié le rapport intitulé « Innovation : des connaissances au service du développement ». Ce rapport met en exergue un certain nombre de moyens permettant de privilégier l’application des ST&I pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Selon les auteurs, le rapport a joué un rôle catalyseur pour témoigner de l’importance des ST&I comme un des grands piliers du développement économique.   10/04/2013
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Dans ce rapport récemment publié par le CTA, le Professeur Uphoff note que la pénurie d’eau s’aggrave de façon alarmante et que seule une gestion efficace et effective de cette ressource aidera les pays ACP, où l’agriculture pluviale joue encore un rôle dominant, à faire face à ce phénomène. Dans sa mûre sur les expériences contemporaines longuement débattues par le groupe de travail ACP-UE lors de sa réunion annuel 2012, le Professeur Uphoff a noté qu’une « utilisation plus efficace de l’eau permet en effet d’accroître son approvisionnement », alors qu’une « utilisation plus productive de l’eau contribue à soulager la demande ou les besoins » en permettant aux agriculteurs d’obtenir « un meilleur rendement par goutte d’eau ». Il plaide en faveur d’une réflexion plus contemporaine sur l’eau consacrée à l’agriculture et suggère d’intégrer en douceur le concept de gouvernance de l’eau.    10/04/2013
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Favoriser l’adoption d’une approche plus proactive de la sécheresse dans les Caraïbes

by Adrian Trotman, Chief, Applied Meteorology and Climatology, Caribbean Institute for Meteorology and Hydrology
En raison d’une saison de précipitations inférieures à la normale en 2012, les pays caribéens ont fait face à des pénuries d’eau et des baisses du niveau d’eau des voies navigables. Adrian Trotman, chef de l’équipe agrométéorologique à l’Institut caribéen pour la météorologie et l’hydrologie (Barbade), estime que la région devra soutenir son développement socio-économique si des efforts supplémentaires ne sont pas consentis pour la rendre moins vulnérable à la sécheresse. Des efforts supplémentaires devront être fournis dans les domaines suivants : 1) l’amélioration de la qualité, de la fourniture et du ciblage des services climatiques (acteurs nationaux et régionaux), 2) l’élargissement du partage des données, le renforcement de la collaboration entre les acteurs aux niveaux national, régional et international, 3) la réforme politique de la GIRE, 4) l’information du public, 5) le suivi de l’impact de ces événements.Article disponible en anglais uniquement. 11/04/2013
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CCTA/FARA/IFS/ANAFE/RUFORUM/NPCA/AGRA : Promouvoir l’excellence en ST&Ipour le développement agricole et rural en Afrique-Les 20 finalistes de la 3e édition des concours « Femmes et sciences » et « Jeunes professionnels et sciences-Le CTA et ses différents partenaires (FARA, IFS, ANAFE, RUFORUM, NPCA, AGRA) ont le plaisir d’annoncer les 20 finalistes de la 3e édition des concours « Femmes et sciences » et « Jeunes professionnels et sciences » en Afrique sur le thème « Nourrir 1 milliard d’Africains dans un monde en évolution », qui a été lancée en 2012. Les vingt finalistes de chaque concours se disputeront les 5 premières place lors de la finale qui sera organisée en marge de la 6e Assemblée générale du FARA et de la Semaine des sciences, au Ghana, les 15 et 16 juillet 2013. Des prix seront décernés aux lauréats (trophées, prix en espèces, livres, entre autres). Chaque finaliste présentera pendant 15 minutes ses travaux de recherche scientifique devant un panel de juges multidisciplinaires de haut niveau issus de pays africains. Le juge en chef sera le professeur Ameenah Gurib-Fakim, ancienne lauréate du concours et modèle de référence, également membre du panel d’experts des concours de sciences. Le CTA et ses partenaires ont apprécié la qualité des manuscrits soumis par les 45 demi-finalistes qui ont participé à un atelier de rédaction et de communication scientifiques organisé par les partenaires du consortium en Ouganda en septembre 2012. Les contributions scientifiques de l’ensemble des demi-finalistes seront publiées par le CTA, le FARA et leurs partenaires. Tous les demi-finalistes seront invités à participer à la 6sup>e Semaine africaine des sciences et à l’Assemblée générale du FARA à Accra (Ghana) du 15 au 20 juillet 2013. La cérémonie de remise des prix, qui aura lieu lors de l’Assemblée générale du FARA, récompensera les lauréats ainsi que l’ensemble des demi-finalistes pour leur contribution à la science et au développement sur le continent. Téléchargez la liste 10 finalistes Concours 'Femmes et sciences'   Téléchargez la liste : 10 finalistes Concours 'Jeunes professionels'     11/04/2013
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Atelier de synthèse sur le développement intégré du secteur semencier (phase II)8 – 9 avril 2013, KNUST Campus, Kumasi (Ghana)  Le CTA a travaillé en étroite collaboration avec le Centre pour l’innovation au service du développement de l’Université et du centre de recherche de Wageningen et plusieurs autres partenaires internationaux dans le cadre de la phase II du projet sur le développement intégré du secteur semencier, qui vise à promouvoir l’entrepreneuriat dans cette filière. Ce projet a été approuvé par l’Union africaine et prendra fin en avril 2013. Le CTA a soutenu la participation d’instituts de la connaissance, à savoir six universités africaines – les universités du Burundi, du Ghana et de la Zambie, l’Université d’agriculture et des ressources naturelles de Lilongwe, au Malawi, l’Université Makerere, en Ouganda, et l’Université Mekelle, en Éthiopie – à ce projet. Chaque représentant d’université a entrepris une étude de cas sur la contribution de son établissement à l’innovation dans les systèmes semenciers au niveau national et a présenté les résultats de cette étude lors d’un forum national auquel ont participé ses pairs ainsi que des représentants des systèmes semenciers (public et privé) nationaux. Les résultats et les leçons tirées des évaluations menées par les groupes de travail nationaux ISSD ont également été présentés lors de séminaires universitaires. Parmi les enseignements clés tirés par les universités, aux niveaux tant individuel qu’institutionnel, figuraient la nécessité: 1) d’intégrer les systèmes semenciers (familiaux) informels dans leurs travaux de recherche et leur enseignement, notamment au vu de leur importance pour la sécurité alimentaire, la conservation et l’optimisation des ressources génétiques autochtones en vue de limiter l’érosion de la biodiversité ; 2) de mieux coordonner la recherche et l’enseignement dans les universités en vue de maximiser l’impact du projet ; 3) de renforcer le travail en réseau et le partage des connaissances et expériences entre les différentes universités, les pays et les régions ; 4) d’évaluer les politiques semencières et les questions juridiques relatives aux semences ; 5) d’encourager les universités à peser davantage sur les processus d’élaboration des politiques liées au développement du secteur des semences, aux échelons national, régional et même international. Le CTA continuera de travailler en étroite collaboration avec les universités africaines et les partenaires du réseau afin de renforcer les systèmes semenciers informels et de soutenir l’innovation dans le but de lutter contre la faim, la pauvreté et le changement climatique. Téléchargez la présentation de Judith Francis sur les travaux du CTA (en cours et à venir) relatifs au développement du secteur des sémences en Afrique.Téléchargez l'infolettre ISSD Africa no 4 d'avril 2013 (en anglais uniquement).Trouvez ici (mars 2013) et ici (octobre 2012) les notes précédentes concernant l'initiative ISSD. 17/04/2013
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Des phytogénéticiens sont parvenus à isoler le gène qui permet de créer des variétés naines de millet perlé. Ces variétés naines sont importantes du point de vue économique aux États-Unis, en Inde et en Afrique notamment. Si les connaissances acquises pour améliorer la production de millet perlé permettront de mettre au point une nouvelle gamme de variétés de céréales semi-naines plus performantes sur le plan agronomique, les variétés naines de millet perlé ne sont généralement pas idéales pour l’ensemencement. En Afrique, nombre de fermiers privilégient les variétés plus grandes dans la mesure où ils utilisent les longues tiges pour construire des toits de chaume, par exemple. Toutefois, lorsque le millet est cultivé de façon intensive, les variétés naines permettent aux agriculteurs de récolter les graines au moyen de batteuses mécaniques. Les éleveurs utilisent le millet nain comme plante fourragère car il possède un ratio feuille/tige élevé. Mieux connaître cette variété permettra d’augmenter la production de semences résistantes à la sécheresse.   (Phys.org, 29/03/2013)  10/04/2013
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L’objectif du lancement, en mars 2013, du Réseau régional du sagou pour l’Asie et le Pacifique (Regional Sago Network for Asia and the Pacific, SNAP) consiste à promouvoir les cultures vivrières traditionnelles sous-utilisées comme le sagou. Le sagou présente un potentiel de rendement élevé en ce qui concerne la fécule. Il est cultivé en milieu humide, dans les marais et les marécages (des environnements qui ne se prêtent pas à la production agricole), sans trop de concurrence avec les autres cultures alimentaires. Le sagou présente de nombreux avantages par rapport aux autres cultures alimentaires riches en amidon. Tolérant à la sécheresse et aux inondations, il contribue à accroître les revenus agricoles et à créer de l’emploi (fabrication de confiseries, de biscuits, de matériaux de toiture à partir des feuilles, de matelas tissés et de produits d’artisanat). Le ver du sagou cultivé dans de vieux troncs est une friandise locale à forte valeur marchande. En outre, sa capacité d’absorption du dioxyde de carbone durant toute l’année contribue à ralentir le rythme du réchauffement climatique.   (FAO, 14/12/2012)  10/04/2013
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Au Cameroun, les agriculteurs cultivent aujourd’hui de nouvelles variétés de haricots affichant un rendement jusqu’à trois fois supérieur à celui des cultures traditionnelles, qui ont souffert d’attaques d’organismes nuisibles, de maladies et de situations météorologiques défavorables. Sept variétés de haricots plus résistantes et plus nourrissantes sont désormais distribuées aux agriculteurs camerounais, à la suite de tests approfondis menés par l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD)) basé dans le pays. Les variétés ont été sélectionnées parmi des centaines d’autres que le Cameroun a reçues de l’Alliance panafricaine de recherche sur le haricot (PABRA), une initiative multi-agences qui coordonne la recherche sur le continent. (SciDev.Net, 22/03/2013)  10/04/2013
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Intellectual Property Watch fait état des efforts consentis dans plusieurs pays d’Afrique pour mettre en place des politiques appropriées en matière de propriété intellectuelle, question abordée lors de la conférence sur la propriété intellectuelle en Afrique (février 2013). La question de l’application des droits de propriété intellectuelle aux savoirs autochtones, afin de protéger les intérêts de leurs détenteurs, tout en mettant à profit la contribution de ces savoirs dans le processus de développement, a donné lieu à un débat animé lors de la conférence. IP-Watch.org also fait également état de l’atelier intitulé « Approches pratiques en matière d’utilisation et de protection de la propriété intellectuelle en Afrique », organisé en mars 2013 par le Département du Commerce des États-Unis en collaboration avec le Groupe sur la propriété intellectuelle en Afrique (AIPG), une nouvelle association de parties prenantes dans le domaine de la propriété intellectuelle. Les participants ont souligné la nécessité de mettre en place un agenda pour l’application des droits de propriété intellectuelle en Afrique, d’étendre la recherche sur l’impact d’une protection plus forte de ces droits et de démythifier l’idée d’une politique unique des droits de propriété intellectuelle en Afrique. Plus récemment, IP-Watch.org a publié un article sur le projet de protocole pour la protection des nouvelles variétés végétales qui a été proposé par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), un organisme intergouvernemental qui vise à promouvoir la coopération et l’intégration socio-économique sur le continent. Il indique que le projet de protocole pour la protection des variétés végétales a provoqué la colère de la société civile, préoccupée de l’impact potentiel de celui-ci sur les petits exploitants agricoles mais aussi du manque de consultations menées auprès des agriculteurs. Conformément au projet de protocole, le droit d’obtenteur permettra aux agriculteurs d’avoir accès à toute une gamme de variétés améliorées et de contribuer ainsi au développement de l’économie et à la sécurité alimentaire dans la région. Les groupes de la société civile ont indiqué que ce protocole ne permettra pas de créer un régime adapté aux besoins des États membres de la SADC et de leurs agriculteurs, qui restent fortement tributaires des semences de ferme, des échanges avec leurs voisins et les membres de leur famille, ou du troc des marchés villageois pour obtenir des semences. (Intellectual Property Watch, mars/avril 2013) 17/04/2013
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En Europe comme en Afrique, les dirigeants politiques comprennent de plus en plus qu’il importe d’investir dans les infrastructures de recherche, au même titre que la construction de routes et d’écoles, afin de promouvoir le développement d’un pays.Telle est la principale conclusion d’un colloque de deux jours organisé en marge d’une conférence sur le thème « La science en Europe : défis mondiaux, collaboration mondiale », organisée à Bruxelles début mars 2013. Les participants à ce colloque ont convenu que les infrastructures de recherche devaient être l’objectif prioritaire de la coopération birégionale en ST&I (science, technologie et innovation) entre l’Afrique et l’Union européenne. S’il est essentiel que les décideurs politiques montrent à leur électorat les bénéfices directs liés aux investissements dans les infrastructures de recherche, il a été souligné que la demande en ce sens devait être introduite par les pays africains eux-mêmes. Les participants ont par ailleurs insisté sur la nécessité de veiller à ce que les dépenses affectées aux projets d’infrastructure soient complétées par des investissements dans le « renforcement des capacités humaines ». Pour en savoir plus sur la conférence : In Perspective: Focus cash on research infrastructure.(SciDev.Net, 11/03/2013)  10/04/2013
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