Sélection de questions d'actualité pertinentes pour le dialogue politique consacré à la S&T pout le développment.
Le projet CTA/WUR intitulé « Intégration de l’enseignement supérieur dans les processus politiques de RAD » s’accélère. Les audits, qui comprennent une évaluation des programmes universitaires liés à la réalisation des objectifs de RAD en matière de sécurité alimentaire, ont débuté. Le Professeur Arjen et le Dr Bello, de l’Université de Wageningen, en collaboration avec le Dr Newton Nyairo, de l’Université Kenyatta, ont réalisé le premier audit à l’Université Kenyatta de Nairobi, au Kenya, au début du mois de février. L’outil AISHE, élaboré conjointement par le CTA, l’Université de Wageningen, ainsi que d’autres universités et réseaux partenaires, a été utilisé dans le cadre de ces audits. « Tout comme mes collègues, je pense que cet événement fut un succès. Nous sommes parvenus à réunir à la fois des étudiants et des professeurs et avons mené à bien cet exercice d’auto-évaluation de manière satisfaisante, a déclaré le Dr Nyairo. D’autres audits ont été effectués à l’Université Sokoine, en Tanzanie, et à l’Université des West Indies (St Augustine Campus), à Trinité-et-Tobago, en février. L’audit des programmes de recherche de l’Université du Pacifique Sud aura lieu début mars aux Fidji. Précédemment: http://knowledge.cta.int/fr/Dossiers/CTA-and-S-T/Developments/CTA-WUR-ACP-Universities-begin-audits-Mainstreaming-tertiary-education-in-ACP-ARD-policy-processes-Increasing-food-supply-and-reducing-hunger
12/03/2013
Le programme MESA (« Surveillance africaine de l’environnement et de la sécurité », 2013-2018) assurera la transition entre le programme AMESD (« Programme de surveillance de l’environnement en Afrique pour un développement durable »), qui prendra fin en juin 2013, et l’Initiative « Surveillance mondiale de l’environnement et de la sécurité » (GMES). Le projet MESA devra répondre aux besoins en matière d’amélioration de la gestion des ressources naturelles et de sécurité environnementale en vue d’un développement durable en Afrique, aux échelons continental, régional et national. La surveillance de l’état des sols et des eaux pour l’agriculture, le suivi de la dégradation des forêts et la désertification, la fourniture d’informations aux décideurs afin de réduire et/ou de s’adapter aux effets des changements climatiques et la réduction des risques de catastrophes naturelles sont autant de domaines dans lesquels le projet MESA apportera une valeur ajoutée. http://au.int/amesd/home/144-mesa-a-leap-forward-for-earth-observation-applications-in-africa-.html (AMESD, 21/02/2012)
7/03/2013
Le Scinnovent Centre a pour mission de mieux appréhender les obstacles à l’adoption et à l’utilisation des connaissances de la science, de la technologie et de l’innovation (ST&I) afin de promouvoir la création de richesses et d’emplois. Ses activités mettent l’accent sur trois obstacles possibles, à savoir : 1) les politiques et cadres juridiques qui façonnent le travail relatif aux mesures d’incitation pour l’application des ST&I ; 2) les institutions, y compris les réglementations, les normes, les attitudes, les habitudes et les mentalités qui façonnent la manière dont la science, l’innovation et l’entrepreneuriat sont perçus ; et 3) les capacités (compétences techniques, organisationnelles et de direction nécessaires pour convertir les ST&I en entreprises commerciales et sociales).Dans son premier bulletin d’information, le centre décrit en détail son plan stratégique pour 2013-2017, dont les objectifs s’articulent comme suit : 1) générer des données factuelles pour étayer le processus d’élaboration des politiques et leur mise en œuvre, 2) renforcer les compétences et changer les attitudes et les mentalités, et 3) faciliter l’apprentissage interactif et commun, le travail en réseau et le dialogue.(Scinnovent, 11/2012)
11/02/2013
La Base de données mondiale sur la mise en œuvre des interventions nutritionnelles (GINA) est une plateforme interactive pour partager des informations normalisées sur les politiques et les interventions nutritionnelles : quels sont les engagements pris et qui fait quoi, où, quand, pourquoi et comment (y compris les enseignements tirés). Cet outil peut être utilisé pour recenser les politiques et les interventions nutritionnelles, établir une relation entre politiques et interventions nutritionnelles et les indicateurs de l’état nutritionnel, assurer le suivi de la mise en œuvre des principales interventions nutritionnelles, évaluer les chevauchements et les lacunes, ainsi que partager les expériences sur les pratiques de mise en œuvre. La section stratégique de GINA assure le suivi des engagements pris en faveur d’une alimentation saine dans les documents stratégiques. Les documents sont parfois spécifiques au domaine de la nutrition, par exemple les politiques nutritionnelles nationales ou les stratégies alimentaires pour la vitamine A, mais ils peuvent parfois avoir un champ d’application plus large, par exemple les stratégies sectorielles en matière de santé et d’agriculture ou les plans de développement. Ils comprennent des politiques, des stratégies, des plans d’action et des textes de lois. Visitez le site Web de GINA.
11/02/2013
Feedipedia remplace le site AFRIS de la FAO et vient compléter le travail réalisé par l’AFZ (Association française de zootechnie) et l’INRA sur les tableaux de composition et de valeur nutritive des matières premières destinées aux animaux d’élevage. Cette base de données en ligne est destinée à toutes les personnes qui travaillent sur des questions en relation avec l’alimentation des animaux. Elle propose des informations qualitatives référencées (description, distribution, contraintes d’utilisation, impacts environnementaux, etc.) ainsi que des informations quantitatives (tableaux de composition et de valeur nutritionnelle) sur les aliments pour animaux. À ce jour, 201 fiches ont été rédigées ; elles décrivent les produits issus d’une même plante ou matière première et apportent une information actualisée sur plus de 600 types d’aliments pour animaux et fourrages. Les informations fournies par Feedipedia sont compilées par plus de 25 chercheurs et ingénieurs de l’AFZ, du CIRAD et de l’INRA, sur la base de références bibliographiques issues de la littérature scientifique et technique. Visitez le site Web Feedipedia : http://www.feedipedia.org.(via CIRAD, 21/11/2012)
11/02/2013
Les systèmes d’agriculture verticale sont censés être mis en place dans les centres urbains où les terres cultivables se font rares. Cette méthode spécifique nécessite plus d’énergie et de compétences techniques qu’une serre « horizontale » traditionnelle. Cependant, l’agriculture verticale ou, à tout le moins, certains de ses principes de base, pourraient être adaptés aux petites exploitations urbaines dans les pays en développement lorsque l’espace vient à manquer.(NPR, 6/11/2012)
11/02/2013
Quelque 6 000 institutions de plus de 100 pays en développement continueront de bénéficier d’un accès gratuit ou à bas coût à un contenu en ligne validé par des pairs provenant des plus grands éditeurs mondiaux des domaines scientifique, technique et médical. Research4Life est le nom collectif de quatre partenariats public-privé : Accès à la recherche dans le domaine de la santé (HINARI, OMS), Système de recherche mondiale en ligne sur l’agriculture (AGORA, FAO), Accès en ligne pour la recherche sur l’environnement (OARE, PNUE) et Accès à la recherche pour le développement et l’innovation (ARDI, OMPI), qui visent à donner accès à la recherche scientifique essentielle aux chercheurs de pays en développement. En novembre 2012, les partenaires de Research4Life ont annoncé qu’ils acceptaient de prolonger leur coopération jusqu’en 2020.(Research4Life via AIMS, 14/11/2012)
8/02/2013
De nombreuses lignées végétales sont produites et conservées dans des laboratoires de recherche végétale traditionnels, aussi bien sous la forme de stocks de semences que de plantes en pleine croissance. Leur suivi et leur conservation impliquent une gestion rigoureuse et minutieuse, ce qui, compte tenu des exigences réglementaires, constitue un problème particulièrement urgent dans les laboratoires de recherche qui effectuent des manipulations génétiques. Phytotracker est un système/logiciel de gestion en laboratoire spécialement conçu pour organiser et identifier les plasmides, les semences et les plantes cultivées pouvant être utilisés dans des environnements multiplateformes. Il recourt à la base de données relationnelle et interplateformes Filemaker, qui lui permet de fonctionner de façon autonome ou comme solution en réseau basée sur serveur afin de cataloguer et de rechercher des fonctions pour les plasmides, les lots de semences et les plantes cultivées dans des pots ou des bacs, mais aussi d’assurer la traçabilité de chaque plante, de la plantation des semences au nouveau lot de semences en passant par la récolte, et d’imprimer des étiquettes appropriées à chaque étape. Le logiciel a été développé à la Cardiff School of Biosciences, université de Cardiff (Royaume-Uni) par Jeroen Nieuwland et ses collègues. Pour en savoir plus sur ce logiciel, cliquez sur le lien. (Plant Methods 2012, 8:43; 13/10/2012)
8/02/2013
Selon AlphaGalileo, des chercheurs de l’université de Göteborg, en Suède, ont découvert que l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone dans l’air avait un impact négatif sur la teneur en protéines des grains de blé, et donc sur sa qualité nutritionnelle. Les résultats sont sans équivoque : « si les niveaux élevés de dioxyde de carbone augmentent souvent le rendement grainier du blé, ils contribuent néanmoins à une baisse de la teneur en protéines brutes », a déclaré Håkan Pleijel, professeur de sciences environnementales au département des sciences biologiques et environnementales de l’université.(via AlphaGalileo, 10/12/2012)
8/02/2013
Cet article d’opinion publié par Rajeev K. Varshney de l’ICRISAT et ses collègues dans la revue Nature Biotechnology explique pourquoi la disponibilité d’outils avancés pour soutenir la génétique assistée par la génomique ne devrait plus être un problème pour les cultures orphelines, principalement des cultures vivrières. Les auteurs notent toutefois que « les efforts de sélection et d’adoption de technologies modernes sont extrêmement variables entre les pays en développement et sont généralement liés à la santé de l’économie nationale ». Selon eux, « des services centralisés pour le séquençage à haut débit et le génotypage, combinés à l’accès aux outils de génomique et de sélection analytiques, devraient améliorer la mise en œuvre et l’adoption de la sélection moléculaire dans les pays en développement ». Ils ajoutent que « la formation continue de sélectionneurs et de généticiens à la génomique moderne et aux approches de sélection moléculaire, ainsi que leur maintien dans les pays en développement, combinés à un appui institutionnel et gouvernemental adéquat, seront cruciaux pour l’intégration durable et efficace de la sélection assistée par la génomique dans les programmes d’amélioration des cultures afin de garantir la sécurité alimentaire dans les pays en développement ».Nature Biotechnology 30, 1172–1176 (2012).
8/02/2013
Des agriculteurs d’Afrique de l’Est ont remis une pétition à l’Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle (ARIPO) à la suite de la proposition de celle-ci concernant un projet de cadre politique et réglementaire harmonisé au niveau régional pour la protection des obtentions végétales. Ce projet obligera les petits exploitants agricoles d’Afrique de l’Est à acheter toutes leurs semences auprès de firmes multinationales et à arrêter d’utiliser des semences issues de récoltes précédentes. Le groupe d’exploitants agricoles incrimine la procédure suivie pour l’élaboration de ce projet, ainsi que l’impact négatif que son adoption pourrait avoir sur les petits exploitants agricoles, la sécurité alimentaire et la biodiversité agricole. Le projet permettra aux bureaux régionaux de l’ARIPO d’administrer les droits des obtenteurs au nom de l’ensemble des États contractants. Il permettra en outre à l’Union africaine (UA) d’ouvrir des débats sur la production, l’importation et l’exportation des cultures génétiquement modifiées en Afrique lors du prochain sommet de l’UA qui se tiendra en janvier 2013. Des observateurs et des représentants de la société civile ont vivement critiqué cette situation, dans la mesure où ils n’ont pas réellement pu participer au processus de négociation, et demandent à l’ARIPO de mener des consultations approfondies avec l’ensemble des parties prenantes concernées et de ne pas presser les gouvernements d’adopter ce projet législatif.(IP-Watch, 5/11/2012 et The East African, 16/12/2012)
8/02/2013
Dans un supplément spécial de la revue britannique Agriculture and Food Security, une équipe de recherche du Sandra Rotman Centre de l’University Health Network et de l’université de Toronto a conclu, après quatre ans d’études sur les éléments qui entravent ou renforcent la confiance en matière de collaboration scientifique, que les projets de soutien à la biotechnologie agricole reposaient sur six déterminants clés : l’honnêteté, la transparence, la capacité, la responsabilité, la solidarité et la générosité. Les chercheurs ont examiné cette question de façon approfondie. Ils ont à cet effet réalisé plus de 80 entretiens avec différentes parties prenantes engagées dans huit projets de biotechnologie agricole dans sept pays d’Afrique : le Burkina Faso, l’Egypte, le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda.(Physorg, 1/11/2012)
8/02/2013
Le Conseil de la recherche agricole du Nigeria a reçu deux propositions concurrentes pour la production de variétés hybrides de canne à sucre, l’une de l’université d’Ilorin, l’autre de l’université d’Usamnu Danfodiyo. Pour optimiser son investissement, le Conseil a fusionné les deux projets. Les chercheurs ont sillonné le pays afin de collecter des variétés locales présentant un fort potentiel en sucre et en alcool pour caractériser leur profil génétique et créer un génotype destiné à la production commerciale d’éthanol. Ils espèrent ainsi contribuer à rompre le cycle de la pauvreté et à fournir des conseils aux gouvernements.(AllAfrica, 28/11/2012)
8/02/2013
Le Harvard Open Access (OA) Project a publié la version 1.0 (octobre 2012) d’un guide de bonnes pratiques en matière de politiques de libre accès dans les universités. Celui-ci repose sur les politiques adoptées à Harvard, à Stanford et au MIT, ainsi que dans plusieurs autres institutions dans le monde. Il renferme des recommandations utiles pour les institutions qui appliquent d’autres approches et celles qui envisagent d’adopter une politique de libre accès.(Harvard University, 17/10/2012)
8/02/2013
L’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) repose sur la mise en place de communautés de la connaissance et de l’innovation (sortes de partenariats public-privé transfrontaliers) qui rassemblent des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que des entreprises. Trois communautés ont jusqu’à présent été créées dans les domaines de l’énergie renouvelable, du changement climatique, de la société de l’information et de la communication. En 2014, l’EIT prévoit de mettre en place une nouvelle communauté sur « l’alimentation pour l’avenir », qui sera chargée d’examiner les chaînes d’approvisionnement durable. Cliquez sur ce lien pour visiter le site de l’EIT.(EIT, 7/11/2012)
8/02/2013
Le CTA, l’université et le centre de recherche de Wageningen (WUR), en collaboration avec des universités ACP partenaires, vont lancer une série d’audits pour faire l’état des lieux des programmes d’enseignement universitaire, de recherche et de sensibilisation des pays ACP dans le cadre du projet commun intitulé « Intégration de l’enseignement supérieur dans les processus de RAD dans les pays ACP : augmenter l’approvisionnement alimentaire et réduire la faim », lancé en 2012. Les audits seront réalisés en février 2013 au Kenya, en Tanzanie, à Fidji et à Trinité-et-Tobago. En mars et avril, d’autres audits seront effectués au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal. L’équipe de projet, composée d’experts de l’université de Wageningen et d’universités ACP partenaires, réalisera l’analyse institutionnelle à l’aide de l’instrument d’audit pour le développement durable dans l’enseignement supérieur (AISHE) mis au point par les membres de l’équipe. Ces audits comprennent une évaluation des programmes qui appuient la réalisation des objectifs de RAD en matière de sécurité alimentaire. Ils donneront un aperçu des événements et des activités de tâtonnement qui se sont produits dans le passé. Les points suivants seront abordés : Quelles mesures prend-on au sein des universités pour aborder la question de l’augmentation des approvisionnements alimentaires et la réduction de la faim ? Quelles activités ont été mises en place et quelles dispositions ont été prises (politiques, efforts en matière de renforcement des capacités, programmes existants assortis de cours, de modules et de programmes de recherche, sensibilisation communautaire, etc.) afin de contribuer à la réalisation des objectifs prioritaires de RAD ?
8/02/2013
Les pays en développement renforcent actuellement leurs capacités en matière de normes et procédures de sécurité sanitaire des aliments/biosécurité et de même examinent les dispositions juridiques qui conviendraient le mieux pour faire face aux risques potentiels liés aux technologies nouvelles et non testées, comme la modification génétique des cultures alimentaires. Alors que l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) élabore actuellement un projet de document stratégique sur la biosécurité et que l'Afrique du Sud fait l'objet de critiques internes pour ne pas avoir adopté une législation bien conçue en matière de biosécurité (selon le Centre africain pour la biosécurité), l'Inde a décidé d'imposer un moratoire sur les cultures alimentaires GM dans le pays jusqu'à ce que ses propres chercheurs aient réalisé les tests et analyses nécessaires, et établi tout ce qu'il y a à établir à propos de ces cultures. Lire l'article sur IPS News (27/10/2012).
23/11/2012
L'utilisation des huiles lipidiques extraites de plantes est particulièrement indiquée dans la fabrication des produits cosmétiques car elles sont très stables et peuvent donc supporter d'autres huiles sans devenir rances. Selon l'Institut des ressources naturelles (NRI) de l'Université de Greenwich, deux huiles extraites de graines de plantes poussant à l'état sauvage et récoltées de manière durable dans le nord de la Namibie revêtent un intérêt certain sur le plan commercial. L'huile de marula extraite des amandes situées dans la graine du fruit de Sclerocarya birreaet l'huile de ximenia extraite du noyau du fruit de Ximenia caffraont un potentiel commercial prometteur en tant qu'huiles cosmétiques. L'huile de marula est riche en antioxydants, l'huile de ximenia est particulièrement riche en acides gras insaturés essentiels pour les crèmes de nuit. Les défis auxquels ce projet fait face sont nombreux : la concurrence des huiles synthétiques équivalentes bon marché est forte sur le marché international, et les techniques post-récolte et les méthodes d'extraction sont rudimentaires. Des efforts en R&D permettraient d'augmenter le volume et d'améliorer la qualité de ces huiles extraites d'arbustes et d'arbres sauvages. De même, la variabilité climatique risque à long terme d'affecter la croissance et la récolte des fruits. Il s'agit d'un bel exemple de collaboration potentielle entre chercheurs, communautés rurales et organisations commerciales régionales pour remédier à l'anémie des économies locales dans les pays en développement. (NRI, 24/10/2012)
23/11/2012
Dans son édition du 25 octobre 2012, le bulletin d'information Fresh de l'AVRDC passe en revue les résultats d'une étude menée en Tanzanie parmi des riziculteurs. Cette étude révèle que ces riziculteurs devraient diversifier leur production pour y inclure des légumes.À Morogoro, l'une des principales régions productrices de riz en Tanzanie, les riziculteurs utilisent l'eau résiduelle de l'irrigation pour cultiver des légumes et ainsi accroître leurs revenus. D'après l'étude, si l'eau d'irrigation est facilement disponible, les autres intrants nécessaires pour la production de légumes sont plus difficiles à obtenir. L'étude a permis d'identifier les obstacles à la production, à la commercialisation et à la consommation de tomates, de poivrons et d'aubergines africaines, mais aussi d'évaluer le risque des maladies et des ravageurs dans la région, ainsi que la contamination des légumes par les microbes, les pesticides et les métaux lourds dans les exploitations et sur les marchés. Il ressort de cette étude que, pour stimuler la production de légumes dans la région, il faudra faciliter l'accès des agriculteurs au crédit et aux intrants, tels que les engrais et les semences issues de variétés améliorées et à haut rendement, plus résistantes aux ravageurs et aux maladies. Il convient également de renforcer les services de vulgarisation afin de proposer aux agriculteurs une source fiable d'informations sur les pratiques de gestion intégrée des cultures et des ravageurs. L'étude a montré la nécessité de systèmes d'information de marché plus solides pour faciliter l'accès des agriculteurs à des marchés plus larges et plus lucratifs, comme les chaînes de supermarchés et les transformateurs alimentaires. Le développement des compétences est un autre domaine qui requiert l'attention ; à noter que les agriculteurs bénéficieront d'une formation à la tenue de registres et à la gestion d'entreprise. (AVRDC Fresh, 25/10/2012)
23/11/2012
Telfairia occidentalis est un légume indigène consommé par des millions de personnes au Nigeria. Les graines font l'objet d'une forte demande dans la mesure où elles servent à la production d'une huile alimentaire pour fabriquer de la margarine. Cependant, les producteurs commerciaux de la Middle Belt, zone intermédiaire entre le nord et le sud du Nigeria, s'approvisionnent en graines de Telfairia dans les États du sud-est du Nigeria. Ils affirment que les graines des accessions qui poussent dans cette région ne sont pas aussi viables que celles de la partie sud-est du pays. En conséquence, les graines sont peu abondantes et très onéreuses au moment du semis. Cette étude visait à mesurer la perception de la diversité par les agriculteurs et à déterminer l'état de la production de la courge cannelée dans le but de faciliter les études ultérieures et de lever ainsi tous les obstacles qui entravent la production des graines de Telfairia. D'après les résultats de l'étude, les exploitants agricoles - en majorité des femmes (78 %) - ont pu identifier deux cultivars (Ugwu-elu et Ugwu-ala) grâce à leurs caractéristiques distinctives : feuilles, tiges, fruits et graines. La culture a été réalisée sur de petits billons, avec deux graines plantées dans un trou d'environ 6 cm de profondeur, et un espacement de 31 x 45 cm, pour une population d'environ 71 700 plants par hectare. Cette culture n'a pas nécessité d'apport d'engrais ni de paillage. En revanche, il a fallu désherber puis irriguer. Il semble que la production de graines soit possible à Makurdi et que les obtenteurs puissent développer des variétés de graines de Telfairia. (African Journal of Biotechnology, vol. 7, n° 8, 17/04/2008)
23/11/2012
Le sorgho fait partie de l'alimentation humaine en Inde, en Afrique et dans certaines régions du Japon. Il est essentiellement utilisé pour l'alimentation des animaux aux États-Unis mais il s'agit d'un produit d'exportation américain majeur qui est également vendu sur le marché intérieur pour faire de la farine sans gluten. Étant une plante tropicale à l'origine, des chercheurs du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) cherchent à accroître la tolérance au froid et le niveau de production du sorgho. Ils ont découvert des gènes tolérants au froid dans des cultivars chinois et s'en servent pour créer des lignées que les sélectionneurs peuvent utiliser pour produire des variétés commerciales plus résistantes. Ces recherches sont en phase avec la priorité donnée par l'USDA à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans le monde. L'extension de la gamme du sorgho bénéficiera également aux producteurs à l'étranger. Jusqu'ici, les scientifiques ont livré 171 lignées autofécondées à des sélectionneurs et des groupes de chercheurs à travers le Réseau d'information sur les ressources génétiques (GRIN) de l'ARS. Deux de ces groupes au moins ont demandé des informations supplémentaires sur cette population. En outre, ils ont publié une carte génétique de 141 marqueurs génétiques dans la sélection moléculaire qui permettra aux sélectionneurs de déterminer plus facilement la tolérance au froid. (USDA ARS, 17/10/2012)
23/11/2012
Une nouvelle variété de patate douce introduite dans le district de Gakenke, au Rwanda, a permis de tripler les rendements, de 4 à 12 tonnes par hectare. Cette nouvelle variété appelée patate douce à chair orange a été introduite par la Sweet Potato Action for Security and Health in Africa (SASHA), conjointement avec le Conseil rwandais de l'agriculture (Rwanda Agriculture Board), qui a multiplié 875 800 boutures de patate douce et les a distribuées aux agriculteurs. Outre la culture des patates douces, la SASHA a formé des agriculteurs à la préparation de beignets de patates douces issues de leur production, leur ajoutant ainsi de la valeur. Lire l'article sur AllAfrica (15/10/2012).
23/11/2012
Des chercheurs de l'Université et du Centre de recherche de Wageningen, aux Pays-Bas, ont découvert un facteur génétique qui rend les plants d'orge résistants au sel. La salinité des terres agricoles est un problème à l'échelle mondiale qui est aggravé par le changement climatique. Les scientifiques et les sélectionneurs de plantes du monde entier cherchent à mettre au point des cultures tolérantes au sel. Dans ses travaux de recherche, Nguyen Viet Long, étudiant en doctorat, a étudié la croissance de plants d'orge dans des conditions de forte salinité, aux fins d'adapter l'orge aux milieux salés. Il a découvert deux régions de séquence dans les chromosomes de l'orge qui sont à la fois moins sensibles aux fortes concentrations d'ions de sel et plus résistantes au stress osmotique causé par les sols salins. Nguyen espère que des variétés d'orge pouvant être cultivées sur des sols salins seront mises sur le marché d'ici cinq ans. (Wageningen University & Research Centre via Meridian Institute, 30/10/2012)
23/11/2012
Dans le cadre du projet ARCAD (Agropolis Resource Center for Crop Conservation, Adaptation and Diversity)) intitulé « Céréales en Afrique », des études d'agrosystèmes ont été réalisées sur un échantillon d'exploitations agricoles situées dans trois régions administratives de Guinée, en s'intéressant en particulier aux variétés de sorgho et de fonio. Dans le cadre de l'étude, 18 villages ont été visités en août 2012 et des échantillons de variétés précoces de fonio ont été collectés à des fins de génotypage. Ces activités ont été menées par des chercheurs de AGAP et de l'UMR DIADE, en partenariat avec l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), partenaire africain chargé d'organiser la formation et les activités de terrain. (ARCAD, 12/10/2012)
23/11/2012
L'Institut pour l'amélioration internationale des cultures (IICI) du Centre de sciences végétales Donald Danforth a été créé pour donner un nouvel essor aux efforts de recherche, aux améliorations des caractéristiques végétales, au développement et à la biosécurité des produits afin d'étendre la gamme des cultures pour la sécurité alimentaire. L'objectif général de l'IICI est d'apporter aux petits agriculteurs des pays en développement d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine des cultures améliorées avec des rendements plus élevés par hectare, plus riches en nutriments essentiels, tout en étant résistantes aux maladies, aux insectes et à la sécheresse. L'IICI, dirigé par le Dr Paul Anderson, consacrera ses travaux aux cultures de base telles que la patate douce, la banane, le manioc, le sorgho, le maïs, le riz, l'arachide, le millet et le niébé - des cultures qui ne retiennent habituellement pas l'attention des entités commerciales, mais qui sont essentielles pour les moyens d'existence des agriculteurs. Le problème qui se pose à présent est que la recherche agronomique sera sous-traitée à l'extérieur des pays en développement. Les laboratoires nationaux des pays ACP peuvent-ils rivaliser avec les laboratoires de recherche à la pointe de la technologie pour l'obtention de contrats privés ? Pour être en phase avec les réalités du monde agricole ACP, le nouveau centre (si les directeurs de recherche le jugent nécessaire) devra rassembler et acquérir des connaissances sur les conditions et les pratiques locales, ce qui risque d'aggraver la fuite des cerveaux. (Danforth Center, 22/10/2012)
23/11/2012
Le Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF) a publié un rapport qui définit des orientations pour les politiques et les procédures relatives à l'accès et à la collecte d'informations pour les listes taxonomiques nationales. Sachant que ces listes sont des ressources inestimables pour la recherche et les activités liées à la biodiversité, le rapport estime qu'elles devraient être intégrées, coordonnées et disséminées à partir d'une simple plate-forme, puis compilées par des experts en taxonomie. Mais ce n'est pas toujours le cas. Le rapport intitulé « Best Practice Guide for Compiling, Maintaining and Disseminating National Species Checklists » a été produit par l'Institut national sud-africain de la biodiversité (SANBI) grâce à un financement du GBIF. (via IISD Reporting Services, 10/2012)
23/11/2012
Le projet « Sauti ya Mkulima » (la voix du fermier, en swahili) vise à fournir des informations agricoles aux agriculteurs via leur téléphone mobile. Environ 250 000 petits exploitants agricoles kényans recevront des informations fiables et actualisées qui les aideront à augmenter leurs rendements et à améliorer leurs revenus. Outre la diffusion d'informations importantes, le projet contribuera à créer une communauté d'agriculteurs pour partager leurs expériences et échanger des informations sur des rassemblements sociaux, des événements et des opportunités d'emploi. Au départ, le projet s'adressera aux petits producteurs de bananes, de maïs, de mangues, de riz, de haricots et de cultures horticoles (tomates et morelle noire). Des informations sur d'autres cultures seront ajoutées chaque trimestre. (CABI ezine, 10/2012)
23/11/2012
La façon dont la recherche agricole est financée, organisée, contrôlée et pratiquée peut avoir un impact énorme sur les petits producteurs du Sud. Dans de nombreux pays, ce type de recherche est conduit avec des fonds et selon des priorités extérieurs, et s'appuie sur des technologies comme les semences hybrides, qui peuvent affecter la diversité des cultures. Mais les producteurs alimentaires à travers le monde commencent à faire entendre leur voix pour veiller à ce que la recherche agricole réponde mieux à leurs besoins et priorités. Cette note d'orientation rédigée par Michel Pimbert, directeur de recherche à l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED), explique comment une série d'évaluations par des agriculteurs ainsi que des jurys de citoyens en Afrique de l'Ouest ont permis à des agriculteurs d'évaluer les approches existantes et d'articuler des recommandations en matière de politiques et de pratiques reflétant leur propre vision de la recherche agricole. (IIED, 01/2012)
23/11/2012
Diverses approches fondées sur la recherche-action participative ont été élaborées, dont notamment le concept de recherche agricole intégrée pour le développement (IAR4D). En dépit de l'accord conceptuel autour de ces approches et de la promesse qu'elles contiennent, il existe certaines préoccupations concernant non seulement l'impact de ces approches mais aussi leur échelle. Les approches participatives de la recherche agricole ont souvent été considérées comme lentes et coûteuses, cantonnées à certains sites. Leur impact sur la pauvreté est donc jugé par certains comme étant marginal par rapport à la recherche sur les produits de base agricoles qui s'adresse à des millions de personnes. Ce lien mène vers une page web préparée par le PAEPARD, regroupant l'ensemble des présentations effectuées lors de la séance de groupe de la conférence GCARD 2 intitulée « Encourager l'innovation afin d'améliorer les moyens de subsistance », parmi lesquelles figurent notamment : « Direct investment by farmer-led research », Ann Waters-Bayer, Secrétariat de Prolinnova ; « Establishing effective livelihood research partnerships for impact at scale », Patrick Dugan, Programme de recherche sur les systèmes d'agriculture aquatique du GCRAI ; et « Working with national innovation pilot learning sites and inter-regional innovation platforms », Wale Adekunle, directeur des Partenariats et des Alliances stratégiques, Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA). Pour consulter les présentations produites lors de la conférence GCARD 2, cliquez sur ce lien.(PAEPARD, 6/11/2012)
23/11/2012
En 2012, le GFAR et ses partenaires ont lancé un nouveau mécanisme appelé « Gender in Agriculture Partnership » (GAP 2) tout en continuant d'apporter leur soutien à la Plate-forme des jeunes professionnels pour la recherche agricole et le développement (YPARD). En Afrique, par exemple, plusieurs programmes (tels que l'ANAFE-SASACID, le projet UniBRAIN du FARA, TEAM Africa, AWARD et les bourses d'études Borlaug de l'USAID) visent à créer un réseau de professionnels suffisamment bien préparés, engagés et motivés. Plus particulièrement, la session avait pour objectif de convenir d'une série d'actions et de mesures collectives visant à attirer, inspirer et encourager les jeunes et les femmes pour qu'ils s'orientent vers l'agriculture transformative, y compris le développement des systèmes de recherche agricole et des entreprises agroalimentaires. Les participants à la session ont été invités à examiner les questions directrices suivantes : Quels sont les principaux facteurs contribuant au succès des initiatives de responsabilisation des jeunes et des femmes dans la recherche pour le développement ? Ces facteurs sont-ils différents ou similaires ? Quels outils peut-on utiliser pour suivre les progrès réalisés ? Quels programmes, projets et réseaux contribueraient à améliorer le niveau d'apprentissage et l'impact ? Quelles actions collectives (deux ou trois maximum) devrions-nous proposer pour 2012-2014 ? Quels changements et résultats souhaitons-nous partager lors de la prochaine conférence GCARD dans deux ans ? À travers une série de présentations, les participants à la session ont apporté un certain nombre de réponses, sous forme d'enseignements et d'innovations, afin faire progresser l'agenda de la GCARD concernant les jeunes et les femmes et, par conséquent, renforcer les bases de l'agriculture transformative. Cette session a été présidée par Vicki Wilde, AWARD, et facilitée par Judith Francis, CTA. Cliquez ici pour lire le document de référence.
23/11/2012