Knowledge for Development

Publications

Sélection de publications et de rapports concernant la S&T pour le développement dans les pays ACP.


Bulletin d’information FOODSECURE, mars 2014

Le dernier bulletin d’information FOODSECURE – un projet de recherche interdisciplinaire regroupant 19 partenaires originaires de 13 pays, piloté par LEI Wageningen et explorant l’avenir de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau mondial – fournit des détails sur l’atelier de parties prenantes qui s’est tenu à Prague les 27 et 28 février 2014 et un résumé détaillé des travaux de la conférence qui a eu lieu à Addis Abeba en octobre 2013. Le CTA a aidé des scientifiques africains et caribéens à participer à cette conférence.   www.foodsecure.eu/documents/FOODSECURE_e-newsletter_4.htm    (FOODSECURE project, 19/02/2014)

10/04/2014


La stratégie de bioéconomie de l’Afrique du Sud

Le Département des sciences et technologies d’Afrique du Sud, en collaboration avec d’autres parties prenantes pertinentes, a identifié les trois secteurs économiques majeurs – agriculture, santé et industrie – qui ont le plus besoin et tireraient le plus profit des leviers clés pour mettre en œuvre la stratégie de bioéconomie de l’Afrique du Sud. Cette nouvelle stratégie offre une cadre de haut niveau permettant de guider les investissements dans l’innovation et la recherche en biosciences, ainsi que le processus décisionnel, à mesure que l’Afrique du Sud s’adapte aux réalités de la transition vers une économie mondiale à faibles émissions de carbone. Associant poussée technologique et demande du marché, cette stratégie répond aux objectifs et besoins de développement du pays et tient compte de la compétitivité industrielle et agricole du pays.   Aspect important de cette stratégie : la volonté accrue du pays de passer du développement des capacités biotechnologiques – et donc le secteur des biotechnologies dans son ensemble – au développement d’une bioéconomie dans laquelle le secteur des biotechnologies s’unirait au secteur des TIC, aux agences environnementales, aux sciences sociales et autres technologies, en particulier la communauté de pratique des systèmes de savoirs autochtones. Cela permettrait de créer des solutions holistiques et des applications industrielles pour l’agriculture, la santé et l’industrie et, finalement, d’aboutir à la création d’un système d’innovation en biotechnologies d’envergure internationale.    http://www.dst.gov.za/images/ska/Bioeconomy%20Strategy.pdf   (DST, 2013)

10/04/2014


Savoirs, réseaux et nations : collaboration scientifique internationale pour le XXIe siècle

Ce rapport de la Royal Society (Royaume-Uni) est une évaluation – basée sur les données disponibles – de l’évolution de la science et des collaborations scientifiques internationales, destinée à améliorer la compréhension des changements en cours. Il vise à identifier les opportunités et les avantages qui découleraient de la collaboration scientifique internationale, mais également à ouvrir un débat sur la manière dont cette collaboration pourrait permettre de s’attaquer aux problèmes mondiaux plus efficacement. Il explore cette évolution de la géographie des sciences et de l’innovation et examine où et comment la recherche est menée à travers le monde, ainsi que la façon dont la situation évolue. Le rapport présente cinq recommandations majeures : 1) maintenir et renforcer le soutien en faveur d’une collaboration scientifique internationale ; 2) encourager, soutenir et faciliter la collaboration scientifique internationale ; 3) mettre en place des stratégies nationales et internationales pour relever les grands défis mondiaux ; 4) renforcer les capacités internationales afin de garantir que les impacts de la recherche scientifique sont partagés à l’échelle mondiale ; et 5) utiliser de meilleurs indicateurs afin d’évaluer de façon appropriée le réseau scientifique mondial.   http://royalsociety.org/uploadedFiles/Royal_Society_Content/Influencing_Policy/Reports/2011-03-28-Knowledge-networks-nations.pdf   (The Royal Society, 2011)

10/04/2014


Enseignement supérieur et mondialisation : défis, menaces et opportunités pour l’Afrique

Cette publication du Centre de coopération internationale pour le développement universitaire de l’Université de Maastricht (MUNDO, Pays-Bas) est le résultat d’un processus de deux ans au cours duquel les dirigeants de huit universités africaines ont élaboré des plans stratégiques destinés à contrer les effets pervers de la mondialisation et à tirer profit des avantages qui en découlent. Pour les universités d’Afrique subsaharienne, où les capacités de gestion et les capacités administratives sont déjà limitées, il est particulièrement difficile de réagir aux changements apportés au système des savoirs. Ces documents stratégiques élaborés par les dirigeants d’universités tiennent compte des dimensions économique, historique, éducative, sociale et politique de leur pays en vue de développer, voire de renforcer, les capacités nécessaires à la création et à la dissémination de nouvelles connaissances, et d’ainsi améliorer leur compétitivité sur le marché mondial du savoir.  http://acp-edulink.eu/fr/project-news/higher-education-and-globalization-challenges-threats-and-opportunities-africa  Article lié : http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20131114184121685   (ACP EDULINK, 2012)

10/04/2014


Amélioration de la productivité de la papaye à des fins commerciales

Le Dr Rimberia, cinquième prix du concours Femmes et Sciences, explique avoir démontré que la production de plants de papaye sains de sexe identifié permettrait d’aider les agriculteurs à différencier les trois types de sexe de la papaye au stade du semis. Selon elle, des vergers garantissant des plants sains dans lesquels la proportion de plants femelles sera de neuf pour un mâle permettront d’améliorer considérablement le rendement en fruits. Les agriculteurs pourront cultiver davantage de fruits et l’industrie de la papaye produira plus de yaourts et de produits de beauté. « Ce prix accroîtra ma visibilité au sein de la communauté de recherche et de mon université. J’espère ainsi pouvoir obtenir une promotion et des fonds supplémentaires pour mes futurs projets de recherche. Au cours des cinq prochaines années, j’espère devenir professeur associé avec quatre brevets à mon nom et de nombreuses publications scientifiques. »    

28/03/2014


Renforcement de la productivité des porcs dans le croissant du lac Victoria : l’effet du génotype et du régime post-sevrage

Le Dr Rugira, cinquième prix du concours Jeunes professionnels et Sciences, a déclaré que les résultats les plus pertinents de ses travaux ont été de développer une alimentation bon marché et d’encourager les agriculteurs à adopter une nouvelle race de porcs permettant d’obtenir une meilleure qualité de viande. « Les Africains auront accès à une viande de meilleure qualité, ce qui permettra d’augmenter leur apport en protéines. Les moyens de subsistance des éleveurs porcins s’amélioreront grâce aux revenus complémentaires et aux économies réalisées sur l’alimentation. » Et d’ajouter que « cette reconnaissance signifie que nos travaux permettront de mettre en place des projets de recherche-action plus poussés afin de résoudre les problèmes liés à l’élevage. Cette récompense m’a stimulé et me donne l’impression que l’excellence scientifique est reconnue, quel que soit le secteur d’activité concerné. » Dans les cinq prochaines années, le Dr Rugira devrait être au sommet de sa carrière scientifique et espère « encadrer d’autres chercheurs africains, publier dans des revues scientifiques et recevoir une bourse de recherche plus importante et éventuellement diriger un institut de recherche ».

28/03/2014


Sécurité alimentaire en Afrique : une technique innovante de stockage du niébé

Le Dr Binso a reçu le quatrième prix du concours Femmes et Sciences. Lors de son entretien avec Connaissances pour le développement, elle a expliqué que ses recherches avaient révélé l’efficacité du triple ensachage pour réduire les pertes post-récolte de céréales et légumineuses sans utiliser d’insecticides. « Le triple ensachage est une alternative parce qu’efficace pour réduire les pertes de céréales entreposées. Il permet aux agriculteurs de stocker et de vendre lorsque les prix sont élevés. » Elle espère faire commercialiser rapidement cette méthode d’ensachage pour ainsi améliorer la sécurité alimentaire grâce à un approvisionnement régulier de céréales de qualité. « Cette récompense signifie beaucoup pour ma carrière et encouragera les femmes scientifiques dont les travaux contribuent à la sécurité alimentaire. Cela m’incite à aller de l’avant pour aider les petits exploitants agricoles, et notamment les femmes, à améliorer leurs conditions de vie. » Pour les cinq prochaines années, le Dr Binso se voit comme une spécialiste de l’entreposage des céréales et un défenseur du triple ensachage.   

28/03/2014


Valorisation des déchets solides urbains à Lomé : approche méthodologique pour une production durable de compost

Le Dr Koledzi s’est vu décerner le quatrième prix du concours Jeunes professionnels et Sciences. Il estime que le résultat le plus pertinent de ses recherches est le développement d’une plateforme de tri-compostage aujourd’hui capable de traiter vingt tonnes de déchets et employant 35 personnes. Il a déclaré à Connaissances pour le développement que « les producteurs de compost comme les agriculteurs étaient bénéficiaires : le compost est vendu aux agriculteurs qui s’en servent désormais à la place des engrais chimiques pour maintenir voire régénérer la fertilité du sol ». Cette récompense démontre qu’en adaptant simplement les technologies existantes, il est possible d’améliorer la sécurité alimentaire en Afrique. « Ce prix accentuera l’importance des plateformes de tri-compostage et m’aidera également à devenir un enseignant-chercheur accompli. » Au cours des cinq prochaines années, il espère encore travailler en tant que chercheur, avec des engagements au Togo et au Canada.    

28/03/2014


Performances agronomiques des hybrides de maïs hyper-précoces dans des environnements stressés ou non au Nigéria

Mlle Akaogu s’est vue décerner le troisième prix du concours Femmes et Sciences. Elle a indiqué à Connaissances pour le développement être la première à réaliser une étude sur les hybrides hyper-précoces résistants au Striga et tolérants à la sécheresse pendant la période de floraison et de remplissage des grains. Elle estime ses travaux de recherche importants, car l’adoption et la commercialisation de tels hybrides contribueront à la sécurité alimentaire, mais aussi à l’amélioration des revenus et des moyens de subsistance des agriculteurs. Elle a expliqué que cette récompense était pour elle une grande source de motivation et d’encouragement. « Cela m’incite à travailler davantage pour figurer parmi les futurs lauréats du Prix mondial de l’alimentation dans les années à venir. Au cours des cinq prochaines années, j’espère obtenir le poste de responsable du programme de sélection de maïs au Nigéria ou travailler dans l’un des centres du CGIAR afin de mettre au point des variétés de maïs améliorées. » 

28/03/2014


Introduction de gènes tolérants à la chaleur chez les poules Lohmann Brown afin d’améliorer la production d’œufs dans les environnements chauds et humides au Ghana

Le Dr Hagan s’est vu décerner le troisième prix du concours Jeunes professionnels et Sciences. Il a indiqué que le résultat le plus pertinent de ses recherches était la reproduction de races de volailles très productives en milieu tropical chaud et humide. « Avec ces races, on peut augmenter la production d’œufs et améliorer la sécurité alimentaire en Afrique. » Cette récompense confirme que ses recherches ont eu un impact réel. « Elles m’ont ouvert la voie à de nouvelles collaborations internationales et m’ont permis d’obtenir un poste de maître de conférences au sein de mon université. Au cours des cinq prochaines années, j’espère devenir un expert de renommée internationale dans la production locale de volailles et que mon travail aura un impact positif sur la sécurité alimentaire. »  

28/03/2014


Outils d’économie de main-d’œuvre pour les femmes : hachoir à fourrage pour les petits producteurs laitiers en Ouganda

Le Dr Kiyimba s’est vue décerner le deuxième prix du concours Femmes et Sciences. Selon elle, l’efficacité de l’utilisation des hachoirs de fourrage repose sur les structures sociales des ménages, de la communauté, mais aussi sur les structures de soutien. « Pour être efficace, l’agriculture mécanisée doit être intégrée aux stratégies de production existantes ; il faut évaluer les ressources communautaires disponibles et savoir comment les mobiliser pour faciliter l’utilisation des machines. » Cette récompense représente une étape importante dans sa carrière, qui lui fait prendre conscience qu’elle peut, en tant que simple personne, contribuer à améliorer la situation des petits exploitants, même si elle ne pourra pas changer le monde. Au cours des cinq prochaines années, elle compte développer un réseau de chercheurs afin de travailler sur les technologies d’économie de main-d’œuvre, destinées aux femmes notamment.   

28/03/2014


Gestion à l’échelle du paysage de Cymbopogon afronardus (Stapf) invasif dans les pâturages ougandais

Mme Kabiri, deuxième prix du concours Jeunes professionnels et Sciences, a déclaré à Connaissances pour le développement que la cartographie de Cymbopogon afronardus en Ouganda avait révélé une invasion sans précédent de la plante herbacée. « J’ai pu observer qu’une huile essentielle issue de C. afronardus permettait de contrôler Cyperus rotundus, autre espèce herbacée nuisible pour la production agricole en Afrique. C. afronardus est une alternative peu coûteuse et respectueuse de l’environnement. Sa récolte contribuera à améliorer la qualité des pâturages. » Et d’ajouter : « Cette récompense renforce mes capacité à prendre des responsabilités en tant que scientifique. Je réalise aujourd’hui que mes travaux sont importants pour la société et qu’ils contribuent à améliorer la sécurité alimentaire. D’ici cinq ans, j’espère devenir une scientifique renommée contribuant à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en Afrique subsaharienne. »   

28/03/2014


Valorisation des litières de volaille par le compost : évaluation du potentiel de réduction des pathogènes

Le Dr Sobratee s’est vue décerner le premier prix du concours Femmes et Sciences. Son résultat le plus probant est l’identification des points faibles qui permettent la prolifération des bactéries pathogènes pendant le compostage. « Les pratiques optimales de compostage constituent l’une des solutions à envisager pour tenter de résoudre la crise de la fertilité des sols en Afrique. Recevoir le premier prix du concours me donne un sentiment légitime d’accomplissement eu égard à la pertinence de mes recherches. Cela m’a confortée dans l’idée que je pouvais faire la différence dans le domaine de la gestion des ressources biologiques. » D’ici cinq ans, le Dr Sobratee pense se consacrer à l’enseignement et à la recherche à l’Université de Maurice, en s’appuyant sur ses travaux de recherche et développement.  

28/03/2014


Identification des QTL conférant une résistance à la rouille noire du blé dur en Éthiopie

Dr Hailequi s’est vue décerner le premier prix du concours Jeunes professionnels et Sciences, a déclaré à Connaissances pour le développement que ses recherches pouvaient contribuer au développement de variétés de blé résistantes à la rouille noire. « Développer des variétés résistantes à haut rendement augmentera la productivité de la culture du blé et assurera la sécurité alimentaire sur le continent. C’est un immense honneur pour moi de remporter le premier prix. Je me sens très motivée pour continuer de travailler dur et ainsi contribuer à la recherche sur le blé pour les agriculteurs africains. »  

28/03/2014


Rapport sur l’impact de projets liés aux biocarburants dans cinq pays en développement

Réalisé par l'ODI (Royaume-Uni), ce rapport compile les résultats d'évaluations menées début 2013 dans le cadre de projets liés aux biocarburants dans cinq pays : l’Ethiopie, l’Indonésie, le Mozambique, la Tanzanie et la Zambie. Ces évaluations ont été réalisées afin de déterminer : 1) si les pays généralement reconnus comme étant grands producteurs de biocarburants ont vu des niveaux proportionnés d’activités liées aux biocarburants, et 2) si tel est le cas, les projets ont-ils atteint un stade où il est possible d'évaluer l’impact des projets liés aux biocarburants sur la sécurité alimentaire à l’échelon local. Le rapport conclut que dans les quatre pays africains, très peu de données peuvent servir à évaluer les effets possibles d’une augmentation de la production de biocarburants sur la sécurité alimentaire. Il s’avère toutefois nécessaire d'évaluer l'impact du déplacement des populations (et de leurs activités agricoles), qui intervient souvent dans le cadre de projets liés aux biocarburants. Il est trop tôt pour savoir si la réduction du nombre de projets liés aux biocarburants est temporaire ou permanente. Néanmoins, si l'on se base sur les activités interrompues et le temps qu’il faut pour mettre en place de nouveaux projets, force est de constater que la production n'atteindra pas de sitôt un niveau important dans ces quatre pays.     http://www.odi.org.uk/publications/7441-biofuels-land-agriculture-indonesia-ethiopia-zambia-mozambique-tanzania    (ODI, 05/2013)

28/02/2014


Rétrospective : entraves au développement de la chaîne de valeur des bioénergies issues du Jatropha curcas en Afrique – exemple du Kenya

Le Jatropha curcas (jatropha) est un arbuste indigène originaire d'Amérique centrale, qui pousse dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales d'Afrique sub-saharienne (ASS) et d'Asie. Bien qu’essentiellement sauvage, le jatropha est soudainement apparu comme une source prometteuse pour la fabrication de biodiesel au cours des années 2003 à 2009. C'est à ce moment-là que, face à la hausse des prix de l'essence, les intérêts internationaux ont commencé à se porter sur les cultures bioénergétiques. On a alors vanté les mérites du jatropha pour sa production d'huile de haute qualité, sa grande adaptabilité aux différentes zones climatiques et aux divers types de sol, ses besoins minimes en intrants, sa courte période de gestation, sa facilité de multiplication, sa résistance à la sécheresse, aux nuisibles et aux maladies, et sa capacité à pousser dans des conditions marginales, de sorte qu'il ne concurrence pas la production vivrière. Il était présenté comme un « remède-miracle » au problème d'insécurité énergétique dans les pays pauvres, capable de stimuler le développement économique. Par ailleurs, les investisseurs des pays développés se sont montrés particulièrement intéressés par cette culture, qu'ils souhaitaient développer dans de grandes plantations commerciales en Afrique subsaharienne (ASS) et ailleurs, en vue de son exportation.

4/03/2014


Biocarburants : Sont-ils toujours d'actualité ?

Dans la course à la découverte de nouveaux gisements de gaz et au développement de la production d'autres combustibles fossiles, tels que le pétrole de schiste aux États-Unis, en Argentine, en Russie et en Algérie, et vu l'exploitation des sables bitumineux au Canada et le retour au charbon dans certains pays, les biocarburants pourraient sembler sans aucun intérêt. C'est faire fi toutefois du coût élevé, à la fois sur le plan financier et en termes de consommation d'eau, de l’impact sur l'habitat local et des conséquences à long terme pour le changement climatique qui résultent de l'exploitation des anciennes et nouvelles sources d'hydrocarbures fossiles (Crooks, 2013 ; Lattanzio, 2013). Une telle exploitation sape les efforts en vue d'une transition énergétique accordant une importance aux technologies propres de transport, comme les biocarburants. Certaines options déjà offertes par les biocarburants dans les pays en développement sont brièvement examinées dans notre analyse, et les facteurs qui ont contribué à leur effet favorable sur le développement inclusif font l'objet d'une discussion.

4/03/2014


Première étude sur les conseils subventionnaires de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne

En février 2014, le Centre pour la recherche sur l’évaluation, la science et la technologie (CREST) de l’Université de Stellenbosch a publié la première étude approfondie sur les rôles et le fonctionnement des conseils subventionnaires de la recherche scientifique (ou organismes équivalents) dans 17 pays d’Afrique subsaharienne. L’étude révèle que les conseils subventionnaires dédiés sont largement caractéristiques des systèmes scientifiques des pays anglophones. Les pays francophones, comme le Rwanda et le Cameroun, n’ont pas mis en place ce type de conseils. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal disposent toutefois d’organismes de financement efficaces, notamment dans le secteur de l’agriculture. L’étude a permis d’identifier les modèles d’arrangements organisationnels les plus courants pour le financement public de la recherche : le modèle principal-agent (délégation de responsabilité pour le financement de la recherche à un organisme autonome); le modèle différencié par secteur (divers conseils de financement de la recherche par secteur au sein du système scientifique – à l’origine de problèmes de coordination du financement de la science); le modèle multiple principal-agents (organismes de financement « non gouvernementaux », généralement des donateurs internationaux – aucune coordination entre ces organismes); et le modèle intégré principal-agent (extension de l’autorité gouvernementale sans aucune véritable indépendance). L’étude pose les jalons de la réflexion sur la gouvernance et l’élaboration des politiques de S&T afin d’établir des comparaisons entre pays.     http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20140117123959927    http://www.sun.ac.za/english/Lists/news/DispForm.aspx?ID=1130    (University World News and Stellenbosch University, 17/01/2014)

28/02/2014


Initiatives de coopération Afrique/UE dans le domaine des ST&I au niveau régional et multi-pays : cartographie des meilleures pratiques

La dialogue politique Afrique/UE de haut niveau sur les ST&I a commissionné cette étude afin d'évaluer les initiatives de collaboration birégionale existantes dans le domaine des ST&I et d'identifier les meilleures pratiques de coopération Afrique/UE. Cette étude a également permis d’identifier les lacunes et les mécanismes de financement efficaces susceptibles d'avoir un impact positif sur les initiatives de coopération. Sur le plan de la collaboration, du financement et de la participation du secteur privé, le rapport observe que le contexte du financement actuel repose globalement sur les instruments européens et internationaux, ce qui réduit les possibilités d'une véritable co-appropriation. Des projets de cofinancement prometteurs concernant les priorités de recherche communes ont été lancés (notamment par le consortium ERAfrica, www.erafrica.eu). D’après le rapport, le financement conjoint, le renforcement du leadership et une gouvernance efficace, la clarté et la compréhension des objectifs communs, l’amélioration des relations interpersonnelles, le partage équitable des ressources et des bénéfices, la transparence et une communication ouverte, contribuent à instaurer une confiance mutuelle et favorisent la co-appropriation pour une efficacité optimale. D'autres aspects y sont abordés : l'impact, les critères de réussite, les lacunes, les obstacles ainsi que les défis.     http://hrst.au.int/en/sites/default/files/STI%20study%20final%20report%20-%20revision%20October%202013.pdf    (via CAAST-Net Plus, 19/12/2013)

28/02/2014


Ateliers de formation sur la publication en libre accès à l’aide des systèmes de revues en libre accès : compte rendu 2013

Il ressort d’une série d'ateliers de travail sous-régionaux sur les technologies de l'information et de la communication, la gestion de l'information et de la communication, et la gestion de l'information et des connaissances, conduits par l'APAARI (Association des institutions de recherche agricole de l'Asie et du Pacifique), en collaboration avec le Bureau régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique, le GFAR (Forum mondial de la recherche agricole) et d'autres partenaires, que le fait de soutenir un accès libre aux publications scientifiques constituait un obstacle majeur à la plupart des SNRA (Systèmes nationaux de recherche agricole) dans la région. Cette publication donne des informations sur huit sessions de formation pratique : 1) aperçu et caractéristiques des systèmes de revues en accès libre (OJS), 2) hébergement et conception de revues, 3) rôle des utilisateurs et processus éditorial des OJS, 4) personnalisation de l'interface de l'utilisateur et notification, 5) gestion de l'utilisateur et rôle d'un éditeur, 6) statistiques et rapports, publication, sauvegarde et restauration, 7) base de données d’examinateurs, et 8) amélioration de la visibilité des OJS et mise en place d'une communauté de pratique. Cette publication pourrait être destinée aux professionnels concernés par l'édition et la publication de revues sur la recherche agricole, aux planificateurs, aux administrateurs et aux chercheurs au sein de la région Asie-Pacifique.    http://www.apaari.org/publications/ojs-2013.html    (APAARI, 12/2013)   

28/02/2014