Knowledge for Development

Biocarburants

L’élevage et la pêche contribuent de façon vitale à pourvoir aux besoins alimentaires des pays ACP. Dans ces pays, le secteur de l’élevage va des petits producteurs de bêtes sur pied aux grandes entreprises commerciales d’une part, des simples points d’abattage aux abattoirs perfectionnés permettant de réfrigérer et de congeler d’autre part.

La filière des pêches est de son côté en passe de devenir un pôle d’exportation majeur pour de nombreux pays ; des inquiétudes se manifestent cependant en ce qui concerne l’épuisement des stocks de poisson dû à la surexploitation des ressources halieutiques et aux atteintes à l’écosystème.

Biocarburants : Sont-ils toujours d'actualité ?

by Lynn K. Mytelka, Professorial Fellow, UNU-MERIT, Maastricht, Pays-Bas, Distinguished Research Professor, Université Carleton, Ottawa, Canada
Dans la course à la découverte de nouveaux gisements de gaz et au développement de la production d'autres combustibles fossiles, tels que le pétrole de schiste aux États-Unis, en Argentine, en Russie et en Algérie, et vu l'exploitation des sables bitumineux au Canada et le retour au charbon dans certains pays, les biocarburants pourraient sembler sans aucun intérêt. C'est faire fi toutefois du coût élevé, à la fois sur le plan financier et en termes de consommation d'eau, de l’impact sur l'habitat local et des conséquences à long terme pour le changement climatique qui résultent de l'exploitation des anciennes et nouvelles sources d'hydrocarbures fossiles (Crooks, 2013 ; Lattanzio, 2013). Une telle exploitation sape les efforts en vue d'une transition énergétique accordant une importance aux technologies propres de transport, comme les biocarburants. Certaines options déjà offertes par les biocarburants dans les pays en développement sont brièvement examinées dans notre analyse, et les facteurs qui ont contribué à leur effet favorable sur le développement inclusif font l'objet d'une discussion. 04/03/2014
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Rétrospective : entraves au développement de la chaîne de valeur des bioénergies issues du Jatropha curcas en Afrique – exemple du Kenya

by Miyuki Iiyama, Steven Franzel, Navin Sharma, Violet Mogaka, Jeremias Mowo, Ramni Jamnadass
Le Jatropha curcas (jatropha) est un arbuste indigène originaire d'Amérique centrale, qui pousse dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales d'Afrique sub-saharienne (ASS) et d'Asie. Bien qu’essentiellement sauvage, le jatropha est soudainement apparu comme une source prometteuse pour la fabrication de biodiesel au cours des années 2003 à 2009. C'est à ce moment-là que, face à la hausse des prix de l'essence, les intérêts internationaux ont commencé à se porter sur les cultures bioénergétiques. On a alors vanté les mérites du jatropha pour sa production d'huile de haute qualité, sa grande adaptabilité aux différentes zones climatiques et aux divers types de sol, ses besoins minimes en intrants, sa courte période de gestation, sa facilité de multiplication, sa résistance à la sécheresse, aux nuisibles et aux maladies, et sa capacité à pousser dans des conditions marginales, de sorte qu'il ne concurrence pas la production vivrière. Il était présenté comme un « remède-miracle » au problème d'insécurité énergétique dans les pays pauvres, capable de stimuler le développement économique. Par ailleurs, les investisseurs des pays développés se sont montrés particulièrement intéressés par cette culture, qu'ils souhaitaient développer dans de grandes plantations commerciales en Afrique subsaharienne (ASS) et ailleurs, en vue de son exportation. 04/03/2014
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M. Y. Teweldemedhin et L. Mwewa, du Département de l'Agriculture de Polytechnique de Namibie, présentent une évaluation détaillée concernant le statu quo du développement des biocarburants, comprenant des mesures de soutien au renforcement de l’impact social, environnemental et économique de leur développement. Les principaux résultats de l’évaluation montrent que si le marché du biocarburant s'avère lucratif, il y a néanmoins une possibilité de détournement de l'utilisation de la main d'œuvre et de la terre dans les projets liés aux biocarburants, et la pression concurrentielle exercée sur les fournisseurs d’intrants pourrait entraîner une réduction de la production alimentaire et une hausse des prix. En Zambie, toutefois, le prix du jatropha servant de matière première pour la production de biocarburant n’était pas suffisamment attractif pour encourager les agriculteurs à en cultiver davantage, ce qui a suscité certaines interrogations de la part des décideurs politiques.      http://www.academicjournals.org/journal/AJAR/article-abstract/A05DC3E42807    (African Journal of Agricultural Research, 18/12/2014) 28/02/2014
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Trois projets transnationaux de recherche financés pendant la première phase du projet ERA-ARD ont produit un éditorial sur le Jatropha dans la revue GCB Bionenergy. Ils concluent que le Jatropha peut contribuer au développement rural durable en Afrique, mais que sa culture n'est pas aujourd’hui suffisamment productive et rentable pour jouer ce rôle. Des efforts accrus seront nécessaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement – de la production à l’utilisation du Jatropha – seront indispensable pour atteindre cet objectif.     http://goo.gl/5Ny0ry     http://www.era-ard.org/fileadmin/SITE_MASTER/content/Muys_et_al__GCBB_2013_online_first_12_13__15.pdf   (ERA-ARD, 2013) 28/02/2014
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Réalisé par l'ODI (Royaume-Uni), ce rapport compile les résultats d'évaluations menées début 2013 dans le cadre de projets liés aux biocarburants dans cinq pays : l’Ethiopie, l’Indonésie, le Mozambique, la Tanzanie et la Zambie. Ces évaluations ont été réalisées afin de déterminer : 1) si les pays généralement reconnus comme étant grands producteurs de biocarburants ont vu des niveaux proportionnés d’activités liées aux biocarburants, et 2) si tel est le cas, les projets ont-ils atteint un stade où il est possible d'évaluer l’impact des projets liés aux biocarburants sur la sécurité alimentaire à l’échelon local. Le rapport conclut que dans les quatre pays africains, très peu de données peuvent servir à évaluer les effets possibles d’une augmentation de la production de biocarburants sur la sécurité alimentaire. Il s’avère toutefois nécessaire d'évaluer l'impact du déplacement des populations (et de leurs activités agricoles), qui intervient souvent dans le cadre de projets liés aux biocarburants. Il est trop tôt pour savoir si la réduction du nombre de projets liés aux biocarburants est temporaire ou permanente. Néanmoins, si l'on se base sur les activités interrompues et le temps qu’il faut pour mettre en place de nouveaux projets, force est de constater que la production n'atteindra pas de sitôt un niveau important dans ces quatre pays.     http://www.odi.org.uk/publications/7441-biofuels-land-agriculture-indonesia-ethiopia-zambia-mozambique-tanzania    (ODI, 05/2013) 28/02/2014
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