Knowledge for Development

Publications


Nutrition et nomenclature des plantes

Lors du Symposium scientifique international sur la biodiversité et les régimes alimentaires durables organisé par la FAO du 2 au 5 novembre 2010 à Rome, le Dr Mark Nesbitt, ethnobotaniste et conservateur au Royal Botanic Gardens (Kew, RU), et ses collègues, ont présenté les résultats de leur analyse de la qualité des informations botaniques publiées dans diverses revues. Selon eux, l’usage de certains noms botaniques tels que répertoriés dans certaines revues rend souvent très difficile l’identification suffisamment précise des espèces concernées pour pouvoir effectuer une recherche automatique au sein d’une base de données. Cela risque de poser un problème dans la mesure où les scientifiques cherchent à valoriser certaines espèces sauvages et cultivées moins connues afin d’élaborer des régimes alimentaires durables et nutritifs. Sur la base de cette étude, le Dr Nesbitt recommande aux instituts universitaires et de recherche d’adopter et d’utiliser, le cas échéant, les meilleures pratiques en matière de nomenclature des plantes cultivées. Nesbitt M., McBurney R., Broin M. et Beentje H. (2010). Etablir un lien entre la biodiversité, l’alimentation et la nutrition : l’importance de l’identification et de la nomenclature des plantes, Revue sur la composition et l’analyse des aliments, 23 (6), 486-498

10/12/2010


Indications géographiques, conservation in situ et savoirs traditionnels

J. Larson Guerra, Note d’orientation n°3 de l’ICTSD, Novembre 2010Jorge Larson Guerra, biologiste à l’Université nationale du Mexique, a rédigé une note d’orientation dans le cadre du projet du Centre international pour le commerce et le développement durable (ICTSD) sur les ressources génétiques. Après avoir introduit le concept d’indication géographique et fait valoir l’intérêt qu’il présente, l’auteur décrit le cadre juridique des indications géographiques dans les pays en développement, en mettant l’accent sur les efforts qu’ils ont déployés pour mettre en œuvre et promouvoir ce concept dans leurs domaines de compétence. Il décrit également les filières bénéficiant d’indications géographiques spécifiques et explique de manière approfondie leur rôle dans la préservation des patrimoines biologiques et les savoirs traditionnels.Cette note d’orientation contient de nombreuses références et fournit des informations actualisées sur les indications géographiques, naturellement placées au cœur des politiques de développement agricole. Selon l’auteur, « il faut mettre fin au manque d’intérêt suscité par les indications géographiques dans les débats sur la conservation in situ et la protection des savoirs traditionnels, et réfléchir sur leurs inconvénients possibles pour les pays en développement et sur leur contribution positive aux projets de conservation et de développement dans les zones rurales à travers le monde ».

30/03/2011


Cadre de référence de Suwon pour l’agrobiodiversité 2011 : valoriser l’agrobiodiversité pour assurer une production agricole durable dans la région Asie-Pacifique

Le Cadre de référence de Suwon pour l’agrobiodiversité (http://goo.gl/8OKgp) est le résultat de discussions menées en Corée lors du symposium international intitulé « Développement d’une agriculture durable et utilisation de l’agrobiodiversité dans la région Asie-Pacifique », qui s’est tenu en octobre 2010.Ce symposium a permis d’examiner, d’identifier et de redéfinir le rôle et l’orientation de la R&D agricole, notamment dans le contexte de la conservation, afin de valoriser l’agrobiodiversité pour assurer un développement agricole durable. Les participants ont également abordé la question de l’accès aux ressources génétiques et du partage des avantages découlant de leur utilisation.Afin de traiter les diverses questions soulevées, les organisations ont estimé qu’une approche de système intégré s’avérait indispensable pour définir ce cadre : la recherche et la S&T doivent mettre l’accent sur les ressources génétiques, les techniques de conservation, les savoirs traditionnels ainsi que les services écosystémiques, et s’appuyer sur des systèmes d’information et de communication afin de renforcer la collaboration à l’échelon régional.Le document cadre fut produit par l'Association des institutions de recherche agricole de l’Asie et du Pacifique (APAARI), l’Agence coréenne pour le développement rural, Bioversity International, et GFAR, en 2010.

4/05/2011


Manuel de formation sur l’analyse spatiale de la diversité et de la distribution des espèces végétales

Par Scheldeman, Xavier et van Zonneveld, Maarten. Bioversity International. 2010.Ce manuel de formation est destiné aux scientifiques et aux étudiants travaillant dans le domaine de la biodiversité et désireux devévelopper leurs compétences pour mener à bien des analyses spatiales basées sur l’utilisation d’un SIG (notamment des analyses de la diversité et de données écologiques).http://www.bioversityinternational.org/training/training_materials/gis_manual.htmlCes analyses permettent de mieux comprendre l’organisation spatiale de la diversité et de la distribution des espèces végétales, en vue d’encourager les efforts en matière de conservation. Ce manuel met l’accent sur les variétés d’espèces végétales (arbres, plantes cultivées et plantes sauvages apparentées, par exemple) qui contribuent à l’amélioration des moyens de subsistance et/ou sont en voie de disparition.Différents types de données permettent d’expliquer les analyses spatiales de la diversité inter- et intraspécifique : présence d’espèces données de caractérisation morphologique données moléculaires Bien que cette formation mette principalement l’accent sur la diversité des espèces végétales, les types d’analyses décrits dans ce manuel peuvent être appliqués à d’autres organismes, tels que les animaux et les champignons.

4/05/2011


Renforcement des ressources génétiques végétales pour l’alimentation et l’agriculture: Conservation et utilisation dans le Pacifique

Par la Asia-Pacific Association of Agricultural Research Institutions (APAARI); 2011.Cette publication décrit la perspective historique, l’ampleur de la diversité génétique des principales cultures, les institutions qui y sont engagées, les données des fonds génériques, l’amélioration des récoltes, l’utilisation des ressources génétiques, la formation et le renforcement des capacités et la sensibilisation du public. Elle met également en évidence les efforts régionaux déployés en faveur de la préservation et de l’utilisation des ressources génétiques végétales (PGR), les problèmes actuels et les perspectives d’avenir pour la recherche agricole pour le développement. Les plantes racine et les plantes tubéreuses revêtent une importance toute particulière pour la région Pacifique, du point de vue de la sécurité alimentaire et de la nutrition, la génération de revenu et la diversité des cultures. Afin de préserver la précieuse diversité génétique contre une extinction envisageable, tous les pays de la région sont engagés à différents degrés dans des activités liées aux ressources génétiques végétales, et un certain nombre de projets financés de l’extérieur sont en train d’être mis en œuvre sur différents aspects de la collecte, la caractérisation, l’évaluation, la documentation, la conservation et l’utilisation.

30/08/2011


Ethnopharmacologie, production alimentaire, nutrition et conservation de la biodiversité : vers un avenir durable pour les peuples autochtones

VH. Heywood, Centre for Plant Diversity & Systematics, School of Biological Sciences, Université de Reading, UK. J Ethnopharmacol. 1er septembre 2011; 137(1):1-15. Epub 30 mai 2011.L’étude proposée dans cet article inscrit l’ethnopharmacologie dans une perspective interdisciplinaire associant alimentation, nutrition et biodiversité (sauvage et agricole). Elle est située dans le contexte des changements dramatiques que connaît notre planète. L’étude montre en outre l’impact de ces changements sur la santé humaine, la nutrition et sa base de ressources naturelles.L’ethnopharmacologie, la biodiversité, l’agriculture, l’alimentation et la nutrition sont étroitement liées mais souffrent d’une certaine compartimentalisation et d’un manque de communication qu’il conviendra de pallier. Heureusement, une convergence d’intérêts entre les secteurs de la biodiversité agricole et de la conservation de la biodiversité a émergé ces dernières années. La nécessité d’adopter une approche plus large, en rupture avec le modèle agricole conventionnel et qui tente de remédier aux problèmes nutritionnels contemporains, revêt aujourd’hui une importance accrue. De plus, la diversité des cultures, notamment les espèces locales, et la consommation d’espèces sauvages jouent un rôle important dans toute alimentation équilibrée. Les ethnopharmacologues doivent en outre avoir une meilleure connaissance des ressources disponibles – plantes, animaux et micro-organismes – et des actions mises en place dans le cadre des traités, comme le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture ainsi que la Convention sur la biodiversité et sa stratégie mondiale pour la conservation des plantes, afin de lutter contre leur dégradation et leur perte. Si l’âge d’or de l’ethnopharmacologie semble révolu, élargir la question sur les bienfaits de la biodiversité sauvage pour la santé et l’alimentation marquerait le début d’une nouvelle ère. L’étude conclut par une série de suggestions d’actions à mettre en œuvre.

28/09/2011


Biodiversité, des sciences pour les humains et la nature (Dossier thématique d’Agropolis)

Le présent dossier illustre les recherches en biodiversité menées par la communauté scientifique d’Agropolis et contribue ainsi à la visibilité de ce pôle de recherche unique. Ces recherches sont décrites dans quatre chapitres, auxquels s’ajoute un dernier chapitre décrivant celles associant citoyens et scientifiques.· Origine et évolution de la biodiversité· Biodiversité fonctionnelle· Sociétés et biodiversité· Modéliser, scénariser la biodiversité· La biodiversité, une science citoyenneLe précédent dossier thématique d’Agropolis s’intitulait « Agronomie – Plantes cultivées et systèmes de culture »

28/09/2011


Changement climatique, sécurité alimentaire et agrobiodiversité : vers un système alimentaire juste, résilient et durable

Carmen G. Gonzalez, Changement climatique, sécurité alimentaire et agrobiodiversité : vers un système alimentaire juste, résilient et durable (7 février, 2011). Fordham Environmental Law Review, Vol. 22, p. 493, 2011; Seattle University School of Law, Rapport de recherche n° 11-19.Cette étude examine les causes sous-jacentes des crises du système alimentaire mondial et recommande l’adoption de mesures spécifiques destinées à résoudre les problèmes distincts et étroitement liés à l’insécurité alimentaire, à la perte de l’agrobiodiversité et au changement climatique. L’étude conclut que les causes profondes de ces crises sont liées à la domination des chaînes mondialisées d’approvisionnement alimentaire et à la destruction systématique des systèmes alimentaires locaux qui sont sains, écologiquement viables et socialement équitables. Elle montre par ailleurs que l’agriculture durable à petite échelle peut s’avérer être une solution efficace pour désamorcer les crises alimentaire et climatique, mais aussi atténuer les risques de perte d’agrobiodiversité, et appelle la communauté internationale à prendre des mesures juridiques et réglementaires appropriées afin d’amorcer la transition vers un système alimentaire plus équitable, résilient et durable.(via PAR, 31/8/2011)

28/09/2011


Ethnobiologie – Nouveau manuel

Ce volume concis, d’une lecture facile, rassemblant des contributions de chercheurs émérites et avalisé par la Society of Ethnobiology couvre toute une gamme de questions et de pratiques éthiques ainsi que d’approches archéologiques, ethnologiques et linguistiques. Ce manuel unique en son genre met l’accent sur les méthodes et les principes fondamentaux et traite de manière équilibrée tous les grands sous-domaines de l’ethnobiologie; il permet ainsi aux étudiants d’entreprendre des recherches guidées dans les domaines apparentés quels qu’ils soient, depuis l’archéo-ethnozoologie jusqu’à l’ethnomycologie et l’agroécologie. Tous les chapitres couvrent les recherches récentes et beaucoup procèdent selon des approches nouvelles; la plupart présentent des recherches inédites ou récemment publiées. Le lecteur y trouvera des explications claires dans des domaines tels que l’ethnozoologie, l’ethnobiologie linguistique, l’éducation traditionnelle, l’ethnoécologie et les perspectives autochtones. Les initiatives méthodologiques et les actions éthiques y sont également traitées, jusqu’aux pratiques actuelles.

29/09/2011


Biodiversité et facteurs socioéconomiques justifiant les choix d’espèces sauvages d’arbres comestibles dans les systèmes d’agroforesterie du Bénin

Cette étude, menée par des chercheurs de l’université d’Abomey-Calavi, au Bénin, est une évaluation de la diversité des espèces végétales sauvages comestibles et des facteurs socioéconomiques qui sous-tendent les choix de certaines espèces dans les systèmes d’agroforesterie. Au total, l’enquête a recensé 43 espèces sauvages d’arbres comestibles dans les systèmes d’agroforesterie traditionnelle du Bénin. Les chercheurs ont constaté des variations au niveau du nombre, de la diversité et de l’importance perçue des espèces présentes dans ces systèmes, dans les différentes zones socioculturelles du pays. Ils ont relevé trois grandes raisons qui incitent les agriculteurs à conserver ou à planter des arbres comestibles dans leurs champs : la contribution de l’espèce à l’alimentation, son emploi dans la médecine et les cérémonies traditionnelles et leur disponibilité, telle que les agriculteurs la perçoivent, dans la végétation naturelle. (ScienceDirect, 24/8/2011)

2/11/2011


« Agriculture darwinienne » : Comprendre l’évolution pour améliorer l’agriculture

À mesure que la population humaine augmente et que les ressources naturelles s’amenuisent, l’agriculture devra utiliser les sols, l’eau ainsi que les autres ressources disponibles plus efficacement et sans affecter la durabilité à long terme. L’agriculture darwinienne offre une approche entièrement nouvelle basée sur les principes de l’évolution et de la sélection naturelle pour relever ces défis.R. Ford Denison, professeur d’écologie à l’Université du Minnesota, montre comment la biotechnologie et la sélection végétale traditionnelle peuvent faire appel à la théorie de Darwin pour identifier diverses voies prometteuses d’amélioration génétique des cultures et ainsi éviter des impasses coûteuses. Denison explique pourquoi les caractéristiques végétales qui ont été optimisées génétiquement par sélection individuelle ne peuvent être exploitées à des fins d’amélioration génétique. Les caractéristiques telles que la hauteur de la plante ou l’angle d’inclinaison de la feuille, qui déterminent la performance collective des communautés végétales, laissent plus de place pour l’amélioration. Les ingénieurs agronomes pourront également tirer parti de comparaisons plus sophistiquées parmi les communautés naturelles et de l’étude des espèces sauvages dans les environnements au sein desquelles elles évoluent.L’agriculture darwinienne révèle pourquoi il convient parfois de ralentir ou même d’inverser les tendances évolutives lorsque celles-ci ne sont pas conformes aux objectifs fixés et dans quelle mesure il nous est possible de glaner de nouvelles idées provenant d’innovations extraordinaires issues de la sélection naturelle des espèces sauvages.(Agro.biodiv.se, 19/04/2012)

31/05/2012


Aquaculture : le potentiel des espèces de petits poissons riches en nutriments pour améliorer la nutrition et la santé humaine

Ce document publié par le WorldFish Centre examine le potentiel de diverses espèces de petits poissons pour lutter contre la faim cachée. Les petits poissons constituent un aliment commun, base de l’alimentation de tous les jours pour de nombreuses populations dans les pays pauvres. Ces populations souffrent également de sous-nutrition, notamment de carences en micronutriments (la faim cachée). Des études menées en milieu rural au Bangladesh et au Cambodge montrent que les petits poissons représentent 50 à 80 % des captures lors de la pleine saison de production. Les petits poissons constituent un aliment très apprécié. Ils apportent de multiples nutriments essentiels et sont reconnus pour leurs bienfaits sur la nutrition, la santé et le bien-être des populations. Dans la mesure où la plupart de ces petits poissons se mangent entièrement, ils sont particulièrement riches en calcium et certains sont également riches en vitamine A, en fer et en zinc. Dans les régions dotées de ressources halieutiques importantes, il serait opportun d’intégrer cet aliment riche en nutriments dans les programmes et les politiques agricoles et ainsi accroître la production afin d’améliorer la nutrition et la santé des populations. (WorldFish Centre, 05/2012)

11/07/2012


Réduire les dégâts causés par les ravageurs et les maladies grâce à une meilleure utilisation de la diversité variétale des cultures traditionnelles

Les pertes annuelles mondiales de récoltes causées par les ravageurs et les maladies sont en grande partie la conséquence de variétés cultivées en monoculture, ou de variétés cultivées présentant une résistance uniforme. Cette résistance uniforme est due à l’évolution et à la dynamique des populations de ravageurs et de pathogènes capables de surmonter les nouveaux gènes de résistance utilisés en sélection. On assiste alors à des phases d’expansion et de récession marquées. Dans les pays en développement, la diversité variétale des cultures gérée par les agriculteurs eux-mêmes constitue l’un des principaux moyens de réduire les dégâts occasionnés par les ravageurs et les maladies. Grâce à des essais qui se sont déroulés sur plusieurs sites, il a été possible d’identifier les variétés traditionnelles résistantes aux ravageurs et aux maladies lorsque celles-ci étaient cultivées hors de leur site d’origine. La diversité accrue des variétés de cultures, mesurée par le nombre de variétés (la richesse) et la régularité de leur distribution, a permis de diminuer le nombre de dégâts occasionnés sur ces sites, mais aussi de réduire la variance des dégâts dus à la maladie. Sur les sites présentant une incidence élevée de la maladie, les exploitants qui cultivent des variétés plus diverses ont subi moins de dégâts par rapport aux sites qui présentaient une incidence plus faible. Une stratégie de minimisation des risques s’avère donc essentielle pour une meilleure utilisation de la diversité variétale des cultures destinée à réduire les dégâts causés par les ravageurs et les maladies. (ScienceDirect, 19/3/2012)

11/07/2012


Consentement et conservation : tirer le meilleur parti des protocoles communautaires

Un grand nombre de variétés de cultures traditionnelles, de plantes médicinales et d'autres ressources génétiques sont sous la garde des peuples autochtones et des communautés locales, qui ont besoin de droits juridiques pour les gérer. Un nouveau cadre légal émane du Protocole de Nagoya adopté en 2010 par la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Celui-ci requiert un consentement éclairé préalable pour l'accès aux connaissances traditionnelles et aux ressources génétiques, et appelle à soutenir le développement de « protocoles communautaires » qui établissent un régime d'accès et de partage des avantages. Les protocoles communautaires ne concernent pas seulement les droits autochtones : ils permettent de clarifier les attentes des entreprises et des gouvernements, de préserver des ressources biologiques irremplaçables, et de soutenir l'adaptation au changement climatique et le développement durable. Pour pouvoir tirer parti de ces avantages, les gouvernements doivent assurer la conformité du Protocole de Nagoya aux lois et réglementations nationales, mais aussi soutenir les processus participatifs communautaires. Les protocoles communautaires sont un moyen crucial de négocier des accords équitables et de conserver la biodiversité locale ainsi que les savoirs traditionnels. (IIED, 10/2012)

23/11/2012


Utilisation des terres et biodiversité dans les zones non protégées : utilisation et gestion des plantes non cultivées par les communautés rurales au Bénin et au Togo

Afin de contribuer à l'élaboration de stratégies d'utilisation durable des terres agricoles et de conservation de la biodiversité dans les zones qui ne bénéficient pas de protection formelle, des chercheurs d'AfricaRice et de l'Université de Wageningen, entre autres, ont mené une étude portant sur l'utilisation et la gestion des plantes non cultivées offrant des services écosystémiques importants dans les vallées intérieures au sud du Bénin et au Togo, mais aussi sur les perceptions locales des changements en termes de biodiversité et de leurs causes. Les utilisateurs locaux de plantes non cultivées perçoivent l'agriculture et la construction comme des facteurs importants qui contribuent à l'appauvrissement de la diversité des ressources végétales (non cultivées). Toutefois, ils ont également collecté de nombreuses espèces utiles dans les champs et les villages. Une petite réserve forestière communautaire et un jardin communautaire de 2 hectares représentaient les seules formes organisées de gestion de la conservation. Les initiatives de conservation ad hoc observées comprenaient la cueillette sélective d'éléments de la plante, la préservation des arbres lors du défrichement et la conservation de certaines mauvaises herbes utiles dans les champs cultivés. Les efforts futurs de développement et de préservation des multiples fonctions écosystémiques dans les zones non protégées devront tenir compte des savoirs, des intérêts et des besoins des communautés locales. (Society and Natural Resources: An International Journal, vol. 25, n° 12, 2012)

23/11/2012


Vers la fin de la monoculture : perte de variétés alimentaires et de diversité culturelle

La perte de la diversité génétique de milliers de plantes et de cultures est bien documentée au moins depuis les années 1970 et a été expliquée comme étant le résultat de conditions épistémologiques et politico-économiques propres à la révolution verte. Dans le contexte politico-économique de la révolution verte et avec les priorités d'après-guerre sur les économies d'échelle et la croissance axée sur les exportations, les variétés uniques de cultures à haut rendement ont remplacé de nombreuses variétés qui n'ont peut-être pas le même rendement mais qui sont capables de résister aux ravageurs, aux maladies et aux conditions climatiques changeantes. De plus, les récoltes n'ont pas toutes la même destination. Si les petits exploitant pratiquant une agriculture de subsistance utilisent un large éventail de variétés de cultures pour se nourrir et pour des échanges commerciaux sur une petite échelle, le système économique industriel requiert de grandes quantités d'une seule variété de maïs, récolté mécaniquement et de façon simplifiée, par exemple. Diverses variétés de cultures différentes sont récoltées à la main, alors qu'une seule et unique variété de blé peut être récoltée en un seul lieu au moyen d'une machine. En cela rien de nouveau. Cet article vise à analyser comment les deux préoccupations parallèles, perte variétale et perte culturelle, sont étroitement liées dans le processus socio-politique de standardisation, mais aussi à expliquer certaines poches de résistance. (Sustainability 2012, 4(11) via Agricultural Biodiversity Weblog, 7/11/2012)

23/11/2012


Afrique : accroître la production alimentaire en améliorant la productivité des cultures insuffisamment étudiées

Zerihun Tadele (université de Berne, Suisse) et Kebebew Assefa (centre de recherche en agriculture de Debre Zeit, Éthiopie) ont dressé un aperçu des principales cultures insuffisamment étudiées (dites « orphelines ») d’Afrique (teff, fonio, gesse, okra, amaranthe, entre autres) et dressé la liste de leurs propriétés désirables et non désirables, des connaissances actuelles (sur les plans économique et scientifique) concernant les efforts de production et d’amélioration (ainsi que les organisations travaillant sur ce sujet). L’appel à une révolution agricole nécessite d’explorer davantage si ces cultures orphelines d’Afrique peuvent tirer parti des techniques modernes d’amélioration afin de pérenniser le secteur agricole sur le continent. Les partenariats, la participation des agriculteurs et les capacités de recherche modernes consacrés à ce type de cultures pourraient permettre d’améliorer les variétés cultivées.(Agronomy 2012, 2(4), 240-283)

8/02/2013