Une traduction française de ce dossier sera bientôt disponible
Des chercheurs du projet Climate Resilient Wheat (Blé résistant au climat) ont pour objectif de mettre au point de nouvelles variétés de blé résistantes à la chaleur à l’aide d’outils de sélection destinés à identifier les gènes associés à cette tolérance. Ils espèrent obtenir dans un délai de cinq ans leurs premières variétés résilientes au climat. Si les recherches seront menées dans les plaines indo-gangétiques, toutes les régions productrices de blé dans le monde confrontées à des défis, tels que la pénurie d’eau et l’élévation des températures, tireront parti des résultats de ces recherches. La productivité d’un plant de blé diminue considérablement lorsque les températures dépassent les 28°C, en particulier au moment de la floraison.(EurekAlert, 9/04/2013)
22/05/2013
Un gène de laitue, et un enzyme associé qui freine la germination par temps très chaud, a été identifié afin de protéger la filière laitue aux États-Unis contre les aléas climatiques. Cette découverte devrait permettre de faire pousser des laitues toute l’année, même à des températures élevées et en condition de stress hydrique. Les chercheurs croient en outre que, dans la mesure où ce mécanisme qui empêche la germination des graines de laitue est commun à de nombreuses espèces végétales, d’autres cultures pourraient être modifiées afin d’améliorer leur germination sous des climats plus chauds et plus secs.(UC Davis, 28/03/2013)
22/05/2013
La capacité d’adaptation au changement climatique de cette coopérative agricole a été améliorée grâce à un cadre de gestion plus souple (apprentissage par la pratique), une analyse des risques fondée sur des prévisions climatiques locales et un renforcement des capacités d’intervention en matière de vulgarisation. Cet article examine dans quelle mesure Green Net, une coopérative sociale agricole thaïlandaise, contribue au renforcement des capacités d’adaptation des producteurs de riz issu du commerce équitable et de l’agriculture paysanne biologique. Il met en lumière les résultats obtenus en matière d’adaptation et les efforts collectifs pour faciliter cette adaptation, mais présente également les avantages de ce type de coopératives ainsi que les enseignements tirés des activités de terrain menées entre 2007 et 2011. (AgriCultures Network, 2013)
22/05/2013
Cet article en quatre parties publié par Big Picture Agriculture fournit une liste des 35 différentes méthodes de conservation de l’eau idéales pour les petites et moyennes exploitations agricoles et les jardins potagers. Si certaines de ces méthodes conviennent aux climats plus secs et d’autres à la culture en altitude, la plupart s’adaptent aux conditions climatiques et aux cultures des pays ACP. (Big Picture Agriculture, 02/2012)
10/04/2013
Le Secrétariat de la Communauté du Pacifique présente les résultats d’un atelier sur les mesures prioritaires d’adaptation au changement climatique dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture aux Fidji. Les DCP côtiers (dispositifs de concentration du poisson) sont apparus comme un outil d’adaptation essentiel et bénéfique à tous, qui devrait répondre à l’augmentation de la demande de poisson alors même que les récifs coralliens se dégradent. Les participants ont examiné, entre autres, les effets que les modifications des paramètres océaniques devraient avoir sur la répartition de la bonite à ventre rayé et les autres habitats et stocks de poissons. L’atelier s’est déroulé à Suava (Fidji) du 12 au 14 décembre 2012. http://sids-l.iisd.org/news/fiji-workshop-identifies-climate-change-adaptation-priorities-for-fisheries-and-aquaculture/ (SPC via IISD RS, 14/12/2012)
7/03/2013
Prenant pour exemple le nord du Ghana, ce document de référence publié par Africa Portal met en avant l’intérêt que suscitent les savoirs autochtones pour les politiques climatiques nationales liées à l’agriculture. Il donne un aperçu de la manière dont les petits exploitants agricoles utilisent les savoirs autochtones pour s’adapter aux changements climatiques extrêmes et examine le défi qui consiste à intégrer ces pratiques dans les politiques. Le débat s’impose sur tout le continent : bien que la production agricole à petite échelle puisse permettre de répondre à l’amplification des variations climatiques, les politiques d’adaptation qui visent à promouvoir le recours à des solutions nécessitant des ressources importantes ne conviennent pas aux petits exploitants agricoles. En outre, les politiques d’adaptation au changement climatique permettraient de mieux intégrer certaines sources de savoirs autochtones. http://www.africaportal.org/articles/2013/01/09/indigenous-knowledge-and-climate-adaptation-northern-ghana (Africa Portal document d’information n° 48, 9/01/2013)
7/03/2013
Cet article présente une nouvelle initiative caribéenne d’agriculture intelligente face au climat qui vise à accroître la productivité agricole en intégrant des informations météorologiques et climatiques dans le processus agricole. Établie à la Barbade, l’Initiative agrométéorologique caribéenne (Caribbean Agrometeorological Initiative), qui encourage cette initiative, a été conçue pour aider la communauté agricole des Caraïbes en lui fournissant des informations sur les signes de saison pluvieuse et la mise au point de systèmes de prévision des organismes nuisibles et des maladies. Les fermiers ont adapté leurs pratiques de gestion de la terre et de l’eau au changement climatique, mais l’on ne sait pas si de nouvelles variétés améliorées ou adaptées leur ont été fournies. Davantage d’informations sur les variétés de cultures les plus adaptées au changement climatique dans la région sont nécessaires. http://www.ipsnews.net/2013/01/in-caribbean-climate-smart-agriculture-bolsters-farm-production/(IPS, 13/01/2013)
7/03/2013
Une équipe internationale de chercheurs a utilisé le génotypage par séquençage pour déterminer la constitution génétique de 971 variétés de sorgho issues de semences du monde entier. Le contrôle génétique de la panicule (structure située au sommet du plant et contenant les graines) a fait l’objet d’un examen approfondi. Par exemple, les graines serrées les unes contre les autres sont préférables pour obtenir un rendement maximal des cultures dans les zones arides; en revanche, dans les zones où les précipitations sont abondantes, un espacement plus large est souhaitable pour permettre aux graines de sécher plus facilement, mais aussi de réduire les pertes dues aux maladies causées par l’humidité. Les chercheurs ont identifié des gènes qui contribuent vraisemblablement à ces caractéristiques physiques. Ils les ont également cartographiés en fonction de la provenance des semences originales. Ce travail a permis de montrer comment diverses variantes de gènes se propagent en fonction du climat régional. http://phys.org/news/2013-01-sorghum-gene-bank-agriculture-climate.html (phys.org, 01/2013)
7/03/2013
Selon AlphaGalileo, des chercheurs de l’université de Göteborg, en Suède, ont découvert que l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone dans l’air avait un impact négatif sur la teneur en protéines des grains de blé, et donc sur sa qualité nutritionnelle. Les résultats sont sans équivoque : « si les niveaux élevés de dioxyde de carbone augmentent souvent le rendement grainier du blé, ils contribuent néanmoins à une baisse de la teneur en protéines brutes », a déclaré Håkan Pleijel, professeur de sciences environnementales au département des sciences biologiques et environnementales de l’université.(via AlphaGalileo, 10/12/2012)
8/02/2013
Le Programme de recherche sur la vulnérabilité, les impacts et l’adaptation au changement climatique (PROVIA) est une initiative mondiale pilotée par le PNUE, l’UNESCO et l’OMM dont le but est d’orienter et de coordonner la recherche sur la vulnérabilité, les impacts et l’adaptation (VIA) au niveau international. Lancé avec l’appui de chercheurs et de décideurs reconnus, PROVIA répond à l’appel urgent de la communauté scientifique qui cherche à mettre en place une approche plus cohésive et plus coordonnée, mais aussi à la nécessité cruciale d’harmoniser, de mobiliser et de communiquer la base de connaissances croissante sur la vulnérabilité, les impacts et l’adaptation. A cette fin, PROVIA agira en tant que réseau de chercheurs, de praticiens et de décideurs cherchant à identifier les lacunes de la recherche et de répondre aux besoins politiques en matière de recherche sur la vulnérabilité, les impacts et l’adaptation au changement climatique. Prenant acte de l’émergence de nouvelles stratégies politiques, des dernières avancées scientifiques et des enseignements tirés de programmes précédents, PROVIA a pour mission – en collaboration avec ses différents partenaires – d’améliorer la coordination de la recherche internationale sur les impacts et les réponses au changement climatique, mais aussi de fournir des informations scientifiques crédibles, de plus en plus prisées par les décideurs du monde entier.
11/07/2012
Le Programme du CGIAR sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire s’améliore grâce au générateur stochastique de conditions météorologiques MarkSimGCM, qui permet à l’utilisateur de générer des données météorologiques plausibles à l’aide de modèles et de scénarios présentés dans le quatrième rapport d’évaluation du GIEC. Le nouvel outil, Marksim_Standalone, a été mis au point grâce à l’application web MarkSimGCM. Il est conçu pour les utilisateurs informatiques qui doivent traiter un maximum de données sans passer par une interface. Il permet de traiter de multiples données météorologiques : précipitations, températures maximales et minimales, et radiations solaires. Il permet en outre de produire des fichiers météorologiques entièrement compatibles avec le système de modélisation des cultures DSSAT (Système d’aide à la décision en matière de transfert de technologie agricole). (CCAFS, 5/4/2012)
11/07/2012
Selon une nouvelle étude, les sociétés les plus défavorisées seraient plus à même de s’adapter aux menaces que pose le changement climatique pour l’approvisionnement en denrées alimentaires. Penser que la richesse d’un pays permet d’éviter la sécheresse et la famine n’est qu’un leurre. Et les pays les plus pauvres deviennent encore plus vulnérables dès l’amorce d’une transition vers l’agriculture moderne. Avant de tirer les bénéfices de la modernisation, il existe une période cruciale durant laquelle la vulnérabilité de ces pays aux problèmes tels que la sécheresse s’accentue. Par exemple, le passage d’une agriculture pastorale à une agriculture sédentaire peut à long terme être bénéfique pour les populations locales, une fois l’introduction de nouvelles techniques assurant des rendements plus élevés, de cultures résistantes aux sécheresses ou encore d’équipements agricoles modernes. Des investissements sont néanmoins nécessaires pour travailler et il faut beaucoup de temps aux petits agriculteurs pauvres pour se constituer le capital nécessaire. Dans le même temps, la plupart des terres ont été divisées en parcelles privées et sont aujourd’hui fermées par des clôtures. De ce fait, les éleveurs ne sont plus en mesure de faire face à la sécheresse, contrairement à leurs ancêtres pastoralistes – qui déplaçaient simplement leurs troupeaux pour les mener vers de nouveaux points d’eau. (NERC Planet Earth Online, 1/6/2012)
11/07/2012
L’annonce fin 2011 de la transformation réussie de neuf lignées de maïs transgénique par des chercheurs financés et coordonnés par l’ASARECA a fait sensation sur le continent. Les plants transformés avec des gènes conférant une tolérance à la sécheresse ont un indice de tolérance plus élevé au déficit hydrique et certains gènes, une fois incorporés dans le génome du maïs, peuvent aider le maïs à revenir à la normale après assèchement complet. Les plantes peuvent se flétrir mais aussi revenir à la normale, à la faveur d’une réhydratation ou d’une irrigation après 24 à 72 heures. Les neuf lignées – deux lignées éthiopiennes, trois lignées kenyanes, deux lignées soudanaises et deux lignées tanzaniennes – doivent être préalablement testées en laboratoire avant d’arriver à leur destination finale : l’assiette des agriculteurs. (ASARECA, 5/2012)
11/07/2012
Le nouveau centre d’Afrique australe pour les sciences et services pour l’adaptation au changement climatique et la gestion durable des sols (SASSCAL), basé en Namibie, travaille en collaboration avec les établissements d’enseignement supérieur de la région pour mettre au point de nouveaux cours de premier cycle dans le domaine du changement climatique. Peter Erb, l’un des deux directeurs nationaux de programmes au Centre SASSCAL, a déclaré à University World News que les cours – dispensés au niveau de la maîtrise – contribueraient aux efforts visant à renforcer la capacité des pays d’Afrique australe à s’adapter aux impacts du changement climatique. SASSCAL travaille en collaboration avec des institutions basées en Angola, au Botswana, en Namibie, en Afrique du Sud et en Zambie. Créé à l’initiative du gouvernement allemand, SASSCAL est l’un des deux centres scientifiques régionaux financés par l’Allemagne sur le continent – l’autre étant basé en Afrique de l’Ouest. (University World News, 14/6/2012)
11/07/2012
Le programme pour le déploiement des technologies liées aux énergies renouvelables de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié une étude sur les énergies renouvelables dans les îles et les régions éloignées (REMOTE). L’objectif est d’ouvrir de nouvelles perspectives politiques pour rendre ces îles et régions éloignées largement indépendantes de l’importation des énergies fossiles et des infrastructures de transmission d’énergie trop coûteuses. Cette étude permet aux décideurs de mieux appréhender les problèmes techniques, économiques et énergétiques auxquels les régions reculées doivent faire face. Elle présente en outre différentes options politiques pour y accélérer le développement des énergies renouvelables. Il convient d’offrir aux décideurs, tant au niveau national, régional que local, les perspectives et l’inspiration pour développer des stratégies énergétiques durables.(IICD SIDS, 27/04/2012)
31/05/2012
L’Initiative de programmation conjointe « Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique » (FACCE–JPI, http://www.faccejpi.com/) a annoncé l’approbation du financement de sa première action conjointe, qui regroupe 67 groupes de recherche de dix-sept pays européens. Dans le cadre de son agenda de recherche, l’Initiative abordera la modélisation des impacts du changement climatique sur l’agriculture et la sécurité alimentaire en Europe, ainsi que la réduction des incertitudes concernant les scénarios du changement climatique. La FACCE-JPI a élaboré un instrument innovant sur mesure – un « pôle d’excellence » – associant trois dimensions complémentaires : travail en réseau, recherche et renforcement des capacités. (Via WUR, 12/04/2012)
31/05/2012
Cinquante à soixante pour cent des élevages de crevettes sont implantés dans les zones de bord de mer des pays asiatiques, souvent dans des mangroves (forêts côtières) qui ont été défrichées. L´empreinte carbone de crevettes produites sur ce type de terres est environ dix fois plus importante que la quantité de bouf équivalente produite en zone de forêt tropicale. (Physorg via The Atlantic Wire, 18/02/2012)
1/05/2012
Une équipe de chercheurs de l´Université du Nebraska-Lincoln, aux États-Unis, a montré que les plantes soumises à une période de sécheresse antérieure supporteront mieux de nouvelles périodes de stress hydrique. Les travaux de recherche confirment pour la première fois la base scientifique que les jardiniers et les pépiniéristes professionnels ont souvent apprise à force de persévérance : une privation d´eau de quelques jours favorise le développement des jeunes plants et leur endurcissement à la sécheresse avant de les transplanter. Ce phénomène d´endurcissement à la sécheresse a été documenté lorsque les chercheurs ont comparé la réaction des plantes préalablement soumises à un stress hydrique à celle des plantes qui ne l´ont pas été. Les plantes préalablement stressées se remettent plus rapidement la prochaine fois qu´elles seront déshydratées. Plus spécialement, les plantes les moins éprouvées se dessèchent plus rapidement et leurs feuilles perdent leur eau beaucoup plus vite. Les pépinières qui adoptent ce processus d´endurcissement pourront rassurer les petits exploitants agricoles des régions affectées par la sécheresse. (ScienceDaily, 15/03/2012)
1/05/2012
Lors de l’Assemblée générale de l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et en Afrique centrale (ASARECA), le Dr Seyfu Ketema, Directeur exécutif, a annoncé la mise au point de semences de maïs transgénique à l’aide d’une construction génique codée PNOV-ASARAnxzm35. Le gène, également connu sous le nom de gène ASARECA, a été isolé des cellules ovulaires du maïs. Les plants porteurs de ce gène sont plus résistants aux déficits hydriques. Ils se rétablissent complètement après desséchement. Neuf lignées de maïs ont été transformées par l’introduction de gènes conférant aux plants une tolérance à la sécheresse. Ces travaux ont été dirigés par le professeur Jesse Machuka de l’Université Kenyatta, au Kenya. Les neuf lignées ont été multipliées en chambre de culture à l’Université Kenyatta avant essais sur le terrain en milieu confiné.(ASARECA, 18/01/2012)
14/03/2012
Les communautés de familles rurales et celles dont la subsistance est à la merci des aléas climatiques peuvent grandement bénéficier d’une meilleure utilisation des TIC pour réduire la pauvreté et trouver des techniques agricoles durables. A ce titre, les développeurs et les entrepreneurs de tout le continent ont travaillé sur des systèmes mobiles et Web s’attaquant au changement climatique de manière créative. Cette créativité a été récompensée par le département d’Etat américain chargé des affaires africaines à l’occasion du concours Défi Climat organisé par Apps4Africa. Annoncé en janvier 2012, le premier prix a été décerné au Tanzanien Eric Mutta, 29 ans, pour son application « The Grainy Bunch ». Il s’agit d’un système de gestion de l’approvisionnement du secteur céréalier qui surveille l’achat, le stockage, la distribution et la consommation de céréales sur l’ensemble du territoire. L’élaboration de ce système tient compte du fait qu’il est plus facile de vendre les « effets de l’efficacité » que les « effets du changement climatique » aux acteurs de la chaîne d’approvisionnement des céréales.http://www.elearning-africa.com/eLA_Newsportal/youthful-innovation-at-apps4africa/
14/03/2012