Knowledge for Development

Développements

Une traduction française de ce dossier sera bientôt disponible


L’agenda mondial de la recherche sur l’agriculture intelligente face au climat : une base scientifique pour agir

Lors de la conférence scientifique mondiale 2013 sur l’agriculture intelligente face au climat, des chercheurs ont identifié les lacunes à combler dans les connaissances en la matière, mais aussi élaboré des programmes de recherche interdisciplinaire et identifié un certain nombre d’actions scientifiques à entreprendre. L’agriculture intelligente face au climat permet de relever les défis qui consistent à répondre à la demande croissante en aliments, en fibres et en carburants en dépit du changement climatique et des opportunités moins nombreuses pour le développement de l’agriculture sur des terres supplémentaires. Kerri Steenwerth et ses collègues de l’Unité de recherche génétique et pathologique des cultures (Crops Pathology and Genetics Research Unit, USDA) mettent l’accent sur trois thèmes : 1) les systèmes agricoles et alimentaires ; 2) les paysages et les questions régionales ; et 3) les aspects institutionnels et politiques. Le premier thème comprend la physiologie et la génétique des cultures, l’atténuation et l’adaptation pour l’élevage et l’agriculture, les obstacles à l’adoption des pratiques agricoles intelligentes face au climat, la gestion des risques climatiques, l’énergie et les biocarburants. Le second thème inclut la modélisation de l’adaptation et de l’incertitude, le concept de multifonctionnalité agricole, les systèmes alimentaires et halieutiques, la biodiversité forestière, les services écosystémiques et l’exode rural face au changement climatique. Le troisième thème couvre l’adaptation de la recherche afin qu’elle fasse le lien entre les disciplines et l’intégration des contributions des acteurs afin d’établir un lien entre la science, l’action et la gouvernance.   (Agriculture & Food Security, 26/08/2014)

29/10/2014


Associations à grande échelle de la phénologie de la végétation aux précipitations et températures à haute résolution spatio-temporelle

De récentes recherches montrent les liens entre variations de phénomènes périodiques et précipitations et températures de la surface terrestre à haute résolution spatio-temporelle sur la période 2008-2011. Nicholas Clinton et ses collègues du Centre des sciences du système terrestre de l’Université de Tsinghua (Chine) estiment que la réponse de la phénologie (phénomènes périodiques du cycle de la vie animale et végétale) aux variables climatiques constitue un indicateur vital de la transformation de la biosphère pouvant être liée au changement climatique. Les résultats de leurs recherches révèlent des stades phénologiques distincts en raison d’un chevauchement complexe des gradients du climat, des écosystèmes et de l’utilisation des terres/du couvert terrestre. Les données sont conformes aux modèles de limites imposées par les écosystèmes (humidité, température et ensoleillement) à faible pouvoir de résolution et à grande échelle. Les chercheurs ont conclu que ces types de données étaient utiles au développement d’une classification de l’utilisation des terres et du couvert terrestre et permettraient par ailleurs de mieux comprendre la vulnérabilité des paysages naturels et anthropiques au changement climatique.   (Télédétection, 06/08/2014)

29/10/2014


IRENA : favoriser le déploiement des énergies renouvelables dans les États insulaires

Cet article présente deux publications de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) sur le déploiement des énergies renouvelables dans les petits États insulaires en développement et l’amélioration de la compétitivité du secteur du tourisme. La première brochure intitulée « Sur la voie de la prospérité : énergies renouvelables dans les pays insulaires » comprend 24 études de cas menées en Afrique, dans l’océan Indien, en Méditerranée, dans la mer de Chine méridionale, les Caraïbes et le Pacifique. Ces études de cas présentent des solutions d’énergies renouvelables et des partenariats innovants. La seconde brochure intitulée « Opportunités d’énergies renouvelables pour le tourisme insulaire » inclut une analyse du projet Cabeolica Wind au Cap-Vert, qui a contribué à l’objectif que s’était fixé le pays sur le plan énergétique, à savoir porter la part de l’énergie renouvelable à 50 % de sa production à l’horizon 2020, grâce à la construction de 30 turbines dans quatre fermes éoliennes produisant jusqu’à 25,5 MW d’électricité.   (IISD, 02/09/2014)

29/10/2014


L’IRENA évalue le potentiel offert par les énergies renouvelables en Afrique

Cet article examine le potentiel offert par les énergies renouvelables sur la base des ressources disponibles en Afrique. Il présente par ailleurs une méthodologie pour : 1) quantifier le potentiel de production d’énergie solaire et éolienne sur le continent africain ; 2) évaluer le potentiel bioénergétique des cultures destinées à la production de biocarburants de première génération, notamment la canne à sucre, le jatropha et le soja ; et 3) traduire le potentiel des ressources physiques en potentiel de production d’énergie. L’approche est basée sur des données SIG (systèmes d’information géographique) et peut être adaptée aux spécificités de chaque pays, région ou autre zone géographique. Ce document de référence est copublié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et l’École royale polytechnique de Stockholm.   (IISD, 09/2014)

29/10/2014


Des variétés croisées qui donnent rapidement de bons résultats

Selon Natasha Gilberts, de la revue Nature, le génie génétique est en retard par rapport aux techniques traditionnelles de sélection dans la course au développement de nouvelles variétés capables de résister à la sécheresse et de s’adapter aux sols pauvres. Elle fait référence au projet Maïs tolérant à la sécheresse destiné à l’Afrique (DTMA) conduit par le Centre international pour l’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT) qui, depuis 2006, a mis au point 153 nouvelles variétés de maïs particulièrement bien adaptées aux conditions de sécheresse. Le projet IMAS (Maïs amélioré pour les sols africains) – géré en collaboration par le CIMMYT, l’Institut de recherche agricole du Kenya (KARI), le Conseil sud-africain pour la recherche agricole et la multinationale DuPont-Pioneer a, depuis 2010, mis au point 21 variétés conventionnelles ayant permis – lors d’essais sur le terrain – de produire jusqu’à 1 tonne/hectare de plus que les variétés commerciales dans des sols pauvres en azote.   (Nature News, 16/09/2014)

29/10/2014


Augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère : conséquence de la baisse de qualité nutritionnelle des plantes

Andrew Leakey, professeur de biologie végétale de l’Université de l’Illinois, aux États-Unis, et ses collègues affirment que la teneur en zinc, en fer et en protéines diminue dans certaines espèces cultivées sous atmosphère enrichie en CO2. L’équipe a simulé des niveaux élevés de CO2 dans des champs en plein air à l’aide d’un système d’enrichissement en atmosphère libre (FACE), qui diffuse du dioxyde de carbone, en surveille la concentration et ajuste le débit de diffusion, afin de simuler une concentration du CO2 atmosphérique semblable aux conditions futures. Les essais ont montré que la qualité nutritionnelle d’un certain nombre d’espèces parmi les plus importantes dans le monde avait diminué en raison des niveaux élevés de CO2. Le zinc et le fer ont diminué de façon significative dans le blé, le riz, les pois et le soja étudiés. Le blé et le riz subissent également des baisses notables de leur teneur en protéines en présence de concentrations élevées en CO2. Les éléments nutritifs du mil, du sorgho et du maïs sont restés relativement stables à des niveaux de concentration élevés en CO2 parce que ces plantes utilisent un type de photosynthèse (appelé C4) qui concentre déjà le dioxyde de carbone dans les feuilles.   (University of Illinois, 07/05/2014)   

30/06/2014


Des animaux d’élevage capables de survivre au changement climatique

Un rapport du Los Angeles Times décrit les efforts déployés par Carl Schmidt et ses collègues de l’Université du Delaware (États-Unis) pour développer des poulets résistants à la chaleur. Ils tentent de cartographier le code génétique des poulets africains à cou nu afin de déterminer si leur capacité de résistance à la chaleur peut être introduite dans les élevages de poulets aux États-Unis.    http://www.latimes.com/nation/la-na-climate-chickens-20140504-story.html#page=1    (Los Angeles Times, 03/05/2014)    Note de l’éditeur : Julius Kofi Hagan, du Département des sciences animales de l’École d’agriculture de l’Université de Cape Coast, au Ghana, s’est vu décerner le troisième prix du concours Jeunes professionnels et sciences pour ses travaux de recherche sur la reproduction de races de volailles très productives en milieu tropical chaud et humide. L’étude menée dans le cadre de ce programme de reproduction a permis d’introduire deux gènes tolérants à la chaleur – les traits neck (Na), cou nu, et frizzle (F), frisées – chez les pondeuses Lohman Brown, un volatile importé d’origine hybride, afin de les rendre plus productives au Ghana. Comment partager les bénéfices tirés de la mise au point de variétés améliorées aux États-Unis à partir de ressources phytogénétiques en Afrique ? Quels sont les instruments politiques à disposition ? Le Professeur Luke Mumba a informé Connaissances pour le développement que des efforts étaient actuellement déployés sur le continent africain pour protéger et dans le même temps utiliser de manière durable la biodiversité et les savoirs autochtones de l’Afrique. Grâce au soutien du NEPAD/SANBio, le Centre des ressources phytogénétiques de la SADC a publié en juin 2013 des directives sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (www.spgrc.org.zm). Au niveau continental, la Commission de l’UA travaille sur des directives visant à réglementer l’accès, l’utilisation et la protection de la biodiversité et des savoirs autochtones.    

30/06/2014


Les points chauds du changement climatique en Afrique : expliquer l’incertitude

Une étude publiée dans Global Change Biology, menée par Christoph Müller et ses collègues de l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam (PIK), en Allemagne, présente une carte des points chauds du changement climatique en Afrique pour aider à orienter les interventions de sécurité alimentaire au niveau régional. Les chercheurs ont exploré l’étendue des prévisions d’impact du changement climatique et élaboré une mesure d’impact composite afin d’identifier les points chauds du changement climatique, et d’ainsi déterminer la probabilité et l’ampleur des phénomènes. Chaque zone particulièrement vulnérable doit en fait être évaluée au cas par cas, et une analyse de scénarios comme celle-ci au niveau continental ne constitue pas un plan directeur pour l’adaptation : un tel outil pourrait aider à déterminer quels sont les domaines les plus propices à l’affectation des ressources limitées dédiées à l’adaptation au climat grâce à la seule expertise locale.    (PIK, 06/05/2014)   

30/06/2014


Nouveau système de détection, de suivi et de contrôle des conditions de sécheresse agricole

Afin d’évaluer la dynamique de la sécheresse agricole aux États-Unis, Qiusheng Wu, étudiant en doctorat et assistant de recherche, et Hongsing Liu, professeur du Département de géographie de l’Université de Cincinnati, ont utilisé un modèle pour la gestion spatio-temporelle des données (ESTDM) dans le but de détecter, de suivre et de contrôler les conditions de sécheresse. Ce cadre a organisé les données en objets, séquences, processus et événements. Les données ont été collectées par le satellite SMOS (Mission d’étude de l’humidité des sols et de la salinité des océans) de l’Agence spatiale européenne (ESA), premier du genre à fournir une cartographie globale de l’humidité du sol. Les chercheurs ont examiné les épisodes de sécheresse afin d’établir des prévisions quant aux futures sécheresses. En cours d’élaboration, l’outil de prévision utilisera les données du satellite SMAP (Soil Moisture Active Passive) qui sera lancé prochainement.     

30/06/2014


Derniers résultats de la recherche portant sur l’utilisation de l’eau à des fins agricoles et l’adaptation en Afrique

En collaboration avec leurs partenaires au Malawi, au Mozambique et en Zambie, WorldFish, l’Institut international de gestion des ressources en eau (IWMI) et l’Université d’Osnabruck (Allemagne) ont publié les résultats d’une analyse de l’adaptation au changement climatique dans la production alimentaire dans le triangle du Chinyanja en Afrique australe. Le projet a permis d’identifier un certain nombre de changements apportés aux pratiques agricoles en vue de faire face aux phénomènes climatiques. À mesure que le climat devient moins prévisible, les communautés locales ont adopté la pisciculture et les pratiques d’irrigation à petite échelle. Pour faire face à la baisse des précipitations, les agriculteurs augmentent leur capacité de stockage de l’eau et évitent de vider leurs étangs. Les communautés dotées de grandes étendues de terres agricoles commercent désormais avec les communautés qui disposent de ressources en eau relativement importantes. Si ces changements ont permis d’atténuer certains effets du changement climatique, les chercheurs estiment que l’intégration accrue de l’irrigation et de l’aquaculture réduit les quantités d’eau disponibles au niveau local. Le projet recommande aux agriculteurs de planter des arbres le long des rivières afin d’augmenter le couvert forestier, de réduire l’évaporation et l’érosion. Parmi les autres pratiques exemplaires citons : le respect d’une certaine distance entre les cultures et les rives afin de prévenir l’envasement, le traçage de sillons pour ralentir le ruissellement et les plantations précoces afin d’utiliser l’humidité résiduelle.     (IISD, 04/2014)  

30/06/2014


Gestion intégrée des zones côtières : enseignements tirés en matière de renforcement des capacités et de bonne gouvernance

Ce numéro publié par START International (Global Change System for Analysis, Research and Training) explore les connaissances dominantes sur les interactions entre la gestion des zones côtières et leur adaptation, en mettant particulièrement l’accent sur le cadre de gestion intégrée des zones côtières en vue de promouvoir la santé des systèmes écologiques côtiers et marins. La gestion intégrée des zones côtières offre un cadre permettant de gérer durablement ces zones en facilitant l’intégration spatiale et sectorielle, et en assurant une meilleure coordination des activités dans l’espace côtier.   (START International, 19/02/2014)  

30/06/2014


Le rapport du GIEC sur les changements climatiques 2014 pointe un risque croissant pour les cultures

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié son cinquième rapport d’évaluation (AR5) le 31 mars 2014. Les experts du GIEC ont révisé leurs estimations, faisant apparaître des pertes considérables en raison d’une hausse des températures de seulement deux degrés Celsius dans les régions productrices de denrées alimentaires. Dans les rapports précédents, on pensait que seule une hausse de trois à quatre degrés Celsius pouvait avoir un impact significatif sur la production agricole. La modification des estimations communiquées par les experts sur la manière dont le changement climatique affectera l’agriculture constitue l’un des points majeurs du rapport. Ce cinquième rapport d’évaluation souligne que la production de céréales (maïs, blé, riz) pourrait commencer à diminuer d’ici 2030 et baisser de 2 % par décennie (le changement climatique semble déjà affecter les cultures, mais cela a jusqu’à présent été compensé par l’amélioration des rendements agricoles). Les sections du rapport consacrées à l’agriculture sont également résumées sur le blog Agricultural Biodiversity.  http://www.technologyreview.com/news/525891/un-climate-report-warns-of-increased-risk-to-crops/  http://agro.biodiver.se/2014/04/that-ipcc-report-in-3-handy-diagrams/  (MIT Technology Review and Agrobiodiverse, 31/03/2014)

13/05/2014


Évolution et capacité d’adaptation des systèmes agricoles : mesures de soutien à l’adaptation

Jami Dixon et ses collègues de l’Ecole des sciences de la Terre et de l’Environnement (Université de Leeds, Royaume-Uni) examinent dans quelle mesure les tendances (climatiques et économiques) historiques ont influencé les capacités d’adaptation des systèmes agricoles en Ouganda. En comparant deux systèmes agricoles, ils notent trois conclusions majeures : 1) des tendances similaires dans l’évolution des systèmes agricoles ont eu différents impacts sur la diversité de ces systèmes; 2) ces tendances ont contribué à l’érosion des institutions sociales et culturelles informelles, mais aussi à accentuer la dépendance vis-à-vis des institutions formelles; 3) il faut concilier au mieux les composantes de la capacité d’adaptation au niveau des exploitations agricoles, ce qui influe sur la capacité d’adaptation des systèmes agricoles. Afin d’identifier les effets réels des changements climatiques futurs et de leur variabilité, les auteurs soulignent l’importance de reconnaître la nature dynamique de l’adaptation. En réalité, les domaines identifiés en vue d’un soutien accru à l’adaptation comprennent : l’abandon des approches uniques, l’identification et l’intégration de méthodes modernes d’agriculture plus appropriées, le développement d’institutions inclusives (formelles et informelles) et une compréhension plus nuancée du rôle et du processus décisionnel des acteurs externes les plus influents. Il convient d’approfondir les recherches afin de mieux comprendre les avantages et les inconvénients au niveau des exploitations, ainsi que les conséquences qui en découlent à l’échelle spatiale et temporelle.   http://www.mdpi.com/2079-9276/3/1/182   (Resources, 27/02/2014)

13/05/2014


Améliorer l’alimentation du bétail pour lutter contre le changement climatique et l’insécurité alimentaire

Des travaux de recherche menés par l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués (IIASA, Autriche) révèlent que, chez le bétail, le passage d’une alimentation à base de pâturages naturels à un régime complété par des aliments de meilleure qualité permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 23 % d’ici 2030. Si la réduction de viande dans les régimes alimentaires est souvent considérée comme un moyen permettant de réduire les émissions de GES, l’article explique que, au cours des années à venir, il sera plus rentable pour les exploitants de mettre en place des systèmes de production mixtes – systèmes herbagers et aliments de meilleure qualité – que d’avoir recours à une production purement herbagère. Cela permettrait en effet de réduire de 23 % les émissions liées à l’utilisation des terres au cours des deux prochaines décennies sans devoir mettre en œuvre une politique explicite en matière de lutte contre le changement climatique. D’après cette nouvelle étude, la hausse du coût des terrains et l’augmentation continue des rendements agricoles entraîneront une amélioration de l’alimentation animale. De tels régimes alimentaires sont une aubaine non seulement du point de vue de la possibilité de réduction des émissions de GES, mais aussi du point de vue de la maximisation des profits des exploitations et de la production alimentaire.    http://www.iiasa.ac.at/web/home/about/news/20140225-PNAS.html   (IIASA, 25/02/2014)

10/04/2014


Évolution des conditions climatiques extrêmes observées dans la région du Sahel en Afrique de l’Ouest

Ly Mouhamed et ses collègues du Centre régional AGRHYMET (Niger) ont analysé l’évolution de certaines températures extrêmes et d’indices de précipitations dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest. En utilisant les observations quotidiennes des précipitations et de la température disponibles au Centre régional AGRHYMET pour la période 1960–2010, ils sont parvenus à identifier une tendance générale au réchauffement dans la région au cours de cette période, observant notamment une tendance négative dans le nombre de nuits fraîches, une fréquence accrue du nombre de journées chaudes et d’épisodes chauds. C’est le cas non seulement à l’intérieur du continent, mais aussi dans les zones côtières. Les tendances des régimes de précipitations ne sont pas aussi uniformes que celles des températures. Néanmoins, la période étudiée est caractérisée par une tendance générale à la baisse des précipitations annuelles et un nombre maximal de jours de pluie consécutifs. Sur le plan politique, les implications de ces tendances comprennent notamment l’investissement et la promotion de systèmes de production d’énergie respectueux de l’environnement à faible coût, la mise à niveau des infrastructures et des systèmes de production afin de tenir compte des risques de pertes dues aux inondations et/ou aux sécheresses et la promotion de la recherche en vue de développer des espèces végétales/animales et des cultivars/races plus tolérants à la chaleur.    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2212094713000066   (Weather and Climate Extremes, 25/08/2013)

10/04/2014


Le secteur ougandais du café veut façonner une chaîne de valeur résistante au climat

L’Institut international du développement durable (IISD, Canada), le ministère ougandais du Commerce, de l’Industrie et des Coopératives (MoTIC), l’Université Makerere (MAK) et le Climate and Development Knowledge Network (CDKN) ont travaillé en étroite collaboration pendant six mois (2013) afin de fournir une plateforme de dialogue sur la gestion des risques climatiques entre les acteurs de la chaîne de valeur du café. Les résultats de l’étude ont montré que les aléas climatiques, tels que les sécheresses, les inondations et l’évolution du régime des précipitations, affectaient l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du café et à des degrés divers. Ils ont également révélé que les producteurs et les transformateurs de café étaient généralement plus vulnérables aux aléas climatiques que les négociants, les intermédiaires ou les exportateurs, compte tenu de leur diversification limitée, de leurs capacités organisationnelles insuffisantes et d’un contexte politique défavorable. À la suite de cette initiative pilote, les risques climatiques ont pour la première fois en Ouganda été intégrés aux questions liées au commerce à l’échelle ministérielle. Une note d’information à ce sujet a été publiée : « Promotion d’une approche intégrée de l’adaptation aux risques climatiques : enseignements tirés de la chaîne de valeur du café en Ouganda » (« Promoting an Integrated Approach to Climate Adaptation: Lessons from the coffee value chain in Uganda »).    http://www.iisd.org/media/press.aspx?id=270   (IISD, 18/03/2014)

10/04/2014


Tanzanie : adaptation des cultures au changement climatique dans les zones semi-arides

Cet article écrit par Ola T. Westengen et Anne K Brystinf de l'Université d'Oslo en Norvège présente une étude de cas sur le rôle des ressources génétiques et des systèmes semenciers dans l'adaptation aux bouleversements climatiques dans la région agroécologique semi-aride de la Tanzanie. Dans ce cas, l'adaptation des cultures nécessite l'utilisation de variétés améliorées de maïs associées aux variétés locales de maïs et de sorgho. Une étude montre que pour s’adapter aux bouleversements climatiques, les ménages bénéficiant de services de vulgarisation agricole et possédant du bétail sont plus susceptibles d'utiliser les variétés tolérantes à la sécheresse que celles qui n’en possèdent pas. Le système semencier dans la zone étudiée se compose d'éléments formels et informels. Ce sont les canaux informels qui fournissent la plus grande quantité de semences de sorgho et de maïs. La récupération des variétés améliorées de maïs est fréquente et la plupart des ménages pratiquent la sélection des semences. Une évaluation approfondie de trois catégories différentes de ressources génétiques (locales, améliorées et variétés récupérées par les agriculteurs) montre que la tolérance à la sécheresse constitue bien souvent une raison expliquant l’utilisation de variétés locales au détriment des variétés améliorées de maïs et de sorgho.     http://www.agricultureandfoodsecurity.com/content/3/1/3/abstract     (Agriculture and Food Security, 01/02/2014)   

27/02/2014


Evolution du générateur de conditions météorologiques MarkSimGCM

L’outil MarkSim GCM peut être utilisé pour générer des données climatiques quotidiennes (pluviométrie, températures maximales et minimales et ensoleillement) sur plusieurs années, caractéristiques des différents climats de la planète. La première version de MarkSim GCM, disponible depuis juin 2011, a été mise à jour; elle comporte désormais une interface Google Earth. Certaines nouvelles fonctionnalités ont en outre été ajoutées. Par exemple, comme auparavant, l’utilisateur peut pointer n’importe quel endroit sur la surface de la Terre et générer des données météorologiques quotidiennes pour ce point. A présent, l’utilisateur peut également représenter graphiquement des données climatiques, en termes de valeurs moyennes mensuelles de précipitations et de températures maximales et minimales. MarkSim GCM peut aussi servir à générer des données quotidiennes qui sont, dans une certaine mesure, caractéristiques des climats futurs.     http://ccafs.cgiar.org/blog/new-updates-marksimgcm-weather-generator#.UvJUO7Qp_jI     (CGIAR CCAFS, 27/01/2014)   

27/02/2014


L’utilisation du biocharbon pour accroître la productivité des sols et des cultures

David Filiberto (Cornell University) et John Gaunt (Carbon Consulting, Ithaca, USA) explique pourquoi il est nécessaire de clarifier davantage la question de l’optimisation de l’utilisation du biocharbon (charbon de bois) pour stimuler le rendement de différentes cultures et ainsi contribuer à l’amendement des sols. L’ajout de biochar aux sols permettrait d’améliorer leur qualité, de remplacer certains engrais issus de combustibles fossiles conventionnels et de séquestrer le carbone. Toutefois, l’utilisation du biocharbon comme amendement des sols n’est pas une mince affaire. Les auteurs laissent entendre qu’il faudrait mener des recherches plus poussées pour déterminer le taux d’application optimal du biochar. Selon eux, les stratégies axées sur les cultures à forte valeur ajoutée nécessitant un taux élevé d’application d’engrais peuvent s’avérer fructueuses pour assurer la viabilité économique de cette technique.     http://www.mdpi.com/2077-0472/3/4/715      (Agriculture, 17/10/2013)

17/12/2013


Trinité-et-Tobago: les agriculteurs directement touchés par les effets du changement climatique

Ce bulletin d’informations d’IPS montre à quel point le changement climatique à Trinité-et-Tobago affecte les plantes racines, et dans quelle mesure les agriculteurs qui les cultivent souffrent du retard et de la rareté des pluies, bien que torrentielles lorsqu’elles arrivent. Dans de telles conditions météorologiques, les plantes racines poussent plus lentement mais les champs de niébé sont détruits. Frein au développement des insectes volants ravageurs, l’évolution globale de l’intensité des précipitations rend inutile l’usage des pesticides. La prolifération des champignons et des bactéries constitue un phénomène encore plus inquiétant. Des solutions existent pourtant : une meilleure gestion des sols peut-être une solution rapide, mais à long terme, la région devra tout faire pour collecter, préserver et améliorer le germoplasme local afin de développer des cultures plus adaptées.  http://www.ipsnews.net/2013/09/trinidads-farmers-outpaced-by-climate-change/     (IPS, 23/09/2013)

5/11/2013