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Télédétection et SIG

Dans les années 1960 et 1970, la télédétection se faisait à partir d'un avion et surtout à des fins militaires, en utilisant des scanners thermiques à infrarouge (température) et des systèmes à radar (SLAR : Radar aéroporté à antenne latérale). Reconnaissant leur utilité potentielle pour des applications civiles, et avant tout dans les domaines de l'agriculture (estimation des récoltes) et de la géologie (présence éventuelle de pétrole et de gaz naturel), les premiers satellites sur orbite terrestre furent équipés de technologie pour des observations en couleurs de la Terre. Le potentiel de ces observations spatiales pour la météorologie fut très vite découvert, et la communauté météorologique a lancé avec succès une série de satellites météorologiques de plus en plus complexes et plus efficaces les uns que les autres, qui sont encore utilisés jusqu'à nos jours.

Ces dix dernières années, la détection à distance s’est développée de diverses manières, renforçant largement son potentiel d’instrument de soutien à une gestion agricole intégrée et au développement rural durable.Premièrement, la résolution géométrique ou spatiale a été améliorée, ce qui signifie que l’on peut à présent voir des détails terrestres plus petits. Cela permet de mieux observer la végétation et son environnement. Deuxièmement, l’amélioration de la résolution radiométrique ou spectrale alliée à une utilisation complète de l’information provenant de divers canaux spectraux permet d’analyser et d’interpréter de manière plus précise les données de détection à distance sur le plan du type de culture, du type de sol, du stade de croissance et de la présence de maladies. Par ailleurs, cet aspect facilite l’utilisation des données de détection à distance dans des conditions atmosphériques moins favorables. Troisièmement, le nombre de plateformes opérationnelles de détection à distance est en augmentation, ce qui permet un suivi presque continu au niveau mondial. Quatrièmement, l’internet, avec l’élargissement constant de ses capacités, a largement amélioré la disponibilité des données de détection à distance et des données et produits d’information dérivés pour les utilisateurs, même dans les endroits reculés. 02/07/2013
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D’éminents scientifiques originaires d’Afrique et d’Europe ont collaboré à l’élaboration de l’Atlas des sols d’Afrique, qui montre la nature changeante du sol à travers le continent. Il explique l’origine et les fonctions des sols, décrit les différents types de sols que l’on trouve en Afrique et leur pertinence pour les enjeux locaux et mondiaux. L’atlas présente également les principales menaces pesant sur le sol et les mesures prises pour protéger ses ressources. C’est une référence essentielle pour les scientifiques, les praticiens et les décideurs politiques. La prise de décisions éclairée est souvent limitée par le manque de données actualisées sur les ressources des sols africains. Le JRC, en collaboration avec la FAO et des experts scientifiques africains du sol, lancera une évaluation panafricaine sur l’état des ressources du sol lors de la prochaine conférence de l’Association africaine de la science du sol, qui se déroulera au Kenya en octobre 2013.   http://eusoils.jrc.ec.europa.eu/library/maps/africa_atlas/(Centre commun de recherche, Commission européenne, 01/05/2013) 02/07/2013
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Landsat est le premier programme spatial d’observation de la Terre grâce à une collecte quasi constante de données à résolution moyenne. Les images satellites acquises au cours des quatre dernières décennies offrent une ressource unique pour tous ceux qui travaillent dans les secteurs de l’agriculture, de la géologie, de la foresterie, de la planification régionale, de l’éducation, de la cartographie et de la recherche sur le changement climatique. Depuis le 30 mai 2013, toutes les données acquises par le satellite Landsat 8 (appelé Landsat Data Continuity Mission – LDCM – le 11 février 2013) sont disponibles gratuitement sur Internet. Les données collectées grâce aux technologies Operational Land Imager (OLI) et Thermal Infrared Sensor (TIRS) à bord de l’engin spatial depuis le 11 avril 2013 sont désormais accessibles et téléchargeables sur les plates-formes EarthExplorer, GloVis et LandsatLook Viewer.    (USGS, 30/05/2013) 02/07/2013
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L’Association des géographes américains (AAG) a publié en mai 2013 une série de nouvelles cartes du continent africain dans un supplément spécial tout en couleur de la revue African Geographical Review. La nouvelle carte des écosystèmes terrestres standardisés d’Afrique est le résultat des efforts déployés par une équipe de chercheurs africains et américains, composée de 37 experts originaires de 18 pays, ayant travaillé en étroite collaboration afin de produire ces cartes ainsi que la classification des écosystèmes qu’elles contiennent. Afin de modéliser la répartition potentielle des écosystèmes, de nouveaux jeux de données continentales ont été élaborés pour plusieurs couches de données décrivant l’environnement physique à une résolution spatiale supérieure à celle des couches similaires existantes. Une classification hiérarchique de la végétation a été conçue par des scientifiques africains spécialistes des écosystèmes et des géographes spécialistes de la végétation. Ces experts ont également fourni les emplacements des unités de végétation nouvellement classées. Les différents types de végétation et d’écosystèmes ont ainsi été cartographiés au moyen d’un modèle de classification et de régression inductive en arborescence, afin d’essayer de prévoir les zones de répartition potentielle des différents types de végétation à partir d’une suite d’attributs biophysiques de l’environnement, dont la région bioclimatique, la région biogéographique, la lithologie de la surface, la topographie, l’altitude et la couverture terrestre.    (AAG, 01/05/2013) 02/07/2013
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Un chercheur ghanéen a conçu un programme informatique combinant des données satellitaires météorologiques avec des données sur les conditions de circulation sur différents axes routiers. Des informations sur le trafic, les heures de départ idéales et le nombre d’arrêts (souvent illégaux) viennent compléter ces données. Un système qui donne priorité à la vitesse, aux routes planes et en bon état, et permet d’éviter les embouteillages et les longues files d’attente aux postes-frontière. Grâce à une réduction des pertes, les négociants paieront davantage les producteurs et vendront moins cher leurs tomates.  (Good Governance Africa, 01/06/2013) 02/07/2013
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