Knowledge for Development

ACP et dialogue S&T agricoles

Ce dossier représente une plate-forme pour la communauté ACP constituée des scientifiques, des décideurs et autres acteurs impliqués dans l’agriculture et dans les secteurs et disciplines s'y rapportant. Il a pour objectif de favoriser l'échange des connaissances et des expériences afin de stimuler le dialogue politique national et régional et ainsi contribuer à une conception et une mise en place de politiques mieux informées. Deux articles de fond y sont présentés pour susciter des réactions. Ils sont complétés par du matériel obtenu à partir de liens renvoyant à des documents et des sites Web pertinents.

  Les systèmes de production agricole ACP sont très divers ; la communauté scientifique doit être capable de fournir des réponses adaptées aux différents besoins des petits exploitants qui constituent l’ossature de l’agriculture ACP. Elle doit en même temps répondre aux besoins des grandes et des moyennes exploitations qui doivent s’imposer sur tous les marchés en termes de prix, de qualité, de réactivité aux changements de la demande des consommateurs et de fiabilité de l’approvisionnement. C’est là que se trouve le défi : il n’y a en effet pas de panacée, pas d’approche universelle qui permettrait aux chercheurs de répondre aux besoins des petits agriculteurs – dont le premier souci reste la pérennité des besoins de subsistance – et en même temps des plus gros qui souhaitent, pour leur part, rester compétitifs et saisir toutes les opportunités en dépit du danger des dégradations à l’environnement et des contraintes commerciales et économiques. Durant ces dernières années, la région ACP a connu un regain d’intérêt pour les exploitations familiales : on reconnaît désormais leur valeur, aussi bien pour le maintien du tissu social qu’en ce qui concerne la conservation de l’environnement. Ce dossier fournit des points de repère et des leçons tirées de l’expérience en ce qui concerne la façon dont la région ACP doit appliquer une approche stratégique différenciée pour que la science soit mise au service de la performance du secteur agricole ACP.
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Les chercheurs sont continuellement confrontés au défi de répondre plus efficacement aux demandes formulées par les dirigeants, les investisseurs du secteur privé, les fondations de donateurs, les agriculteurs, les personnes intéressées ainsi que d'autres acteurs impliqués dans la chaîne agroalimentaire. Ils doivent fournir des résultats de recherche susceptibles d'améliorer la productivité, la qualité alimentaire et la sécurité alimentaire, dans le but d'atteindre un niveau concurrentiel dans les marchés mondiaux et de contribuer au développement durable tout en luttant contre la pauvreté. Ils doivent, en même temps, être responsables d'un point de vue social et éthique, et contribuer à l'avancement de la science et de la technologie. Comme les exigences de responsabilité augmentent et que les financements diminuent, il est nécessaire d'attribuer des priorités et des stratégies aux réponses.
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Ce dossier contient du matériel, des liens et des documents pertinents sur les discussions liées à la recherche agricole dans les pays ACP avant 2007. 
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M. Othieno vit dans le comté de Busia au Kenya. Il cultivait autrefois du maïs pour nourrir sa famille de six personnes. À chaque saison, son acre de terre ne lui rapportait qu’une récolte de deux sacs de maïs. Cela ne suffisait pas à nourrir sa famille et à envoyer ses enfants à l’école. En 2007, il a participé à une évaluation à la ferme de nouvelles variétés de patate douce (patate douce à chair orangée). Il a appris qu’il pouvait planter et vendre des plants de ces nouvelles variétés. Il est devenu membre d’une plateforme d’innovation permettant aux agriculteurs d’interagir avec des vulgarisateurs, des chercheurs et des représentants de l’agroalimentaire en évoquant les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs et les possibilités qui leur sont offertes d’améliorer leurs moyens de subsistance. Il s’est porté volontaire pour suivre une formation de multiplication de graines pour les variétés de patate douce prometteuses et établies, et s’est forgé une réputation dans son village et dans les villages alentour pour la fiabilité de ses plants. En 2009, il a gagné environ 1 000 dollars US en vendant ses boutures à d’autres agriculteurs en l’espace d’une saison. En 2010, il a reçu de nouvelles boutures de variétés testées et a gagné 1 600 dollars US dans la saison. Grâce à cette nouvelle source de revenus, il est en mesure de nourrir sa famille, d’envoyer ses enfants à l’école, de construire une nouvelle maison, d’élargir son exploitation et a acheté trois vaches. Un agriculteur africain moyen gagne moins d’un dollar par jour. 02/11/2011
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Encourager l’investissement privé dans la recherche agricole : mythe ou nécessité pour les pays en développement

by Joshua Ariga, économiste auprès du Centre international de développement des engrais, Alabama, États-Unis
La plus grande partie de la recherche agricole est menée par des organismes d’État (plus particulièrement des instituts ou organismes nationaux de recherche agricole – NAR), des établissements universitaires, des institutions à but non lucratif en relation interdépendante avec des groupes de producteurs auprès desquels elles perçoivent des cotisations, et des entreprises privées à but lucratif. Il existe en outre un groupe d’entités privées (sociétés, organismes de bienfaisance, trusts et fondations) qui ne mène pas d’activités de recherche mais les favorise en allouant des fonds à des causes ou intérêts spécifiques. 05/09/2011
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L'exécutif des pays ACP et de l'UE demande des preuves concrètes aux chercheurs ; mais qui doit faire le premier pas ?

by Daan Du Toit, Représentant principal S&T du Département sud-africain pour la science et la technologie auprès de l'Union européenne.
La science est un instrument essentiel pour soutenir la croissance et le développement. Telle est la rhétorique politique de nombreux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et de leurs homologues de l'Union européenne (UE). Les Chefs d'Etat de l'Union africaine, par exemple, avaient consacré leur Sommet 2007 au thème de la science et de la technologie (S&T), et leur contribution au développement de l'Afrique (Union africaine, 2007). Ils avaient par conséquent soutenu (à intervalles réguliers) les efforts des pays membres dans la mise en œuvre du « Plan d'action consolidé de l'Afrique pour la science et la technologie » (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), 2005). La science et l'innovation sont également au cœur de la stratégie « Europe 2020 » pour la croissance durable (Commission européenne, 2010). Ces dernières années, par exemple, une attention particulière a été portée à la recherche et à l'innovation dans le cadre des priorités de dépenses des Fonds structurels et régionaux de l'UE, instruments ciblés pour stimuler la croissance économique dans les régions les moins développées de l'Union européenne. 01/07/2011
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Paru dans le numéro de la revue Development sur l’avenir de l’agriculture (http://www.palgrave-journals.com/development/journal/v51/n4/index.html), cet article propose une série d’alternatives africaines respectueuses des droits des agriculteurs et de la biodiversité agricole, et propres à promouvoir une production alimentaire durable.Andrew Mushita et Carol Thompson affirment que, même si la révolution verte en Afrique promeut le mouvement d’appropriation privée étrangère des semences génétiquement modifiées et met principalement l’accent sur l’augmentation du rendement de certaines cultures, ces alternatives africaines respectent les droits des agriculteurs et la biodiversité agricole, à travers une législation et des protocoles innovants, dans le but d’améliorer durablement la production alimentaire. Les auteurs expliquent comment les crises agricoles mondiales ont affecté le continent africain. Examinant dans un premier temps cette bombe écologique à retardement que représentent les agrocarburants et les profonds dysfonctionnements de ce marché aux multiples facettes dus aux interventions des politiques agricoles, ils analysent ensuite les effets de la bio-piraterie en Afrique. Ils se penchent enfin sur les alternatives africaines « qui donnent des résultats sur le terrain » et mettent en exergue le principe international relatif aux droits des agriculteurs et la loi modèle de l’Union africaine relative à la protection des droits des communautés rurales, des agriculteurs et des éleveurs.Pambazuka propose à nouveau cet article déjà publié http://goo.gl/SZPPd.(Source : Pambazuka, 24 mars 2011) 04/05/2011
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