Knowledge for Development

Publications


La stratégie de bioéconomie de l’Afrique du Sud

Le Département des sciences et technologies d’Afrique du Sud, en collaboration avec d’autres parties prenantes pertinentes, a identifié les trois secteurs économiques majeurs – agriculture, santé et industrie – qui ont le plus besoin et tireraient le plus profit des leviers clés pour mettre en œuvre la stratégie de bioéconomie de l’Afrique du Sud. Cette nouvelle stratégie offre une cadre de haut niveau permettant de guider les investissements dans l’innovation et la recherche en biosciences, ainsi que le processus décisionnel, à mesure que l’Afrique du Sud s’adapte aux réalités de la transition vers une économie mondiale à faibles émissions de carbone. Associant poussée technologique et demande du marché, cette stratégie répond aux objectifs et besoins de développement du pays et tient compte de la compétitivité industrielle et agricole du pays.   Aspect important de cette stratégie : la volonté accrue du pays de passer du développement des capacités biotechnologiques – et donc le secteur des biotechnologies dans son ensemble – au développement d’une bioéconomie dans laquelle le secteur des biotechnologies s’unirait au secteur des TIC, aux agences environnementales, aux sciences sociales et autres technologies, en particulier la communauté de pratique des systèmes de savoirs autochtones. Cela permettrait de créer des solutions holistiques et des applications industrielles pour l’agriculture, la santé et l’industrie et, finalement, d’aboutir à la création d’un système d’innovation en biotechnologies d’envergure internationale.    http://www.dst.gov.za/images/ska/Bioeconomy%20Strategy.pdf   (DST, 2013)

10/04/2014


Savoirs, réseaux et nations : collaboration scientifique internationale pour le XXIe siècle

Ce rapport de la Royal Society (Royaume-Uni) est une évaluation – basée sur les données disponibles – de l’évolution de la science et des collaborations scientifiques internationales, destinée à améliorer la compréhension des changements en cours. Il vise à identifier les opportunités et les avantages qui découleraient de la collaboration scientifique internationale, mais également à ouvrir un débat sur la manière dont cette collaboration pourrait permettre de s’attaquer aux problèmes mondiaux plus efficacement. Il explore cette évolution de la géographie des sciences et de l’innovation et examine où et comment la recherche est menée à travers le monde, ainsi que la façon dont la situation évolue. Le rapport présente cinq recommandations majeures : 1) maintenir et renforcer le soutien en faveur d’une collaboration scientifique internationale ; 2) encourager, soutenir et faciliter la collaboration scientifique internationale ; 3) mettre en place des stratégies nationales et internationales pour relever les grands défis mondiaux ; 4) renforcer les capacités internationales afin de garantir que les impacts de la recherche scientifique sont partagés à l’échelle mondiale ; et 5) utiliser de meilleurs indicateurs afin d’évaluer de façon appropriée le réseau scientifique mondial.   http://royalsociety.org/uploadedFiles/Royal_Society_Content/Influencing_Policy/Reports/2011-03-28-Knowledge-networks-nations.pdf   (The Royal Society, 2011)

10/04/2014


Première étude sur les conseils subventionnaires de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne

En février 2014, le Centre pour la recherche sur l’évaluation, la science et la technologie (CREST) de l’Université de Stellenbosch a publié la première étude approfondie sur les rôles et le fonctionnement des conseils subventionnaires de la recherche scientifique (ou organismes équivalents) dans 17 pays d’Afrique subsaharienne. L’étude révèle que les conseils subventionnaires dédiés sont largement caractéristiques des systèmes scientifiques des pays anglophones. Les pays francophones, comme le Rwanda et le Cameroun, n’ont pas mis en place ce type de conseils. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal disposent toutefois d’organismes de financement efficaces, notamment dans le secteur de l’agriculture. L’étude a permis d’identifier les modèles d’arrangements organisationnels les plus courants pour le financement public de la recherche : le modèle principal-agent (délégation de responsabilité pour le financement de la recherche à un organisme autonome); le modèle différencié par secteur (divers conseils de financement de la recherche par secteur au sein du système scientifique – à l’origine de problèmes de coordination du financement de la science); le modèle multiple principal-agents (organismes de financement « non gouvernementaux », généralement des donateurs internationaux – aucune coordination entre ces organismes); et le modèle intégré principal-agent (extension de l’autorité gouvernementale sans aucune véritable indépendance). L’étude pose les jalons de la réflexion sur la gouvernance et l’élaboration des politiques de S&T afin d’établir des comparaisons entre pays.     http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20140117123959927    http://www.sun.ac.za/english/Lists/news/DispForm.aspx?ID=1130    (University World News and Stellenbosch University, 17/01/2014)

28/02/2014


Initiatives de coopération Afrique/UE dans le domaine des ST&I au niveau régional et multi-pays : cartographie des meilleures pratiques

La dialogue politique Afrique/UE de haut niveau sur les ST&I a commissionné cette étude afin d'évaluer les initiatives de collaboration birégionale existantes dans le domaine des ST&I et d'identifier les meilleures pratiques de coopération Afrique/UE. Cette étude a également permis d’identifier les lacunes et les mécanismes de financement efficaces susceptibles d'avoir un impact positif sur les initiatives de coopération. Sur le plan de la collaboration, du financement et de la participation du secteur privé, le rapport observe que le contexte du financement actuel repose globalement sur les instruments européens et internationaux, ce qui réduit les possibilités d'une véritable co-appropriation. Des projets de cofinancement prometteurs concernant les priorités de recherche communes ont été lancés (notamment par le consortium ERAfrica, www.erafrica.eu). D’après le rapport, le financement conjoint, le renforcement du leadership et une gouvernance efficace, la clarté et la compréhension des objectifs communs, l’amélioration des relations interpersonnelles, le partage équitable des ressources et des bénéfices, la transparence et une communication ouverte, contribuent à instaurer une confiance mutuelle et favorisent la co-appropriation pour une efficacité optimale. D'autres aspects y sont abordés : l'impact, les critères de réussite, les lacunes, les obstacles ainsi que les défis.     http://hrst.au.int/en/sites/default/files/STI%20study%20final%20report%20-%20revision%20October%202013.pdf    (via CAAST-Net Plus, 19/12/2013)

28/02/2014


Ateliers de formation sur la publication en libre accès à l’aide des systèmes de revues en libre accès : compte rendu 2013

Il ressort d’une série d'ateliers de travail sous-régionaux sur les technologies de l'information et de la communication, la gestion de l'information et de la communication, et la gestion de l'information et des connaissances, conduits par l'APAARI (Association des institutions de recherche agricole de l'Asie et du Pacifique), en collaboration avec le Bureau régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique, le GFAR (Forum mondial de la recherche agricole) et d'autres partenaires, que le fait de soutenir un accès libre aux publications scientifiques constituait un obstacle majeur à la plupart des SNRA (Systèmes nationaux de recherche agricole) dans la région. Cette publication donne des informations sur huit sessions de formation pratique : 1) aperçu et caractéristiques des systèmes de revues en accès libre (OJS), 2) hébergement et conception de revues, 3) rôle des utilisateurs et processus éditorial des OJS, 4) personnalisation de l'interface de l'utilisateur et notification, 5) gestion de l'utilisateur et rôle d'un éditeur, 6) statistiques et rapports, publication, sauvegarde et restauration, 7) base de données d’examinateurs, et 8) amélioration de la visibilité des OJS et mise en place d'une communauté de pratique. Cette publication pourrait être destinée aux professionnels concernés par l'édition et la publication de revues sur la recherche agricole, aux planificateurs, aux administrateurs et aux chercheurs au sein de la région Asie-Pacifique.    http://www.apaari.org/publications/ojs-2013.html    (APAARI, 12/2013)   

28/02/2014


R&D agricole, prix des denrées alimentaires, pauvreté and malnutrition

Dans cet article, Julian M. Alston (UC Davis, USA) et Philip G. Pardey (Université du Minnesota, USA) réexaminent les liens entre la R&D agricole et ses conséquences pour la nutrition et la santé des pauvres dans le contexte de deux grandes énigmes du 21ème siècle. Premièrement, si de nombreuses populations souffrent encore de malnutrition, paradoxalement, un nombre croissant de personnes – quel que soit leur niveau de revenu ou leur niveau social – souffrent d’embonpoint ou d’obésité. Deuxièmement, les taux d’investissement dans la recherche agricole sont de plus en plus faibles dans de nombreux pays en dépit de l’augmentation continue du taux de rendement social, d’une tendance à la hausse des prix des denrées alimentaires et d’une faible croissance de la productivité agricole dans bon nombre de pays. Les auteurs répondent aux questions suivantes : dans quelle mesure l’abondance agricole (favorisée par les politiques et les investissements dans la R&D publique) est-elle responsable de l’augmentation de l’obésité ?  Quelle est la nature des compromis entre les problèmes sanitaires et nutritionnels qui découlent d’une augmentation de l’abondance alimentaire et les problèmes sanitaires et nutritionnels découlant de pénuries alimentaires ? Les sociétés doivent-elles mettre à profit la R&D agricole comme instrument de la politique de santé publique ou d’autres aspects de la politique sociale ? Les auteurs concluent que dans la réalité politique du financement de la science agricole, il vaudrait mieux accepter un financement sous réserve qu’il soit utilisé à des fins spécifiques.     http://purl.umn.edu/162413   (AgEcon Search, 07/01/2014)

27/02/2014


Agriculture africaine : transformation et perspectives d’avenir

Le NEPAD a publié un document d’orientation intitulé African agriculture, transformation and outlook (Agriculture africaine : transformation et perspectives d’avenir). Le NEPAD y présente cinq domaines d’interventions prioritaires : amélioration de la production agricole; renforcement de la structure et du fonctionnement des marchés; promotion de l’investissement; meilleur accès à l’alimentation et amélioration de la nutrition; et gestion durable des ressources naturelles. Les différentes sections se déclinent comme suit : l’agriculture en Afrique - politiques, institutions et acteurs; défis et opportunités de l’agriculture en Afrique; directives et outils d’action.     http://www.nepad.org/system/files/Agriculture%20in%20Africa.pdf    (NEPAD, 11/2013)  

27/02/2014


Recherche guidée par des solutions pour accompagner le changement en faveur du développement durable

Représentant un large éventail de disciplines et de pays, l’équipe de transition de Future Earth (Terre d’avenir), en collaboration avec les principaux partenaires de l’Alliance des sciences et de la technologie pour le développement durable (Science and Technology Alliance for Global Sustainability), a achevé ses travaux sur la conception initiale de Future Earth, au Conseil international pour la science (ICSU). Le rapport définit la conception initiale de Future Earth, un programme de recherche international sur 10 ans lancé lors de la Conférence Rio+20 des Nations Unies sur le développement durable en juin 2012, comprenant un cadre de recherche et une structure de gouvernance, des réflexions préliminaires sur la communication et l’engagement, le renforcement des capacités et des stratégies éducatives, ainsi que des directives de mise en œuvre. L’agenda de recherche s’articule autour de trois thèmes majeurs : planète dynamique, développement mondial et changement en faveur du développement durable. Le rapport détaille les principales questions de la recherche qui seront soulevées dans chaque domaine. Dans le sous-secteur de l’agriculture, eu égard au problème du changement climatique par exemple, il convient de combler les lacunes importantes relatives aux observations géographiques et temporelles, à la compréhension des processus du système terrestre et à la confiance dans les observations et les prévisions en coordonnant davantage et mieux les travaux de recherche.  http://www.icsu.org/news-centre/news/top-news/final-report-of-the-future-earth-transition-team-published(ICSU, 04/11/2013)

27/01/2014


Rentabilité des investissements dans la R&D agroalimentaire dans le monde (1958-2011)

Des chercheurs de l’InSTePP (Pratiques et politiques internationales en matière de science et technologie) de l’Université du Minnesota ont conçu une base de données complète d’estimations de taux de rendement tirées de la littérature mondiale sur la R&D alimentaire et agricole. Mais leur disparité ne permet pas de discerner de tendances significatives, selon eux. Toutefois, les taux de rendement basés sur le taux de rentabilité interne étaient élevés, indépendamment du type de recherche, du produit de base, de l’évaluateur ou de la période de recherche. Les auteurs cherchent à savoir si ces estimations doivent être acceptées telles quelles : ils montrent que les taux de rendement élevés et leurs implications peu plausibles reposent sur des hypothèses erronées dans les calculs et suggèrent par ailleurs des solutions alternatives fondées sur des hypothèses appropriées et susceptibles d’avoir des répercussions plus favorables.     http://harvestchoice.org/publications/returns-food-and-agricultural-rd-investments-worldwide-1958-2011   (HarvestChoice, 10/2013)

17/12/2013


Méthodes alternatives afin d’évaluer objectivement le manque de capacités nécessaires pour utiliser les résultats de la recherche

Cet article de l’INASP souligne la nécessité de veiller à ce que les décideurs politiques soient à même d’accéder aux résultats de la recherche, et de les exploiter. Selon les auteurs, aucune étude n’a été menée sur les capacités d’accès, d’évaluation et d’utilisation des résultats de la recherche, bien que de nombreux programmes de renforcement des capacités aient permis d’améliorer les compétences dans ce domaine. Promouvoir les politiques fondées sur des données probantes nécessite l’intégration de l’offre de données de la recherche et la demande émanant des décideurs eux-mêmes. L’article explore un certain nombre de méthodes permettant d’évaluer la capacité à accéder et à utiliser les résultats de la recherche. En Ouganda, par exemple, des experts ont été chargés d’évaluer l’utilisation des résultats de la recherche pour la formulation de politiques au sein du Parlement ougandais. Les résultats (disponibles ici) montrent que le faible niveau de formation des parlementaires en matière de ST&I mine la volonté générale d’améliorer la compréhension mutuelle dans ce domaine au sein du gouvernement ougandais.   http://www.inasp.info/en/publications/details/114/   (INASP, 07/2013)

17/12/2013