Cette publication contient trois articles consacrés à l’agriculture dans les Caraïbes, portant sur la culture hydroponique, la préservation des services écosystémiques des forêts et la lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Le premier article présente les différents types de sols, leur adéquation avec les objectifs de production alimentaire, les facteurs de fertilité et de dégradation des sols, les toutes dernières avancées en matière de technologies de culture hors sol et un certain nombre d’options politiques propices à leur développement. Le second décrit les types, les fonctions et les services des écosystèmes forestiers dans les Caraïbes (l’utilisation des produits ligneux et non ligneux, les services d’approvisionnement en eau, la protection des sols et le problème du déboisement des flancs de collines). Le troisième article couvre la question de la destruction de la biodiversité, y compris son impact sur les espèces végétales et animales qui présentent un intérêt économique pour la production alimentaire, en mettant notamment l’accent sur la menace des espèces exotiques envahissantes.(IICA, CARDI, CTA, 2012)
22/05/2013
L’étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés constitue une question centrale dans le débat en cours sur les risques et les avantages des cultures vivrières issues des biotechnologies modernes. Cette note juridique et politique du Réseau africain d’expertise en biosécurité (ABNE, Union africaine/NEPAD) évalue les exigences d’étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés dans les pays en développement et les pays industrialisés, dont l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Union européenne et les États-Unis. Une dichotomie majeure s’établit à travers la distinction entre d’une part les pays disposant de directives pour un étiquetage volontaire et d’autre part les pays avec des exigences pour un étiquetage obligatoire. (AU/NEPAD ABNE [PDF], 2013)
10/04/2013
Ce rapport met en exergue les multiples avantages et les dangers inhérents à l’utilisation des nutriments par les êtres humains. Il souligne dans quelle mesure les engrais à base de phosphore et d’azote sont censés nourrir la moitié de la population humaine et à quel point ils joueront un rôle essentiel à l’avenir, notamment au vu de la croissance de la population et des besoins potentiels en bioénergie. Si l’utilisation accrue des nutriments a engendré des pics de pollution qui affectent l’environnement et la santé humaine, l’apport insuffisant de certains nutriments a contribué à la dégradation des sols, ce qui a entrainé une insécurité alimentaire et augmenté la perte des écosystèmes naturels. Le rapport montre en outre dans quelle mesure ces problèmes viennent s’ajouter aux défis liés au changement climatique et menacent la qualité de l’eau, de l’air et du sol, l’équilibre climatique, l’ozone stratosphérique et la biodiversité. (Centre for Ecology and Hydrology [PDF], 2013)
10/04/2013
Cet ouvrage est une compilation d’articles universitaires publiés par des experts internationaux œuvrant dans le domaine de l’eau et de la sécurité alimentaire. Chaque article met l’accent sur une région du monde spécifique afin de fournir une analyse des solutions innovantes pour une gestion durable de l’eau dans l’agriculture. De vastes thèmes ont été abordés, dont l’adaptation au changement climatique, les programmes nationaux et internationaux, les techniques innovantes pour l’irrigation et la sécurité alimentaire dans les zones tropicales arides. Les auteurs y détaillent également un certain nombre de pratiques efficaces : la réutilisation de l’eau verte, la micro-gestion de l’eau, l’optimisation de l’absorption d’eau par les plantes et la résolution des problèmes hydroclimatiques. Ces articles fournissent des données détaillées (tableaux, diagrammes et cartes) ainsi que des références sur les différents thèmes abordés. (McGill University Institute for Global Food Security (PDF), 2011)
10/04/2013
Devra Jarvis de Bioversity International et ses collègues ont examiné dans quelle mesure il était nécessaire de mener des études sur 1) l’évaluation de la diversité au sein des exploitations agricoles ; 2) l’accès à la diversité et à l’information ; 3) l’ampleur de l’utilisation des matériels et des informations disponibles ; et 4) les avantages obtenus par les exploitants ou la communauté agricole de l’utilisation de la diversité des cultures, afin de déterminer les différentes façons d’aider les agriculteurs et les communautés agricoles à garantir la conservation de leurs variétés traditionnelles et la diversité génétique dans leurs systèmes de production. Deux thèmes sont mis en exergue dans leur article. Premièrement, toute description ou analyse menée dans les quatre principaux domaines (évaluation, accès, utilisation et avantage) peut mener – et mènera très probablement – à la mise en œuvre de différentes actions. Deuxièmement, la décision de mettre en œuvre une action spécifique, et donc de garantir sa réussite, reposera sur les connaissances et la capacité de direction des exploitants et de la communauté agricole pour évaluer les avantages de cette action. Cela montre en outre l’importance des activités (mises en place par des organisations ou des agences locales, nationales ou internationales) de renforcement des institutions locales afin de permettre aux agriculteurs d’assumer un rôle plus important dans la gestion de leurs propres ressources.(Bioversity International, 10/12/2012)
8/02/2013
Ce rapport réalisé par Oxfam et l’IIED repère les principaux leviers politiques au niveau national et la manière dont ils font pencher les investissements commerciaux en faveur de l’agriculture à petite ou à grande échelle, ainsi que la façon dont ces leviers influencent la gouvernance des marchés pour limiter ou soutenir un partage équitable des risques et des récompenses entre les petits producteurs et le reste du marché. Ce rapport élabore un cadre permettant d’examiner le rôle des politiques publiques à trois niveaux : au niveau des fondements des politiques agricoles (agriculture dans le cadre des politiques de développement plus générales ; infrastructures et institutions ; lois et politiques transversales concernant la question hommes/femmes; voix et participation) ; au niveau de l’exercice d’une influence directe sur les investissements (politiques d’investissement, contrôle des terres et des ressources naturelles, conditions pour l’accès des investisseurs aux terres et aux ressources naturelles, agriculture sous contrat et relations au sein des chaînes d’approvisionnement) et au niveau de la gouvernance des marchés (soutien aux organisations de producteurs, diversité des débouchés commerciaux, coordination des marchés, politique en matière de concurrence, quotas et préférences des marchés, politiques publiques pour les normes privées, politique commerciale). Une partie du rapport est également consacrée à examiner les éléments qui peuvent expressément contribuer à des résultats équitables en ce qui concerne la question hommes/femmes. Ce travail est étayé par des études de cas menées au Guatemala, au Nigeria, en Tanzanie et aux Philippines.(Oxfam et IIED, 6/12/2012)
8/02/2013
L'utilisation durable des ressources marines dans les eaux caribéennes nécessite l'adoption d'une approche qui englobe les dimensions humaine et naturelle des écosystèmes.Ce volume contribue à orienter vers cette voie, regroupant les savoirs collectifs et l'expérience des universitaires et des professionnels caribéens pour tenter de définir une feuille de route destinée à la mise en ouvre d'une gestion fondée sur les écosystèmes marins dans la région. Il contribue également à l'objectif plus large d'offrir aux parties prenantes et aux décideurs politiques, dans chacun des 64 grands écosystèmes marins de la planète, un exemple comparatif des défis et des besoins en information pour instaurer un cadre de gouvernance des océans régi par des principes en général, et développer une gestion fondée sur les écosystèmes marins en particulier, à plusieurs niveaux.Ce volume complète par ailleurs la formation des étudiants de deuxième cycle en sciences marines en améliorant la compréhension interdisciplinaire des défis liés à la mise en ouvre d'une gestion fondée sur les écosystèmes marins.
23/11/2012
Le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) est le principal organe scientifique au sein des structures bureaucratiques massives qui sont chargées de la Politique commune de la pêche (PCP) de l'UE. S'il n'est pas parvenu à pérenniser les stocks de poissons de l'UE au cours de ces 25 dernières années, ce système de gestion est devenu maître dans l'art de rendre misérable la vie des chercheurs. Il doit aujourd'hui faire face au défi complexe d'une approche écosystémique de la gestion des pêches. Si cette combinaison de bureaucratie multinationale, de politiques inflexibles et d'incertitude scientifique n'a pas permis de maintenir beaucoup de stocks de poissons individuels, comment prendre des décisions qui tiennent compte de tout, des oiseaux marins au changement climatique ? Le vieil adage politique selon lequel « si vous ne parvenez pas à résoudre un problème, amplifiez-le » n'a jamais été confronté à un tel test ! Le CIEM a pourtant commencé de façon impressionnante à relever le défi scientifique qui consiste à fournir des conseils pour l'adoption d'une approche écosystémique au sein du système de gestion des pêches le plus lourd au monde. Cet ouvrage (PDF) présente les résultats d'une recherche sociologique approfondie sur le CIEM et les systèmes de prise de décision sur lesquels il repose. En dépit de certaines difficultés, les chercheurs commencent à aider les différentes parties concernées à traiter des faits concernant la nature de façon plus utile et plus transparente. (Douglas C. Wilson, 2009)
23/11/2012
De nombreux Africains sont aujourd'hui confrontés à l'insécurité nutritionnelle dans la mesure où leur alimentation est souvent déficiente en vitamines et minéraux essentiels, du fait de leur faible consommation de fruits et légumes. Leur disponibilité, leur prix et le manque de connaissances en sont la cause. La recherche et développement (R&D) dans le secteur de l'horticulture en Afrique souffre d'un sous-investissement chronique - notamment pour les cultures indigènes naturellement riches en éléments nutritifs (vitamines et minéraux).Le manque d'efforts en matière de sélection végétale, l'inefficacité des systèmes d'approvisionnement en semences et les informations inadéquates, l'instabilité du cadre politique et réglementaire ont tous contribué à l'occurrence de la malnutrition sur le continent africain. La R&D publique, les efforts déployés pour améliorer les politiques, soutenus par le rôle naissant du secteur privé dans l'approvisionnement des semences, montrent cependant des progrès. De nombreuses nouvelles variétés améliorées de légumes indigènes et standard, riches en nutriments, ont été diffusées. Celles-ci offrent aux petits exploitants agricoles des opportunités croissantes de marché, tant en milieu rural qu'en milieu urbain. Si la tendance actuelle se poursuit au cours de la prochaine décennie, des progrès seront réalisés en matière de réduction de la pauvreté et de la malnutrition sur le continent africain. (Food Security 4:115-127, 2012 via AVRDC)
23/11/2012
La perte de la diversité génétique de milliers de plantes et de cultures est bien documentée au moins depuis les années 1970 et a été expliquée comme étant le résultat de conditions épistémologiques et politico-économiques propres à la révolution verte. Dans le contexte politico-économique de la révolution verte et avec les priorités d'après-guerre sur les économies d'échelle et la croissance axée sur les exportations, les variétés uniques de cultures à haut rendement ont remplacé de nombreuses variétés qui n'ont peut-être pas le même rendement mais qui sont capables de résister aux ravageurs, aux maladies et aux conditions climatiques changeantes. De plus, les récoltes n'ont pas toutes la même destination. Si les petits exploitant pratiquant une agriculture de subsistance utilisent un large éventail de variétés de cultures pour se nourrir et pour des échanges commerciaux sur une petite échelle, le système économique industriel requiert de grandes quantités d'une seule variété de maïs, récolté mécaniquement et de façon simplifiée, par exemple. Diverses variétés de cultures différentes sont récoltées à la main, alors qu'une seule et unique variété de blé peut être récoltée en un seul lieu au moyen d'une machine. En cela rien de nouveau. Cet article vise à analyser comment les deux préoccupations parallèles, perte variétale et perte culturelle, sont étroitement liées dans le processus socio-politique de standardisation, mais aussi à expliquer certaines poches de résistance. (Sustainability 2012, 4(11) via Agricultural Biodiversity Weblog, 7/11/2012)
23/11/2012