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Articles de fond

Une traduction française de ce dossier sera bientôt disponible


Les fonds compétitifs

Un mécanisme de fonds compétitif (en anglais competitive grant scheme – CGS) est un processus d’appel d’offres où les acteurs de la recherche concourent pour des contrats de recherche au sein de programmes prédéfinis ou d’appels d’offres particuliers. Un fonds compétitif est finalement un type de mécanisme d’allocation de ressources. Les fonds compétitifs peuvent être, selon les cas, complètement ouverts à la concurrence internationale, ou avoir des limites nationales ou régionales, ou nécessiter des combinaisons spécifiques de partenaires au sein du consortium en lice – par exemple, secteur privé/ONG/universités de pays différents.

19/08/2005


Investir dans l’innovation agricole : une perspective d’économie de marché (partie 1)

Dans ce premier article, Roseboom examine dans quelle mesure l´adoption d´une perspective d´économie de marché peut affecter ou redéfinir le rôle de l´État dans l´innovation agricole. Son analyse s´articule autour de deux questions essentielles qui représentent un défi pour les responsables politiques chargés d´investir dans l´innovation agricole au sein d´une économie de marché : quel doit être le rôle de l´État dans l´innovation agricole et combien faut-il investir dans la recherche agricole, la vulgarisation et les autres mesures destinées à stimuler l´innovation ? Et quel est le niveau optimal de l´investissement public et privé ? Dans une économie de marché idéale, selon lui, le secteur des entreprises prend en charge ses propres activités d´innovation tandis que l´État se limite à un rôle de facilitation et de stimulation en : 1) soutenant l´éducation et la recherche fondamentale ; 2) créant des mesures adaptées pour inciter le secteur privé à investir dans l´innovation, par exemple un régime de droits de propriété intellectuelle (DPI) et des politiques et réglementations antitrust ; 3) coordonnant de façon stratégique la capacité d´innovation du pays. Il suggère l´élimination (tout au moins la réduction) des défaillances du marché et le transfert de la prise en charge des activités d´innovation agricole aux acteurs économiques de ce secteur, mais note que cela ne peut se faire du jour au lendemain.

11/01/2012


Optimiser les investissements publics et privés dans l’innovation agricole : les implications en termes de politique (partie 3)

Dans ce dernier article, Roseboom examine les conséquences politiques des options évoquées pour optimiser les investissements publics et privés dans l´innovation agricole. Dans une économie de marché, la responsabilité de l´innovation incombe principalement au secteur privé et le rôle du secteur public est très limité. L´État doit intervenir uniquement en cas de défaillances du marché, soit en essayant d´y remédier directement, soit en prenant en charge certaines activités d´innovation agricole. Pour pallier ou limiter les défaillances du marché, il est fondamental de bien comprendre la cause et l´étendue de ces défaillances en termes d´externalités horizontales et verticales. Celles-ci compromettent gravement la rentabilité attendue de l´investissement privé dans l´innovation agricole en général, et ont donc un impact négatif sur le volume économiquement optimal des investissements. Il recommande la mise en ouvre de stratégies de soutien différenciées, à savoir : budgétisation fondée sur la performance, schémas de financement concurrentiels et plus forte implication des bénéficiaires finaux pour s´assurer que les ressources publiques disponibles sont investies dans les projets d´innovation agricole les plus prometteurs.

11/01/2012


Le niveau d’investissement optimal dans l’innovation agricole (partie 2)

Roseboom note que le benchmarking est la méthode la plus courante pour évaluer le niveau d´investissement gouvernemental dans l´innovation agricole, mais qu´il s´agit d´un outil assez médiocre dans la mesure où il manque de fondement théorique et tend à renforcer le statu quo. Par exemple, bon nombre d´économistes ont affirmé (s´appuyant sur de nombreux éléments tirés d´études ex post sur les taux de rendement de la recherche agricole et les projets de vulgarisation) que l´innovation souffrait d´un grave manque d´investissements. Selon lui, utiliser une technique d´analyse classique coût-avantage permet de calculer le taux de rendement attendu et fournit une réponse théorique pour déterminer le niveau d´investissement optimal dans l´innovation agricole. Dans les faits, cependant, l´investissement dans les projets d´innovation agricole se fait rarement en adoptant cette approche économique rationnelle, que ce soit dans les pays en développement ou les pays développés. La taille de l´investissement optimal dans l´innovation agricole et, a fortiori, sa rentabilité globale sont liées au niveau de développement économique d´un pays, à sa capacité d´innovation et à divers facteurs structurels comme le niveau de connaissance technologique et le niveau de risque et d´incertitude.

11/01/2012


Encourager l’investissement privé dans la recherche agricole : mythe ou nécessité pour les pays en développement

Selon de nombreuses études, l’appauvrissement des sols et la dégradation des ressources naturelles, la pression démographique, la faible superficie de terres arables, la stagnation de la productivité et le déclin de la production alimentaire par habitant en Afrique subsaharienne sont de mauvais augure pour le développement agricole durable (Nkamleu et al., 2003). De nombreux pays en développement concentrent leurs efforts sur l’accroissement des investissements publics et privés afin d’améliorer la performance du secteur agricole ; cette question est examinée au niveau national, régional et international.La composition et la structure des organismes de recherche dans la plupart des pays sont très semblables et ont peu évolué depuis 2000 (Beintema et Stads, 2011). La plus grande partie de la recherche agricole est menée par des organismes d’État (plus particulièrement des instituts ou organismes nationaux de recherche agricole – NAR), des établissements universitaires, des institutions à but non lucratif en relation interdépendante avec des groupes de producteurs auprès desquels elles perçoivent des cotisations, et des entreprises privées à but lucratif. Il existe en outre un groupe d’entités privées (sociétés, organismes de bienfaisance, trusts et fondations) qui ne mène pas d’activités de recherche mais les favorise en allouant des fonds à des causes ou intérêts spécifiques. La part de la R&D dépendant des institutions gouvernementales a diminué avec le temps, notamment en ce qui concerne la dotation en effectifs, alors que le temps consacré à la recherche dans le secteur de l'enseignement supérieur a connu une légère augmentation (Beintema et Stads, 2011).

5/09/2011


L’évolution du paysage de la coopération internationale de l'UE dans le domaine de la recherche et de l’innovation : quelles sont les opportunités si les pays ACP investissent dans leurs propres capacités de recherche agricole pour le développement ?

L’amélioration durable du bien-être humain repose fondamentalement sur le savoir, sa production, son organisation, sa distribution, son appropriation et son utilisation judicieuse. L’accès à l’information, la capacité à générer et à utiliser des connaissances scientifiques et technologiques ainsi que des innovations humaines sont un atout pour les organisations et les pays. Pour les pays ACP, les efforts de développement menés dans le passé et qui ont négligé les conditions, les technologies et les systèmes de savoir locaux ont gâché énormément de temps et des ressources précieuses sans obtenir le résultat désiré, à savoir le « développement durable ». Téléchargez l'article en angl;ais ci-dessous.

31/07/2013


Financement de la Recherche Agricole pour le Développement (RAD)

Injecter des millions de dollars dans un système de recherche ne garantit pas forcément la qualité de la recherche ni l’utilité des résultats. Ce n’est pas non plus un gage de développement. De nombreux aspects doivent être pris en considération et menés de front de manière simultanée, harmonieuse et coordonnée pour atteindre l’objectif de la recherche. Tout d’abord, il faut des chercheurs qualifiés, compétents et motivés, ainsi que des mesures incitatives visant à ce que la priorité soit donnée à la recherche plutôt qu’à autre chose. En Tanzanie, par exemple, les titulaires d’un doctorat étaient moins nombreux en 2011 qu’en 2008. Cette baisse est préoccupante, surtout au vu de l’importance du secteur agricole et de l’utilité de la recherche pour relever les défis actuels et futurs.

26/04/2016


Renforcer l’engagement du secteur privé dans les activités de recherche-développement agricole en Afrique orientale*

Une enquête vis-à-vis des entreprises du secteur privé en Afrique orientale a révélé que 65 % d’entre elles n’avaient alloué aucun budget à la recherche. Plus de 50 % de ces entreprises ont indiqué avoir répondu à des appels de recherche collaborative chaque fois qu’il y en a eu d’annoncés. Parmi les entreprises interrogées, 97 % ont affirmé qu’elles connaissaient des organismes de recherche susceptibles de répondre à certains de leurs défis commerciaux. Les trois suggestions prioritaires faites par les entreprises privées sur la façon d’améliorer l’adoption et la commercialisation des technologies perfectionnées étaient les suivantes : la participation des utilisateurs finaux dans le processus de recherche ; l’établissement de cadres permettant des interactions régulières entre les chercheurs et les acteurs de l’industrie ; et la sensibilisation et la formation des utilisateurs finaux.

29/04/2016