Knowledge for Development

Développements


Mise à jour des indicateurs relatifs à la R&D agricole en Amérique centrale et dans les Caraïbes

Le projet vise à actualiser les informations relatives à la R&D agricole dans ces régions, afin de mettre en exergue la nécessité d’accroître les investissements dans ce domaine. L’atelier de formation IFPRI/ASTI–CIAT–IICA intitulé « Suivi des capacités et des investissements dans la R&D agricole en Amérique centrale et dans les Caraïbes » s’est déroulé les 19 et 20 mars 2013. Le personnel des instituts de recherche désignés comme points focaux dans chaque pays suivent un stage de formation à la méthodologie ASTI, pour s’assurer que les données sont scientifiquement compilées et que les informations en provenance des différents pays sont comparables. (IICA, 09/04/2013)

22/05/2013


Perdons-nous de vue la vraie valeur de l’impact de la recherche ?

Andrew Clappison évalue l’impact de la recherche sur les biens publics liés au développement international. Relatant les débats qui ont eu lieu lors de la Conférence sur l’avenir de l’impact (Future of Impact Conference, Enseignement supérieur au Royaume-Uni), il pense que la bureaucratisation des approches institutionnelles du cadre d’excellence en recherche risque de ralentir l’innovation.(Research to Action, 11/04/2013)

22/05/2013


Que doit-on considérer comme données probantes ?

La présente note d’information soutient qu’il n’existe pas de réponse simple à la question « Que doit-on considérer comme données probantes ? » dans la mesure où les services publics sont plus que jamais contraints d’offrir plus de services à moindre coût. Les auteurs mettent l’accent sur les données étayées par la recherche par opposition à de simples avis d’experts ou points de vue de parties prenantes.  Dans le débat sur la question de la qualité des données probantes, ils considèrent la recherche comme « un moyen de savoir » tout en admettant qu’il existe d’autres manières d’aborder la question : empirique, théorique et basée sur l’expérience. Selon eux, la qualité des données probantes repose sur plusieurs dimensions (« quoi », « pour qui », « pourquoi ») devant répondre adéquatement aux véritables besoins des décideurs politiques. S’il est possible que différents groupes d’acteurs s’accordent sur l’identification et la catégorisation des données probantes, les chances de parvenir à un consensus semblent infimes dans la mesure où les relations de pouvoir peuvent également influencer les résultats. Les questions abordées ici, par exemple sur la hiérarchie des données probantes, les normes et les matrices de données probantes, sont intéressantes et pertinentes pour toutes les parties prenantes impliquées dans un processus décisionnel complexe et politisé.   (Research Unit for Research Utilisation (RURU), University of St Andrews, 11/2012)

2/07/2013


Évaluation de la performance des programmes sur l’environnement et la conservation agricole : un défi à relever

Ce rapport, réclamé par Agree, résume les défis d’ordre conceptuel et méthodologique en matière d’évaluation de la performance environnementale de l’agriculture. Les auteurs s’accordent à reconnaître qu’il n’existe aucun indice ou outil d’évaluation largement accepté et utilisé prenant en considération tous les facteurs relatifs à l’incidence des activités, pratiques et systèmes agricoles sur les objectifs environnementaux définis pour l’eau, la restauration des zones humides et la protection des espèces indigènes, entre autres.Différentes approches et mesures de la performance sont passées en revue afin d’identifier les meilleures pratiques et de mieux comprendre les moyens d’évaluer et de renforcer les politiques agricoles et environnementales. L’une des principales recommandations est qu’il serait bénéfique de former les agriculteurs et les éleveurs à la collecte et l’interprétation de données. S’ils insistent sur le fait que les politiques agricoles et environnementales ont des buts différents, les auteurs indiquent qu’aucune de ces politiques ne doit être poursuivie de manière isolée. Ils concluent que le fait de concilier production agricole et amélioration de la performance environnementale constitue un objectif à long terme réalisable au moyen d’une collaboration entre diverses agences, différents niveaux de pouvoirs publics, les producteurs, les scientifiques, les entreprises privées et la société civile.   (AGree, 01/04/2013)

2/07/2013


Dryad : un répertoire de données numériques issues de publications scientifiques

Dryad est une ressource qui permet d’accéder à des données issues de publications scientifiques. Ce répertoire propose un large éventail de données ouvertes. L’adhésion y est gratuite pour toute organisation (revues, organismes scientifiques, maisons d’édition, instituts de recherche, bibliothèques et organisations donatrices, entre autres). Les maisons d’édition sont encouragées à faciliter l’archivage des données en coordonnant la soumission des manuscrits dans le répertoire. Dryad a été créé à la suite d’une initiative mise en place par un groupe de revues et des organismes scientifiques spécialisés dans la biologie évolutive et l’écologie en vue d’adopter une politique d’archivage des données commune pour leurs publications, face à la nécessité de mettre en place une infrastructure de données communautaire durable à l’appui de cette politique.   (Dryad, 2014)  

30/06/2014


La Commission européenne lance un projet pilote de libre accès aux données issues de la recherche financée sur fonds publics

Les informations précieuses obtenues par les chercheurs dans le cadre des nombreux projets financés par l’UE vont être partagées gratuitement grâce à un projet pilote « Horizon 2020 » sur le libre accès aux données issues de la recherche. Les chercheurs œuvrant aux projets qui participent à cette initiative pilote sont invités à mettre à la disposition des autres chercheurs, des industries innovantes et des citoyens les données scientifiques qu'ils auront obtenues, et notamment les données nécessaires pour valider les résultats présentés dans des publications scientifiques. Ce projet pilote « Horizon 2020 » sur le libre accès aux données issues de la recherche est l'équivalent, pour l'information scientifique, de la stratégie en matière de libre accès aux données mise en œuvre pour les informations du secteur public : elle vise à élargir et à améliorer l’accès aux données générées par les projets, et leur réutilisation, au profit de la société et de l'économie.   (European Commission, 16/12/2013)  

30/06/2014


Étude comparative sur la valorisation de la recherche dans les universités en Afrique subsaharienne

Lors d’un séminaire organisé par l’Institut interuniversitaire pour la recherche avancée sur les sciences et les universités (INAECU), Rafael van Grieken, Directeur de l’Agence espagnole d’évaluation de la qualité et d’accréditation (ANECA), a parlé de l’évaluation des activités de recherche en milieu universitaire. Selon lui, le modèle d’accréditation et d’évaluation de la recherche universitaire est beaucoup trop quantitatif et ne tient pas compte de certains aspects (les activités professionnelles et le transfert de connaissances, par exemple). « Ce modèle tente d’évaluer la qualité, mais finit par être trop quantitatif en raison du cadre réglementaire, de la nature secondaire ou indirecte, de la structuration des connaissances et de l’obligation de l’exprimer en points », a expliqué van Grieken, notant que le transfert des connaissances n’est pas suffisamment apprécié dans certains domaines, alors que dans d’autres, il est peut-être trop valorisé. Selon lui, il est nécessaire d’élaborer des indicateurs qualitatifs solides afin d’évaluer les activités au sein des universités ainsi que leur impact. Ce séminaire avait pour but « d’aider à améliorer la recherche scientifique en Espagne et à la rendre plus compétitive, sur la base des propositions d’évaluation et des dispositifs d’incitation en faveur des activités de recherche ».(Universidad Carlos III de Madrid, 07/05/2014)   

30/06/2014


Favoriser l’adoption des nouvelles technologies grâce à la science

Paul Weisenfel, vice-président de Global Programs (RTI International), réagit au regain d’intérêt des gouvernements et du secteur privé en faveur de la production agricole. Alors que certaines nouvelles technologies agricoles apparaissent comme une réponse à la problématique de la sécurité alimentaire dans le monde, Weisenfel note que la recherche consacrée à bon nombre de ces nouvelles technologies n’a pas accordé l’attention nécessaire à un déploiement à plus grande échelle. Selon lui, il convient de recourir à une combinaison de sciences dites « dures » et de sciences prétendues « douces » afin d’encourager les petits exploitants à utiliser ces nouvelles technologies à plus grande échelle. Weisenfel propose de mettre l’accent sur trois grands domaines de recherche susceptibles de favoriser leur adoption : 1) la combinaison des technologies (à la fois nouvelles et existantes) les mieux adaptées à certaines zones agro-écologiques ; 2) de meilleurs outils pour quantifier et analyser les obstacles à l’adoption ; et 3) une modélisation économique sophistiquée pour mieux comprendre la dynamique du marché qui favorise ou freine l’adoption des nouvelles technologies. Avec une approche axée sur le marché – comprendre les besoins (exprimés ou latents) et modéliser la capacité de réaction du marché – Weisenfel pense qu’il est possible d’orienter les programmes afin de lever les obstacles liés au marché qui entravent l’adoption.    (The Chicago Council on Global Affairs, 05/05/2014)  

30/06/2014


Mesurer avec succès les systèmes d’exploitation agricoles locaux en mettant en place de nouveaux indicateurs

En juin 2014, l'Institute for Agriculture and Trade Policy (IATP), aux Etats-Unis, a publié ce rapport à l'intention des décideurs, des analystes et des chercheurs qui utilisent fréquemment des séries d'indicateurs afin d'évaluer si un système agricole, ou une nouvelle technologie, est performant(e) ou non. Ces indicateurs mettent presque exclusivement l'accent sur la production. Mais de même que le poids qui n’est pas une mesure de la bonne santé humaine, se focaliser uniquement sur la production ne permet pas de mesurer la bonne santé d’un système d’exploitation agricole. Il convient également de prendre en compte des indicateurs permettant d’évaluer d’autres aspects de l’agriculture, comme la nutrition, la santé, la viabilité environnementale, le développement rural et d’autres besoins de la population. En partenariat avec le Main Street Project (http://www.mainstreetproject.org), l'IATP a lancé un projet destiné à établir un cadre de recherche pour une nouvelle série d’indicateurs qui permettraient de mieux représenter les divers avantages des systèmes agro-écologiques alimentaires locaux qui pourraient être suivis dans le temps.    (IATP, 3/06/2014).

2/09/2014


Utilisation des concepts de résilience, de vulnérabilité, de capacité d’adaptation pour l’évaluation des systèmes agricoles

Il existe un véritable chevauchement conceptuel entre la résilience, la vulnérabilité et la capacité d’adaptation, qui apparaissent comme des concepts dominants dans l’étude des troubles et des changements dans les systèmes socio-écologiques. Les auteurs, Daniel Callo-Concha et ses collègues du Centre de recherche sur le développement de l’Université de Bonn (ZEF), en Allemagne, affirment que les critères méthodologiques et opérationnels pour leur application ne peuvent être séparés sans ambiguïté. Selon eux, il est difficile d’identifier les principes directeurs de la mise en œuvre opérationnelle de chacun et soulignent que leur opérationnalisation requiert une logique dans les approches et protocoles visant à assurer leur utilisation cohérente. Ils concluent que l’intégration conceptuelle et opérationnelle de la résilience, de la vulnérabilité et de la capacité d’adaptation pourrait peut-être déboucher sur une représentation plus complète du comportement des systèmes agricoles dans des situations variables.   (ZEF, 01/03/2014)

31/12/2014


Contrôler la performance des systèmes agricoles et alimentaires

Le Réseau des solutions pour le développement durable (SDSN) des Nations Unies préconise la création d’un tout nouveau système d’information global s’inspirant du partage de données ouvertes et de l’apprentissage en temps réel pour favoriser l’innovation agricole. Le SDSN fait observer que les pays doivent entrer dans l’ère du numérique et s’engager à mettre en œuvre différentes technologies  numériques au service de l’agriculture, en mettant l’accent sur la pertinence et la faisabilité au niveau local, afin de collecter de nouvelles données désagrégées, faciles à partager et plus transparentes pour favoriser la responsabilité. Nombre de lacunes, perçues ou réelles, pourraient être comblées si les méthodologies et les outils d’information existants étaient plus adaptés et facilement accessibles. Les technologies nécessaires au développement d’un tel système d’information comprennent les systèmes d’information géographique (SIG), la télédétection, les systèmes de positionnement mondial (GPS) et les nombreux outils internet et smartphones, comme les applications pour téléphones mobiles, les médias sociaux et l’externalisation ouverte.   (UN SDSN, 10/01/2014)

31/12/2014


Recadrer les débats sur l’utilisation de l’information : le point de vue des médias

L’absence de normes claires applicables à la diffusion de l’information par les médias dans le cadre des programmes de développement, le manque d’efforts déployés jusqu’ici pour recueillir et analyser systématiquement l’information, et l’absence d’instances compétentes au sein desquelles il est possible d’examiner en détail les résultats d’évaluations sont autant d’obstacles à la production de données probantes. Extrait de la série Bridging Theory and Practice de BBC Media Action, cet article recommande l’élaboration d’un « agenda de l’information » pour la mise en œuvre de normes communes destinées à traiter de façon systématique l’information, la création d’instances au sein desquelles il serait possible d’examiner et de partager l’information, et l’utilisation d’un investissement stratégique collaboratif à long terme dans l’évaluation afin de souligner les lacunes éventuelles de données importantes et de les combler. Sans un tel agenda, un dialogue de sourds risque de s’instaurer entre producteurs, évaluateurs et financeurs de l’information.    (MandE News, 09/08/2014)

31/12/2014


L’économie politique des statistiques officielles : implications pour la révolution des données en Afrique subsaharienne

Le « Big Data » étant une question d’actualité, les récentes solutions technologiques offertes par la « révolution des données » dans le but de renforcer les capacités des organismes et des systèmes statistiques devront être optimisées. Dans cette note d’orientation de l’ECDPM, F. Krätke et B. Byiers affirment que pour changer la donne, l’appel à une « révolution des données » doit explicitement reconnaître les véritables défis politico-économiques sur le terrain; il faudra composer avec ces exigences pour améliorer les données et/ou modifier les mesures incitatives mises en place pour produire et utiliser de bonnes statistiques officielles. (ECDPM, 12/2014)   Lire la note d’orientation de l’ECDPM  De plus amples informations sont disponibles sur le site web Informing a Data Revolution 

7/03/2015