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Articles de fond


Transformation agroalimentaire – l’approche kenyane : renforcer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des agriculteurs

Le Kenya est considéré comme un pays en situation d’insécurité alimentaire, avec une production globale déficitaire, notamment des aliments de base tels que le maïs, le blé, les haricots, le riz et le sucre, déficit comblé par des produits alimentaires importés. Les pertes post-récolte, essentiellement de produits périssables, sont importantes, et la mauvaise manutention post-récolte des céréales, du maïs et des produits connexes compromet la sécurité alimentaire en raison de la contamination par les aflatoxines, qui met en danger les familles d’agriculteurs, le bétail et les consommateurs, ce qui aggrave encore la situation d’insécurité alimentaire.La Stratégie de développement du secteur agricole (SDSA) du Kenya a contribué à la restructuration de ce secteur. Elle englobe les questions transversales du changement climatique, de l’implication des jeunes et des femmes ainsi que de l’industrialisation et du financement. Ce secteur reste néanmoins affecté par plusieurs contraintes majeures.

26/04/2016


Transfert de la vulgarisation agricole du secteur public au secteur privé : moteurs, défis et implications en matière de politique, de pratique et de recherche

Les systèmes de vulgarisation agricole sont partout confrontés à des changements et des transformations sans précédent, qui s’accompagnent d’immenses défis pour toutes les personnes concernées. Ils étaient initialement conçus comme des services publics délivrant aux populations d’agriculteurs des informations et des technologies agricoles mais le secteur privé et la société civile jouent de plus en plus à cet égard un rôle significatif. De nouveaux clients font leur apparition (par exemple les différents acteurs des filières agricoles situées dans les zones urbaines par opposition au cadre traditionnel des agriculteurs en milieu rural ; les grandes exploitations par opposition aux petits agriculteurs de subsistance, les jeunes, les femmes), et avec eux, de nouveaux messages. En plus du transfert technologique, la vulgarisation agricole a désormais pour vocation de prodiguer des conseils sur le commerce et l’entrepreneuriat, la valorisation, le développement d’organisations paysannes, et de faciliter les échanges entre les agriculteurs, les autres acteurs et les prestataires de service. La transition vers le secteur privé nécessite une planification méticuleuse.

26/04/2016


Durabilité écologique en temps de changement – comment mesurer le succès?

La production agricole subit l’impact des changements climatiques, écologiques et environnementaux. Dans le même temps, l’intensification des pratiques agricoles, la croissance démographique, l’urbanisation et l’industrialisation exercent également un impact sur l’écologie et l’environnement. Dans ce contexte, parvenir à une durabilité écologique est souvent perçu comme un objectif souhaitable. Mais qu’est-ce que la durabilité écologique? Sa signification semble être différente lorsqu’elle est examinée selon le point de vue de divers experts, qu’ils soient environnementalistes, sociologues ou économistes. Néanmoins, il est essentiel d’avoir une notion claire de ce qu’elle signifie dans une situation ou un contexte spécifique. Elle peut être aussi insaisissable que le "développement durable", pour lequel existent plusieurs définitions parfois contradictoires et un consensus sur la façon de le réaliser n’a pas encore été atteint. 

10/12/2013


Rapport de synthèse de l’atelier de planification stratégique : « Améliorer l’efficacité des services de conseils et de vulgarisation »

Le CTA a constitué en août 2013 une équipe d’experts en services de conseils et de vulgarisation originaires de pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), d’Europe et des Etats-Unis. L’objectif était d’évaluer les résultats de six études de cas commissionnées par le CTA mais aussi d’une étude de cas réalisée par un groupe de chercheurs appelé « Africa Extension Reform Group », intitulée « Transformer la vulgarisation agricole en Afrique : une étude à l’échelle continentale sur les agents de vulgarisation agricole communautaires », afin de tirer des enseignements dans le but d’éclairer les politiques et les pratiques. Cet atelier de planification stratégique organisé par le CTA a servi de plate-forme d’échange de connaissances sur les services de conseils et de vulgarisation et permis d’explorer de nouveaux domaines. Les présentations et les messages clés de l’atelier sont disponibles. Des modèles d’études de cas pour aider à la réalisation de nouvelles études ont été évalués et mis à jour. Un rapport de synthèse et une note d’orientation seront disponibles prochainement.  -- Cliquer pour lire les messages-clé compilés par Judith Francis.

mardi 20 août 2013 - vendredi 23 août 2013


L’évolution du paysage de la coopération internationale de l'UE dans le domaine de la recherche et de l’innovation : quelles sont les opportunités si les pays ACP investissent dans leurs propres capacités de recherche agricole pour le développement ?

L’amélioration durable du bien-être humain repose fondamentalement sur le savoir, sa production, son organisation, sa distribution, son appropriation et son utilisation judicieuse. L’accès à l’information, la capacité à générer et à utiliser des connaissances scientifiques et technologiques ainsi que des innovations humaines sont un atout pour les organisations et les pays. Pour les pays ACP, les efforts de développement menés dans le passé et qui ont négligé les conditions, les technologies et les systèmes de savoir locaux ont gâché énormément de temps et des ressources précieuses sans obtenir le résultat désiré, à savoir le « développement durable ». Téléchargez l'article en angl;ais ci-dessous.

31/07/2013


Les investissements en faveur de la recherche agricole ont-ils un impact dans la zone ACP, et pourquoi est-il nécessaire de contrôler ces investissements ?

M. Othieno vit dans le comté de Busia au Kenya. Il cultivait autrefois du maïs pour nourrir sa famille de six personnes. À chaque saison, son acre de terre ne lui rapportait qu’une récolte de deux sacs de maïs. Cela ne suffisait pas à nourrir sa famille et à envoyer ses enfants à l’école. En 2007, il a participé à une évaluation à la ferme de nouvelles variétés de patate douce (patate douce à chair orangée). Il a appris qu’il pouvait planter et vendre des plants de ces nouvelles variétés. Il est devenu membre d’une plateforme d’innovation permettant aux agriculteurs d’interagir avec des vulgarisateurs, des chercheurs et des représentants de l’agroalimentaire en évoquant les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs et les possibilités qui leur sont offertes d’améliorer leurs moyens de subsistance. Il s’est porté volontaire pour suivre une formation de multiplication de graines pour les variétés de patate douce prometteuses et établies, et s’est forgé une réputation dans son village et dans les villages alentour pour la fiabilité de ses plants. En 2009, il a gagné environ 1 000 dollars US en vendant ses boutures à d’autres agriculteurs en l’espace d’une saison. En 2010, il a reçu de nouvelles boutures de variétés testées et a gagné 1 600 dollars US dans la saison. Grâce à cette nouvelle source de revenus, il est en mesure de nourrir sa famille, d’envoyer ses enfants à l’école, de construire une nouvelle maison, d’élargir son exploitation et a acheté trois vaches. Un agriculteur africain moyen gagne moins d’un dollar par jour.

2/11/2011


Encourager l’investissement privé dans la recherche agricole : mythe ou nécessité pour les pays en développement

Selon de nombreuses études, l’appauvrissement des sols et la dégradation des ressources naturelles, la pression démographique, la faible superficie de terres arables, la stagnation de la productivité et le déclin de la production alimentaire par habitant en Afrique subsaharienne sont de mauvais augure pour le développement agricole durable (Nkamleu et al., 2003). De nombreux pays en développement concentrent leurs efforts sur l’accroissement des investissements publics et privés afin d’améliorer la performance du secteur agricole ; cette question est examinée au niveau national, régional et international.La composition et la structure des organismes de recherche dans la plupart des pays sont très semblables et ont peu évolué depuis 2000 (Beintema et Stads, 2011). La plus grande partie de la recherche agricole est menée par des organismes d’État (plus particulièrement des instituts ou organismes nationaux de recherche agricole – NAR), des établissements universitaires, des institutions à but non lucratif en relation interdépendante avec des groupes de producteurs auprès desquels elles perçoivent des cotisations, et des entreprises privées à but lucratif. Il existe en outre un groupe d’entités privées (sociétés, organismes de bienfaisance, trusts et fondations) qui ne mène pas d’activités de recherche mais les favorise en allouant des fonds à des causes ou intérêts spécifiques. La part de la R&D dépendant des institutions gouvernementales a diminué avec le temps, notamment en ce qui concerne la dotation en effectifs, alors que le temps consacré à la recherche dans le secteur de l'enseignement supérieur a connu une légère augmentation (Beintema et Stads, 2011).

5/09/2011


L'exécutif des pays ACP et de l'UE demande des preuves concrètes aux chercheurs ; mais qui doit faire le premier pas ?

La science est un instrument essentiel pour soutenir la croissance et le développement. Telle est la rhétorique politique de nombreux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et de leurs homologues de l'Union européenne (UE). Les Chefs d'Etat de l'Union africaine, par exemple, avaient consacré leur Sommet 2007 au thème de la science et de la technologie (S&T), et leur contribution au développement de l'Afrique (Union africaine, 2007). Ils avaient par conséquent soutenu (à intervalles réguliers) les efforts des pays membres dans la mise en œuvre du « Plan d'action consolidé de l'Afrique pour la science et la technologie » (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), 2005). La science et l'innovation sont également au cœur de la stratégie « Europe 2020 » pour la croissance durable (Commission européenne, 2010). Ces dernières années, par exemple, une attention particulière a été portée à la recherche et à l'innovation dans le cadre des priorités de dépenses des Fonds structurels et régionaux de l'UE, instruments ciblés pour stimuler la croissance économique dans les régions les moins développées de l'Union européenne.

1/07/2011


Alternatives africaines réussies aux modèles de « révolution verte »

Paru dans le numéro de la revue Development sur l’avenir de l’agriculture (http://www.palgrave-journals.com/development/journal/v51/n4/index.html), cet article propose une série d’alternatives africaines respectueuses des droits des agriculteurs et de la biodiversité agricole, et propres à promouvoir une production alimentaire durable.Andrew Mushita et Carol Thompson affirment que, même si la révolution verte en Afrique promeut le mouvement d’appropriation privée étrangère des semences génétiquement modifiées et met principalement l’accent sur l’augmentation du rendement de certaines cultures, ces alternatives africaines respectent les droits des agriculteurs et la biodiversité agricole, à travers une législation et des protocoles innovants, dans le but d’améliorer durablement la production alimentaire. Les auteurs expliquent comment les crises agricoles mondiales ont affecté le continent africain. Examinant dans un premier temps cette bombe écologique à retardement que représentent les agrocarburants et les profonds dysfonctionnements de ce marché aux multiples facettes dus aux interventions des politiques agricoles, ils analysent ensuite les effets de la bio-piraterie en Afrique. Ils se penchent enfin sur les alternatives africaines « qui donnent des résultats sur le terrain » et mettent en exergue le principe international relatif aux droits des agriculteurs et la loi modèle de l’Union africaine relative à la protection des droits des communautés rurales, des agriculteurs et des éleveurs.Pambazuka propose à nouveau cet article déjà publié http://goo.gl/SZPPd.(Source : Pambazuka, 24 mars 2011)

4/05/2011


De Maastricht à Montpellier : Enseignements tirés du programme de renforcement des capacités du CTA sur l’analyse des systèmes agricoles de science, technologie et innovation (ASTI) (2004 – 2009)

Depuis 2004, le CTA a contribué au renforcement des capacités des pays ACP en matière de compréhension, d’analyse et d’amélioration des systèmes agricoles de science, technologie et innovation (ASTI). Le Centre a apporté son soutien, à travers l’approche basée sur les systèmes d’innovation, à la mise en œuvre de nombreuses études de cas ASTI axées sur un large éventail de produits de base agricoles d’importance pour les pays ACP. Parmi les critères pris en compte pour le choix de ces produits, citons notamment leur contribution à la sécurité alimentaire, les recettes d’exportation, la diversification des exportations ou la menace émergente de la perte de l’accès préférentiel des exportations.

22/02/2011